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      Alors que T2 est en salles, retour sur le premier Trainspotting

      Ce mercredi est sorti dans nos salles Trainspotting 2, suite du classique de Danny Boyle, 20 années plus tard. Le cinéaste anglais est de nouveau à la réalisation et le casting est identique à la première aventure de ces marginaux. Retour sur le premier opus sorti en 1996.

       

      Un sujet grave pour une mise en scène décomplexée

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      Malgré le sujet grave et important dont traite Danny Boyle, à savoir l’addiction aux drogues lourdes telle que l’héroïne, le cinéaste choisit une mise en scène vive et fun. Une mise en scène très british, dans la lignée du cinéma de Guy Ritchie ou de Matthew Vaughn. Avec une bande originale rock, une caméra mouvante et rapide ainsi que quelques passages psychédéliques, Trainspotting est incontestablement un film fun, ce qui crée un véritable décalage par rapport au sujet plutôt sombre.

      Porté par Ewan McGregor, Trainspotting est devenu au fil du temps un film culte, une comédie pop au sujet social pertinent. Inscrit comme un grand film anglais, les personnages parviennent à être attachants malgré leur totale décrépitude. Dépassés par la drogues, ils ne sont que des êtres voués à être éphémères, sans avenir, ni future classe sociale équilibrée. Pourtant, ces joyeux drogués vont parvenir à se démener pour s’en sortir jusqu’à ce final inoubliable ou la trahison est de mise.

       

      Un film générationnel

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      A la manière de Arnaques, Crimes et Botaniques, à la manière de Snatch, ou encore du moins connu Human Traffic, Trainspotting est incontestablement un film générationnel dans lequel se côtoient une mise en scène vive dans l’ère du temps et un scénario sans faille. Le film est fun et a parlé à un jeune public spécifique : la génération H. Danny Boyle s’adresse à une classe générationnelle particulière. Il parvient à toucher les adultes qui ont, comme les personnages, expérimentés drogues et clubs à la fleur de l’âge. Il touche également la nouvelle génération, celle qui verra le film à posteriori. Le sujet dont traite l’histoire étant intemporel, l’identification est inévitable, ce qui fait la force du film.

      Avec Trainspotting, Danny Boyle signe sans doute son meilleur film, une œuvre intemporelle, au sujet social inébranlable et évocateur pour chaque génération, chaque caste sociale. En plus de scènes fortes, parfois psychédéliques à l’image du voyage dans les toilettes ou du bébé au plafond, Trainspotting est une histoire qui s’imprègne en vous et que vous ne pouvez plus oublier.

      Alors faire une suite vingt ans après est-il réellement judicieux ? Certainement que Danny Boyle et consorts ont dû s’éclater à la tourner. Peut-être que placer les personnages dans une condition d’adultes responsables est légitime. Danny Boyle parviendra-t-il cependant à atteindre avec T2 la pertinence du premier opus ? Difficile à croire mais qui sait… Réponse dans les salles cette semaine.

      https://www.youtube.com/watch?v=jkVR894Kadc

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