More
    More
      Array

      Actualité automnale de la cinémathèque

      Du Japon aux Etats-Unis, en passant par l’évolution technique et historique du cinéma, le programme de la cinémathèque, en ce mois d’octobre, offre un voyage qui s’annonce culturellement enrichissant et ancré dans l’actualité. Un périple entre espace et temps qui fera fondre de plaisir les cinéphiles et s’émerveiller les profanes.

       

      cr600320-ce7de4

      Ecran Japonais : 60 ans de Découvertes

      La galerie des donateurs du Musée du Cinéma expose les plus belles pièces japonaises de sa collection, des affiches de films, des photos de plateaux de tournages, des interviews filmées … : soit plus d’une centaine de documents, qui donne un aperçu du cinéma japonais. Une exposition qui aura lieu jusqu’en Juin 2017.

       

      img_1275

      C’est dans la période d’après-guerre, que le cinéma japonais rentre dans ce que l’on appelle le « deuxième âge d’or du cinéma japonais » (1950 – 1959). Avec l’émergence de certains cinéastes, ce cinéma vit un début de reconnaissance internationale, notamment lorsqu’en 1951, Kurosawa reçoit le Lion d’or, puis l’oscar du meilleur film étranger, pour Roshômon, ou encore en 1958 où Kinogasa remporte le prix de cannes pour La porte de l’enfer.

      Et pourtant, il faudra attendre le début des années 1960 et l’arrivée de Madame Kawakita pour que les choses bougent. En effet, elle a très vite compris l’importance stratégique qu’il y avait à tisser des liens avec la cinémathèque française, afin d’ouvrir aux films japonais, les portes des salles de cinéma françaises.

      En 1960, Malraux crée le festival du cinéma Japonais en France ainsi que le cinéma français au Japon, où, en 1962, seront projetés soixante- dix films français. L’année d’après ce sont cent quarante films japonais qui sont projetés en France. 

      Depuis, ont suivi la « nouvelle vague » japonaise (1960 – 1970) et le développement des films d’animations, « Japanime« , qui ont bouleversé, un peu plus à chaque fois, ce cinéma, aussi bien d’un point de vue national que mondial, ainsi que dans ses relations avec le 7e Art français. 

      Plus d’informations sur le site de la Cinémathèque française.

       

       

      les-marches-du-pouvoir-04

      Elections à l’Américaine 

      Si l’élection présidentielle française commence à se mettre lentement en marche, c’est de l’autre côté de l’atlantique que les têtes se tournent pour l’instant. En effet, le 8 novembre 2016 aura lieu l’élection du président ou de la présidente des Etats- Unis, considéré encore (politiquement tout du moins) comme le pays le plus puissant du monde. 

       

      C’est donc non sans raison, que la cinémathèque a décidé de programmer une rétrospective des fictions électorales « made in USA », une rétrospective qui a débuté ce jeudi 29 septembre, soit 40 jours avant l’élection.

      affiche-du-film-gabriel-over-the-white-house-6

      Le régime politique des Etats-Unis est un régime présidentiel, c’est-à-dire que la séparation des pouvoir (Montesquieu) y est dite stricte. En d’autres termes, en face du congrès (sénat et chambre des représentants) se dresse un individu fort, ou tout du moins, qui tente de l’être : Le Président.

      C’est pour cette raison, que ce personnage fascine. Il est le sauveur, celui qui « rend la justice contre les lois », un homme bon (Gabriel au-dessus de la Maison-Blanche, 1933), qui veille aux libertés de ses concitoyens. Cependant, ce pouvoir peut au contraire servir de vils desseins (Dead Zone, 1983).

      dead-zone-martin-sheen-949800

       

       

      Certains présidents ont étonnamment marqué pour diverses raisons. C’est le cas de Nixon, qui est craint avant sont élections, une ombre fasciste derrière le dos, puis moqué (La dernière fanfare, 1958) une fois en place en tant que Vice- Président.

      Face à ce anti-héros, un visage « photogénique », parfait pour le feu des projecteurs et qui convenait parfaitement à cette nouvelle vie publique emmurer dans un boitier de télévision. Ce visage c’est celui d’un jeune homme, qui incarne le renouveau : John F. Kennedy (Primary, 1960).the-campaign

      Le débat Kennedy- Nixon, en octobre 1960, sera le premier débat filmé et retranscrit sur les écrans. Dès lors, médias, pouvoir, argent marchent bras dessus, bras dessous. Une union très critiquable et très critiquée par les réalisateurs, souvent par le biais de la comédie (Bob Roberts, 1992 ou Bulworth, 1998). En effet, l’utilisation des médias permet d’enterrer les scandales ou à contrario de jouer le porte-voix de rumeurs qui jouent sur les votes, la crédibilité (Des hommes d’influence, 1997 ou Moi, Député en 2011).

      milk-movie-horizontal

       Enfin, avec l’arrivée à la présidence, en 2008, d’un président noir, les minorités américaines (Noirs, Latinos, Gays) ont senti que tout était possible. Un sentiment qui a donné envie de mettre en image les espoirs naissant. C’est ainsi que certains réalisateurs ont mis en avant des figures historiques/ politiques qui partageaient cette vision d’ouverture : Abraham Lincoln (Lincoln, 2012) ou le premier élu municipal à être ouvertement homosexuel et militant pour le droit des homosexuels (Harvey Milk, 2008).

       

      Plus d’information sur le site de la Cinémathèque française. 

       

       

      cr600320-4c14cf

      De Méliès à la 3D : La Machine Cinéma 

      Dès le 5 octobre, la cinémathèque présentera, et ce, quatre mois durant, une exposition inédite sur l’histoire technique et les métamorphoses esthétiques du cinéma, de la chronophotographie (XIXe Siècle) à l’ère du numérique. 

       

       

      214933-de-melies-a-la-3d-la-machine-cinema-l-exposition-de-la-cinematheque

      Un parcours dans le temps, qui révélera comment l’évolution des techniques à eu des répercutions sur les formes esthétiques et réciproquement comment la recherche de ces dernières ont influencer la recherche, et donc la création, de nouvelles techniques.  

      Toutefois, il ne s’agira pas uniquement d’exposé le passé et le présent, sinon de comprendre l’évolution du cinéma pour pensé son futur.

      En effet, la mutation du cinéma, présenter par Laurent Mannoni (commissaire de l’exposition) comme une transformation de « l’homme-caméra [en] homme-numérique« , qui passe par un bouleversement « en profondeur [de] tous les usages du 7e art, en faisant notamment disparaître peu à peu la pellicule« , est loin d’en être à sa dernière phase. 

      Il ajoute : « Le cinéma du futur sera immersif et interactif. La performance capture permet déjà d’animer des créatures de synthèse, en apparence presque humaine (le personnage de Gollum présent dans la trilogie des seigneurs des anneaux et dans le Hobbit). Depuis quelques années, quelques sociétés proposent des casques à images virtuelles, offrant des sensations nouvelles« . Pour enfin poser la question : « Si la Virtual Reality  s’impose, la salle de cinéma existera-t-elle encore ?« . 

      gwendalperrin-net-the-congress-ari-folman-max-richter

       

       Un film, Le Congrès d’Ari Folman (2013), présente une mutation du cinéma encore plus poussé, dans un futur pas si lointain. Un futur où les films ne serait plus « immersif et interactif » mais sensible. C’est à dire un film qui serait une substance, comestible, consommable et dont le seul maître serait celui ou celle qui ingurgiterait le breuvage. Ce film, qui tout en présentant un avenir possible, critique le système cinématographique actuel et qui tout en étant à moitié en prise réel, à moitié film d’animation aux couleurs psychédélique, est d’un sombre indéfinissable. 

       

      Plus d’information sur le site de la Cinémathèque française

       

       

      satellite

      Carl Theodor Dreyer 

      Carl Theodor Dreyer (1889 – 1968) est un danois dont l’oeuvre est un temple composé de quatorze longs métrages et d’une dizaine de courts. 

      Un danois dont le sublime blanc des visages féminin répond aux profondeurs noirs de ses films tragiques. 

       

       

      Du 12 octobre au 6 novembre : une rétrospective de l’ensemble de son oeuvre. 

      De plus, auront lieu une conférence et une discussion suivi de la projection de films : 

      cr600320-518eb1-1

       

      Jeudi 20 octobre, 19h – Entre Terre et Ciel 

      Conférence de Bernard Eisenschitz 

       

      cr600320-99d5b9

       

      Samedi 29 octobre, 16h30 – Vampyr 

      Discussion avec Bernard Eisenschitz 

       

      ordet-1955-001-carl-dreyer-behind-camera-00n-arp

       

      Carl Theodor Dreyer était un chercheur. 

      De son premier film, Le Président (1918) à son dernier Gertrud (1964), en passant par les deux films qui signeront sa transition du muet au parlant : La passion de Jeanne d’Arc (1927) et Vampyr (1932), son cinéma sera marqué par l’expérimentation. 

       

      Plus d’information sur le site de la cinémathèque française.

       

       

       

       

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

      Publicité