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    Les Natural Games mettent le feu !

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    Photo : Jeremy Bernard

    Pour sa neuvième édition, les Natural Games ont frappé fort du 30 juin au 3 juillet à Millau. Entre sports extrêmes et concerts de musique gratuits, les festivaliers ne savaient pas où donner de la tête. On a pu y croiser le parrain Tomer Sisley, des parapentistes, slackliners, escaladeurs, mais aussi des musiciens comme JoeyStarr, General Electrik, ou Elisa Do Brazil. Récit de quatre jours épiques.

    « Toujours plus fort, toujours plus grand » pourrait être la devise des Natural Games. Le plus grand festival de sports outdoor et de musique de France n’a une fois de plus pas volé sa place. Plus de 100 000 personnes se sont pressées du 30 juin au 3 juillet à Millau dans l’Aveyron, capitale des sports naturels. On souligne que le festival est 100 % gratuit (tenu par 500 bénévoles), un fait assez rare aujourd’hui.

    Cette année, le parrain n’était autre que l’acteur Tomer Sisley alias Largo Winch. Pratiquant et passionné de sports extrêmes, il n’a pas hésité une seule seconde lorsqu’on lui a parlé des Natural Games. Il a même eu le privilège de voler en parapente en solo et en biplace lors d’une séance de voltige avec Charlie Piccolo avant d’atterrir sur le Tarn. Il était accompagné de 47 parrains répartis dans sept disciplines sportives, tous des champions au niveau international. Il faut dire que le spot de Millau rayonne en France et fait écho dans le monde entier auprès de la communauté des sports extrêmes. Plus de 1 200 athlètes étaient présents pour participer, mais aussi pour partager leur passion et la philosophie des sports outdoor.

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    Photo : Jeremy Bernard

    En escalade, la compétition de bloc se déroulant entre deux concerts a réuni plus de 25 000 personnes, pratiquantes ou novices, dans une ambiance survoltée. Une ferveur qui a poussé les athlètes à se surpasser avant les championnats du monde à Paris Bercy en septembre prochain dont le mur des Natural Games était l’avant-première exclusive. Déjà victorieuse l’année dernière, la féline Fanny Gibert s’impose alors que chez les hommes, l’Estonien Jernej Kruder n’a pas laissé une chance à ses concurrents.

    Du côté du VTT dirt, le show a été assuré par une poignée de cramés du guidon. Soleil couchant dans le dos, le public a fait s’envoler toujours plus haut des riders avides de gros modules. L’un d’entre eux s’est plus envolé que les autres : Nico Terrier archidomine la compétition.

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    Photo : Laurent Merle

    Moins spectaculaire, mais pas en reste, le VTT enduro a lui aussi trouvé son public, et ses compétiteurs. 375 pilotes sont venus sur les terres millavoises disputer l’Enduro Series, étape qualificative de l’Enduro World Series. Évoluant sur un parcours qui en mettait autant dans les cuisses et les bras que pleins les yeux. Les parrains Cécile Ravanel et Théo Glay ne sont pas venus faire de la figuration puisqu’ils remportent chacun leur épreuve.

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    Photo : Pierre Henri

    Pour ceux qui étaient tentés de se rafraîchir dans le Tarn, il fallait jouer des coudes avec les kayaks freestyle qui étaient venus disputer l’Open international. Autant connus pour la bonne ambiance qu’ils véhiculent que pour leurs soirées arrosées, les kayakistes ont largement été soutenus par le public venu en masse au bord du bassin de la maladrerie. Côté compétition, l’Espagnol Quim Fontane a littéralement noyé ses adversaires sous un déluge de figures parfaitement exécutées. Chez les filles, c’est Marlène Devillez qui l’emporte. À noter la course de border kayak à laquelle la plupart des concurrents ont voulu participer. Comme si se tirer la bourre en freestyle n’était pas suffisant pour eux. Ambiance garantie.

    Nouveauté de ces Natural Games 2016, The Race, une course en relais de Trail, Canoë et VTT XC. 240 participants se sont élancés. Le trio Quentin Raissac (trail), Hugo Caihol (canoë) et Julien Merle (VTT) franchit la ligne d’arrivée le premier.

    Photo : Louis Rayssac

    Toujours très attendue, la slackline n’a pas déçu. Il fallait s’armer de ses chaussures de randonnée et arpenter les falaises des Gorges de la Jonte durant une heure pour découvrir le site de la highline. Perchés au milieu des vautours, à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol et dans un décor majestueux, les hommes marchent sur des sangles. La highline est assurément une des disciplines les plus impressionnantes des Natural Games. C’est ici que Nathan Paulin avait battu le record de monde de 469 mètres. Pas de record cette fois-ci, mais huit lignes tissaient leur toile sur les cheminées de calcaire dont une de 180 mètres de long. Pour les plus fainéants, le village des Natural Games avait ouvert à tous highlines, waterlines, slacklines et tricklines. C’est sur cette dernière qu’avait lieu le contest de jumpline. À trois mètres au-dessus du sol, les concurrents s’envoient en l’air dans des figures impossibles telles des doubles saltos en retombant sur la ligne de 4 cm de largeur. Sport très accessible, la finale de jumpline a été remportée par deux jeunes Japonais de 14 et 16 ans : Haruki Kiroshita et Teruto Tanaka. Comme si cela ne suffisait pas, une ligne de best trick a été installée à côté de la scène pour enflammer le public avant les concerts du soir. À ce petit jeu, c’est l’Américain Mickey Wilson qui aura été le plus audacieux et remporte le best trick sous les acclamations du public.

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    Photo : Audrey Laurent

    Enfin, roi des Natural Games, le show de parapente freestyle reste toujours aussi impressionnant. Les yeux en l’air et la bouche grande ouverte, ces casse-cou pas si fous ont fait rêver plusieurs générations en même temps. Loopings, synchronisation parfaite à deux ou encore posers de précision sur un radeau au milieu du Tarn, les pilotes ont donné le meilleur pour assurer le spectacle.

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    Photo : Audrey Laurent

    Lorsque les derniers rayons du soleil s’éteignaient, le relais était pris par les projecteurs de la scène musicale. Annoncé seulement quelques jours avant le festival, Yuksek a su mettre dans l’ambiance le public avec un DJ set dont il a le secret. Il n’en fallait pas plus pour motiver un public impatient de découvrir JoeyStarr et Nathy Josey avec leur groupe Caribbean Dandy. Malgré un Joey bedonnant, le rappeur a su faire oublier son âge en jouant près de deux heures, n’hésitant pas à s’amuser avec la foule en créant des vagues humaines se baladant de gauche à droite. On aurait pu penser le public fatigué lorsque ce fut le tour de Naïve New Better, que nenni. Fidèle à leur réputation déjantée, le groupe a clôturé ce premier jour par un live coloré, drôle et puissant.

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    Photo : Laurent Merle

    La soirée du samedi était 100 % féminine avec en première partie la voix sensuelle de Flavia Coehlo. Elle a cédé sa place à la star de la drum’n’bass, la DJ Elisa Do Brasil. Cette dernière était très impatiente de rejouer et de retrouver son public aux Natural Games. En effet, la bouillonnante brésilienne avait pris « une grosse claque » il y a 6 ans ici même à Millau. Elle n’a pas été déçue et la pelouse du festival aura été plus que tassée au rythme frénétique déployé par la résidente du Rex Club de Paris. Elle a joué jusque tard dans la nuit, rejointe par Flavia Coehlo pour une fin de concert endiablé.

     

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    Photo : Jeremy Bernard

    Comment faire mieux le lendemain après ce show ? Avec du lourd, toujours plus. Les concerts de samedi ont débuté avec les trois (sur quatre) DJ/beatmakers de La Fine Equipe. Dans les dignes pas d’artistes comme C2C, les protégés de Nowadays Records assuraient balançant leurs gros tubes comme Cheese Naan. Ils laissent un public chaud bouillant comme à son habitude au groupe General Electriks. Synthé vintage et basse vibrante, le groupe d’électro-pop mélange les styles pour offrir au public des Natural Games, un dernier soupçon de folie, de convivialité et de partage. Valeurs qui auront été le fil directeur de ce petit festival perdu au fond de l’Aveyron. Mais ne vous y trompez pas, tous ceux qui y mettent les pieds au moins une fois n’ont qu’une idée en tête : y retourner l’année d’après.

     

    Photo : Jeremy Bernard
    Photo : Louis Rayssac
    ©Audrey Laurent
    Photo : Audrey Laurent
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    Photo : Jeremy Bernard

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