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      Baby sitting 2, notre critique de la suite

      J’ai pris la décision de ne pas regarder BabySitting 1 avant de me rendre à la projection de BabySitting 2. Je n’ai pas regardé les bandes annonces, je n’ai même pas pris la peine de regarder quels étaient les acteurs que je pouvais connaître.

      Baby sitting 2 possède une narration tout à fait particulière : les personnages principaux partent en vadrouille avec une caméra et disparaissent mystérieusement dans la nature. Pour découvrir ce qu’il leur est arrivé, les personnages secondaires visionnent les images sur la caméra qu’ils ont retrouvée par hasard. Le spectateur est donc embarqué avec ces derniers et retrace les péripéties des personnages principaux à travers une caméra embarquée. Pour ma part, j’ai été agréablement surprise par la qualité des images. En effet, je dois admettre avoir été effrayée par la narration, craignant que la caméra embarquée ne donne vite la nausée ou soit difficile à suivre. Les transitions entre le groupe d’aventuriers et le groupe qui les visionne sont très bien faites, la qualité est plus que correcte et il est difficile de se perdre entre les deux lieux d’actions. L’ambiance est très bonne de chaque côté, tout se tient très bien au niveau des atmosphères et je dois admettre avoir ri à de nombreuses blagues.

      J’ai trouvé le personnage de la grand-mère un peu cliché mais amusant dans la mesure où ses blagues étaient sans concessions. Une mamie raciste, ça peut être très drôle et j’avoue avoir ri à de nombreuses vannes de sa part. Après, je suis une femme blanche, peut être que d’autres personnes ne trouveraient pas ces blagues amusantes, c’est très possible.

      Cependant, j’ai trouvé certains personnages plus agaçants que réellement touchants. Certes, dans une comédie, ce qui fait rire, ce sont les défauts des personnages poussés à l’extrême ce qui les plonge dans des situations abracadantesques. Néanmoins, quelques points ont malheureusement gâché mon plaisir. Tout d’abord, l’enjeu du personnage principal : être viril pour pouvoir en imposer devant sa copine fragile. De 1, c’est assez machiste, et de 2, c’est un enjeu que je trouve particulièrement stupide. Être viril c’est se battre ? Être viril c’est être plus fort que le papa de sa meuf ? Le thème semble provenir tout droit d’un autre siècle, et c’est fort dommage car l’ambiance est très bonne mais l’évolution et le but du personnage n’ont absolument aucun intérêt.

      Ensuite, j’ai trouvé les personnages féminins d’une inutilité déconcertante. Elles ne sont présentes que pour un enjeu sexuel, ce qui est dommage dans la mesure où elles pouvaient apporter énormément à la narration. A part être « bonnes » et des enjeux simplistes (est-ce qu’elle va se marier avec lui ? est-ce qu’il va coucher avec ?) elles sont absolument inutiles. Grosse déception.

      Enfin, je n’ai pas bien compris le personnage de Christian Clavier. J’ai peut-être loupé quelque chose. Au début, sa fille explique que s’il gagne le prix de l’hôtel le plus écologique, il pourra augmenter le prix de ses chambres. Admettons… A la fin, on se rend compte que c’est un homme pourri qui n’a aucun scrupule et qu’il rejette tous ses déchets dans la nature. Mais… pourquoi ? Il dépense des centaines et des milliers d’euros pour rendre son hôtel en apparence écolo pour… Que gagne-t-il au final ? Ca n’a pas de sens.

      Pour conclure, un film correct parfait avec des amis mais gâché par des vannes parfois trop faciles et des personnages et enjeux légers.

      Lauranne

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