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      « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » la critique

      Guy Ritchie est de retour après ses adaptations des romans de Sir Con Doyle. Cette fois-ci, le réalisateur britannique s’attèle a l’adaptation cinématographique d’une série télévisée américaine diffusée dans les années 60 intitulée « The man from UNCLE ». Cette série mettait en scène les aventures de deux espions, l’américain Napoléon Solo membre de la CIA, interprété dans le film de Ritchie par Henry Cavill, et le géorgien Illya Kuryakin agent du KGB, rôle tenu par Armie Hammer dans le long-métrage. Dans « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » les deux protagonistes se retrouvent obligés de travailler conjointement, pour remplir une mission d’intérêt mondial et éviter un cataclysme sans précédent, en pleine guerre froide alors que les relations entre les USA et l’URSS sont au plus bas.

      Harmmer et Cavill

      Le nouveau film de Guy Ritchie est très fidèle à ses œuvres précédentes. Le réalisateur applique dans « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » ce qui faisait habituellement son succès. Guy Ritchie sert à son spectateur un cocktail des plus vitaminés, une mise en scène rythmée, offrant des scènes d’action tonitruantes et d’une infinie vitalité. Le long-métrage est un condensé d’action et d’humour monté sur ressort. Les péripéties cocasses et inattendues sont couplées à des combats spectaculaires, toujours filmés avec une grande vivacité et une belle fluidité à la manière des affrontements dans « Sherlock Holmes ». Avec néanmoins un peu moins de génie et de ralentis. Guy Ritchie trouve toujours de superbes angles, des cadrages inattendus pour offrir des combats à la fois réalistes mais aussi terriblement dynamiques. La mise en scène moderne permet d’obtenir des séquences parfois hallucinantes comme la course poursuite finale qui offre son lot de sensations et de beauté. Certains détails de mise en scène trouvés par Guy Ritchie sont des plus séduisants, tels que des dialogues muets, simplement sous titrés, une idée étonnante qui mérite d’être soulignée. Le générique de « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » très coloré est aussi très ludique et permet de poser directement le ton décalé et dérisoire du long-métrage. Enfin, la bande originale fun et rythmée embellie avec une étonnante facilité les scènes projetées à l’écran.

      Cavill

      Guy Ritchie a choisi un casting ambitieux. D’un côté Henry Cavill, le nouveau sexy superman de Snyder, qui, avant d’obtenir la popularité avec ce dernier rôle a enchainé les échecs, de « Les immortels » à « Sans issue ». De l’autre, Armie Hammer, qui lui aussi peine à exploser après l’échec au box office de « Lone ranger » de Verbinski. Deux jeunes acteurs donc qui doivent encore faire leurs preuves. Ces deux interprètes dégagent une certaine sympathie . L’alchimie qu’ils créent entre eux est spontanée et attachante. Leurs interprétations restent justes et relativement bonnes. Malheureusement, aucun des deux ne crèvent réellement l’écran, ils ne dégagent pas suffisamment de charisme. Henry Cavill semble coincé dans son rôle de superman, froid, placide et lisse, deux mimiques faciales à son actif et un dynamisme inexistant. Étrangement Armie Hammer s’en tire mieux que son compère malgré un rôle parfois poussif de russe susceptible. Celle qui tire son épingle du jeu est en réalité Alicia Vikander. Rayonnante et convaincante elle interprète son rôle avec conviction.

      Hammer et Cavill

      Guy Ritchie joue avec les clichés et les codes du film d’espionnage. A la manière de « OSS 117 » ses agents spéciaux ne sont que des clowns aux répliques divertissantes. Il rie des habitudes des films du genre avec une sympathie communicatrice. Ses personnages ont une part importante dans le long-métrage, jamais délaissés ils sont l’essence même du long-métrage. Malheureusement le film de Guy Ritchie reste un produit de divertissement sans réelle ambition. Le scénario peine à trouver sa finalité. Les séquences s’enchainent sans réel fil conducteur, les plans ne restent jamais longtemps à l’écran, les enjeux sont faibles et étriqués. Guy Ritchie mise tout sur sa mise en scène, se repose sur ses acquis et ne révolutionne pas son propre cinéma. Une certaine artificialité se dégage même devant ces décors factices. Surfant sur la vague de « Kingsman », les combats mis en scène par Ritchie apparaissent moins percutant que dans ces précédents films. Plus académique et plus paresseux, « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » ne sera pas un film majeur de la filmographie de Guy Ritchie.

      « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E » est donc un divertissement réussi et assumé qui offrira son moment de bonheur au spectateur indulgent et bon public.

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