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      L’artiste électronique Nicolas Jaar sort un mini-album « Nymphs II »

      Le jeune artiste électro basé à New-York n’a pas donné de nouvelles discographiques depuis son très apprécié « Space Is Only Noise » en 2010. Sa musique distille des samples souvent jazzy dans des rythmes finement ciselés, ce savoir-faire étant doublé d’une légère tendance aux festivités house et club : d’orfèvre à DJ, il n’y a qu’un pas que Nicolas Jaar franchit régulièrement.

      Nicolas Jaar sort un nouvel album
      Nicolas Jaar sort un nouvel album

      Né en 1990 à NYC, Nicolas Jaar, à la double origine américano-chilienne, s’intéresse très rapidement à la musique électronique, et il décide d’y consacrer sa vie à 16 ans lorsque, dit-il, sort « Thé au harem d’Archimède » de Ricardo Villalobos, un DJ germano-chilien de renommée, dont Nicolas dira plus tard que c’est « la musique la plus sexy au monde ». Après quelques apparitions dans des compilations, il sort à 21 ans seulement « Space is only noise » un album très mature et peignant musicalement des ambiances urbaines et feutrées. Les morceaux sont fluides, entre ballades aux allures de grands espaces abandonnés et profondes incursions dans notre inconscient sonore, les morceaux finissent même par hypnotiser. On parlait de musique sexy, on a justement « Keep me there » qui est un parfait exemple de ce que Jaar sait proposer comme saveurs musicales. Ce sample de voix graves masculines en intro donne un tempo « Doo-wop » et lance les 5 (trop courtes) minutes de cette virée, où les cuivres aigus qui gémissent à tour de rôle, accouplés d’une base rythmique house, peuvent éventuellement vous aider à vous procurer un orgasme.

      Faisant la nique au business des majors du disque (à cause desquels il a des ennuis pour des samples réservés et non déclarés), Nicolas met en ligne gratuitement un maxi en 2012, « Don’t Break My Love« , et collabore à plusieurs projets artistiques, dont ce « From Scratch« , une performance vidéo-musicale de 5h effectuée au MoMa PS1 de New York (entre autres lieux artistiques) où il est accompagné par le saxophoniste Will Epstein et la chanteuse Scout LaRue. En 2013, il fonde avec le pianiste Dave Harrington le duo Darkside, dont on entend parler grâce à un remix du dernier Daft Punk « Random Access Memories« . Enfin, ces jours-ci sort « Nymphs II« , mini-album, diffusé par la chaîne You Tube du label qu’il a fondé, « Other People Records« . Avec seulement 2 titres, sélectionnés parmi les quelques enregistrements gardés bien au chaud dans son antre new-yorkaise, on ne peut qu’attendre un album entier prochain bien fourni, car ici le registre slow-house est de bonne facture, et la patte de Nicolas Jaar compositeur est agréablement reconnue. A moins que l’espoir ne s’amenuise du fait de ses projets tous azimut en tant que performer, producteur ou DJ, qui auront alors le don d’alimenter son talent encore frais pour des albums plus tardifs.

      Nicolas Jaar clôturera le festival « We Love Green » à Paris le 31 mai 2015, et a signé la BO du prochain film de Jacques Audiard « Dheepan – L’Homme qui n’aimait plus la guerre »

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