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      Flash Deep Tour du Zénith de Paris : compte rendu.

      Le Flash Deep Tour passait par Paris vendredi dernier, avant de poursuivre sa tournée dans le reste de la France jusqu’à la veille de Noël. Feder, The Avener, Synapson feat. Benjamin Diamond, Joris Delacroix. Vendredi soir n’était pas un moment pour s’inquiéter, la veille d’un week end, encore moins pour se calfeutrer chez soi. La fête s’est écourtée vers 22h30.

      Feder

      La performance la plus techno de la soirée. Le DJ auteur du fabuleux tube « Goodbye » l’été dernier n’a pas sorti beaucoup de titres originaux, il a officié néanmoins près d’une heure en alternant pièces originales et remix de titres célèbres. On a eu le droit ainsi entre autre à « Aerodynamic » de Daft Punk ou bien encore le classique « House Music » de Eddie Amador. A part ces 2 titres, le reste tablait dans une techno clinquante, voire un peu rêche pour les amateurs de house, même si elle restait de qualité.

      Synapson feat. Benjamin Diamond

      Synapson
      Synapson (© Twitter Synapson)

      Fondé par Alexandre Chiere et Paul Cucuron, le duo s’entoure joliment pour leur deuxième album sous le signe des influences soul et jazz : la délicieuse Anna Kova, accompagnant le duo sur toute la tournée pour interpréter des titres tout en sensualité ce soir au Zénith. Les autres morceaux (notamment le vibrant « Djon Maya Maï » interprété par Victor Démé, chanteur bukinabé décédé il y a peu) sont dans cette même veine mi-acoustique, mi-électronique, avec un sens du rythme diablement et « housement » efficace. En cela, Synapson sait reproduire une ambiance unique, la musique de club qui sait ne pas sacrifier l’authenticité et l’essence des morceaux. Alexandre Chiere est pianiste de jazz et Paul Cucuron ingénieur du son et ça s’entend : leurs métiers rendent service au live de ce soir, afin que l’ambiance festive revête un supplément d’âme. Benjamin Diamond (le « Music sounds better with you » de son groupe Stardust en 1998, c’était lui) qui vient les rejoindre sur un titre, et Synapson peut désormais compter parmi les artistes électro de premier plan.

      The Avener

      The Avener
      The Avener (© Piotr Grudzinski)

      Le 3 ème DJ, Tristan Casara aka The Avener, va créer des émules. L’auteur du tubesque récent album « The Wanderings of the Avener » a de quoi secouer la salle et le public très jeune ce soir. On a des morceaux au potentiel galvanisant comme « To Let Myself Go » ou bien « Lonely Boy« , chacun d’eux possédant une fusion très prégnante entre coutry, folk, soul et house. Le ryhtme est celui d’un club, les samples ceux d’un festival de blues ou de protest song. Et ça fait mouche, la symbiose est palpable. Jusqu’à cet étrange moment vers 22h30, où The Avener lance son remix de SIxto Rodriguez, « Hate Street Dialogue », et où les spectateurs commencent à détourner les yeux de la scène pour les lorgner sur leur portable, à moitié attentifs, lorsque des textos arrivent. La suite est connue, n’est pas de la musique, la soirée va devoir s’écourter. Mais non sans que The Avener continue : sans doute pas au courant des nouvelles pendant son oeuvre, son show se terminera jusqu’au bout. On préfèrera dire que rien n’arrête la musique ou un match de foot. Le Zénith s’évacue de lui même, calmement, dans un fond sonore persistant, celui de The Avener. Celui de la fête, d’un vendredi qui devait être comme tous les autres. Comme vendredi prochain. Et tous les suivants.

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