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      Le Festival Django Reinhardt fête le jazz, premier festival du déconfinement

      Premier festival du déconfinement suivi par Just Focus, le Django Reinhardt a misé sur une programmation sûre, efficace, qui décline toutes les nuances du jazz. Du swing au classieux en passant par le jazz rock, avec des couleurs orientales, cubaines, manouches. Ainsi, Le jazz n’est pas aussi élitiste qu’il y paraît. Parfait pour célébrer le retour à la vie d’avant, en bonne intelligence avec les règles sanitaires liées au Covid 19. Sur l’herbe ou sur la paille, le festival monte crescendo vers une ode à la musique, la liberté, la danse, communion collective de rescapés du confinement. 

      Edition 2021

      Django All Stars,  le quintet ressuscite le jazz manouche façon New Orléans

      Festival Django Reinhardt
      Edition 2021

      En premier lieu, le Django All Stars installe une ambiance résolument festive. Entre le violon et l’accordéon, la guitare prend le lead.  Late train, composé par Ludovic Beier, l’accordéoniste, donne le ton d’un jazz dansant, sautillant où la contrebasse ponctue le swing des guitares semi-acoustiques, avec un accordéon au phrasé de touches vibrantes. Festival de cordes, de notes piquées, grattées, caressées, glissées, touchées. Puis, Lovely wife, composé par Samson Schmit, l’un des deux guitaristes, plonge dans l’introspection d’une ballade romantique. Lyrisme, douceur, tendresse d’une orchestration toute en nuance et en élégance. Entre l’hommage à Serge Gainsbourg, où les musiciens revisitent Elisa et La Javanaise, celui rendu à Toots Thielemans, ou à Django Reinhardt, seul titre chanté, jubilatoire scat, le quintet régale de virtuosité, d’enthousiasme et d’évasions. On descend le Mississipi, avec ces joyeux équilibristes. 

      Ayo, une voix qui charrie des émotions

      Ayo au Festival Django Reinhardt
      Edition 2021

      Apparaît Ayo.  

      Accompagnée du pianiste Gaël Rokotondrabe, elle joue de la guitare, les notes tombent comme des gouttes de pluie. D’une voix souterraine, les premiers mots sont comme murmurés à l’oreille. My lips made a promise. When I spoke my vow. I said, in my heart. Only you can have this. And there will be thunder. And there might be quakes. But a warm bit of love. Surely never breaks. I won’t love you no less, just more, rest assured. In you I found what I’ve been looking for, rest assured. I won’t love you no less, just more, rest assured. You don’t have to worry, at all. 

      Ayo, au Festival Django Reinhardt
      Edition 2021

      Ayo, avec toute la douceur et la simplicité qui la caractérisent, poursuit dans un duo piano-voix, son hymne à la beauté plurielle naturelle. La prouesse est cette aisance avec laquelle elle se promène d’un répertoire à l’autre, tout en gardant son charisme. Du jazz à la soul en passant par le reggae, des classiques au mash up entre son titre begging you et ne me quitte pas de Brel, tout glisse au fil de sa voix suave, parfois rocailleuse, qui charrie une intériorité positive. Ocean, le titre qui berce l’auditoire, comme le fœtus dans le ventre de la « Mer », (mère) image qu’elle évoque pour ce titre. Le trio avec le saxophoniste Samy Thiébault resplendit dans la lumière crépusculaire de la forêt de Fontainebleau.

      Le sens de la fête selon Ibrahim Maalouf

      Ibrahim Maalouf au Festival Django Reinhardt
      Edition 2021

      Ibrahim Maalouf le taulier du festival apparaît à la nuit tombée. Le décor lumineux entoure d’un halo rouge-orangé les musiciens. La fête trépigne, les deux musiciens cubains invités sur le 11 ème album du trompettiste, nous entraînent à danser la salsa comme des latinos endiablés. L’ombre du Buena Vista Social Club plane dans l’espace. Ibrahim nous transporte dans le désert au son de sa trompette. Beirut, l’Orient surgissent entre des envolées jazz rock où se mêlent des sonorités tirées du hip hop. Un moment magique, lorsque l’artiste nous fait entendre son souffle, comme le paroxysme de sa musique. Le son pur, nu est à lui seul, à cet instant précis, toute la mélodie. Aucune note, à part le bruit d’un courant. Les musiciens qui sont près d’une dizaine sur scène, font feu de tous rythmes et de toutes couleurs, dans une explosion sonore savamment orchestrée. L’été promet d’être riche en émotions et en célébrations libératoires.

      Festival Django Reinhardt
      Edition 2021

      1 COMMENTAIRE

      1. Avec cet article divignement rédigé nous avons l’impression d’y être. Quel talent d’écriture qui nous fait voyager dans leurs univers.
        Tout simplement magnifique !

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