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      A Trois on y va, bilan de la conférence de la presse lors de l’avant-première!

      Pour vous, et un peu pour nous aussi, nous sommes allés à l’avant-première du dernier film de Jérôme Bonnell, avec Félix Moati, Anaïs Demoustier & Sophie Verbeek :

      Un, deux et… « À TROIS ON Y VA » (sortie en salle le 25 Mars 2015)

      Pour vous encore, nous avons rencontré le réalisateur et deux des comédiens.

      C’est un film qui traite de l’amour à trois, de la situation de couple qui parfois s’essouffle et se perd dans les méandres de la vie et qui parfois se retrouve à l’aide d’une troisième personne. « À trois on y va » traite aussi du passage à l’âge adulte, de la confusion des émotions, de l’acceptation du vide, mais aussi de l’absurde de certaines situations, de l’humour et de la mélancolie de la liberté mais aussi de la souffrance d’aimer. Quelques scènes comiques, comique de situation, urgence, mensonges qui deviennent absurdes, joliment amenées.

      « L’inspiration c’est un peu comme la pluie : on ne sait pas ce qu’elle fera germer. »

      moati-atroisonyva

       

      Jérôme Bonnell cite Fanny Ardant –

      Parce qu’on pense à Rohmer, ou on se rappelle Eustache « La Maman et la Putain » et pourtant « À TROIS ON Y VA » n’est aucun de ces films, on ne se souvient pas toujours des sources de nos influences, de nos inspirations.

      Un projet au départ un peu flou, l’envie de raconter une histoire dans laquelle un couple se tromperait mutuellement avec la même personne mais sans le savoir. Le thème de l’amour, de ses contradictions, de ses paradoxes, un thème qui nous poursuit toute notre vie, insaisissable. Un sujet qui traite de l’innocence, de mensonges sans réelle conscience et de la portée de l’amour, inépuisable, qui dépasse l’humain et l’entendement.
      Comme un film qui, à un moment prend l’autorité sur le réalisateur. Les bonnes surprises de ce que l’on veut et ce qu’on obtient. Jérôme Bonnell aimerait pouvoir être spectateur de ses films.

      Il a tenu à aller au bout de chaque personnage. Chaque geste du début à la fin est un geste d’amour.

      À présent, parlons des personnages :

      Sophie Verbeek dans le rôle de Charlotte, une jeune femme tourmentée, évanescente, lumineuse et profonde. Le personnage énigmatique et mélancolique autour duquel tourne l’amour, l’amour de Misha, l’amour de Mélodie. Une jeune femme un peu perdue, difficile àcerner.

      L’actrice explique : pour la création de son personnage, elle a eu besoin de se raconter des histoires très concrètes, de s’ancrer dans une réalitéévidente pour ne pas se perdre dans les tourments de celle qu’elle incarne. Un personnage qui échappe toujours aux deux autres et qui intrigue, un personnage attachant et fragile.

      Félix Moati dans le rôle de Misha, un jeune homme passionné par son travail, qui sait aussi être seul dans sa passion. Misha, amoureux fou de Charlotte (Sophie Verbeek), un jeune garçon sensible, emprunt d’un amour sincère pour deux personnes, une oscillation sentimentale qui le mène à sa perte, dans un tourbillon confus de sentiments. Un jeune garçon touchant qui perd pied, il ne maîtrise pas du tout la situation et se laisse emporter par les événements.

       

      a trois on y va

       

      « Chacun négocie avec ses propres tourments »(comme il peut)-

      Anaïs Demoustier dans le rôle de Mélodie, une fille, pas tout à fait une femme. On la sent plus jeune que les deux autres et pourtant, talentueuse, rigoureuse dans son travail d’avocate, pleine de bons sentiments, ambitieuse. Malgré sa rigueur, une dualité s’installe en elle, balancée de part et d’autre dans sa vie sentimentale, dépassée par les événements. La naïveté que Mélodie dégage permet l’innocence de la situation, elle court après sa vie comme on court après un train, elle s’essouffle jusqu’à se donner le droit de s’arrêter, de respirer, de vivre pour elle et non pour les autres.

      « À TROIS ON Y VA », tourné à Lille parce que Jérôme Bonnell, en tant que parisien aime tourner ailleurs et découvrir. Selon lui, Lille n’est pas une ville profondément française, on y trouve un côté anglais ou belge, les habitants y sont chaleureux.

      Lola A

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