From the Basement, l’interview exclusive

  Interview à la sauvage de trois talentueux hommes des cavernes : From the Basement, le rock fumant au bec, a livré à votre serviteuse ses secrets de fabrications et autres intimes confessions dans le froid persistant du soir naissant et du début de printemps, et comme les vrais, on the pavement…

Pour commencer, pourriez-vous vous présentez ?

On est le groupe From the Basement, ça fait plus d’un an qu’on est ensemble, on a fait cinq concerts, au Gibus surtout, on a une petite expérience de la scène du coup. On joue une dizaine de compos à nous, et deux reprises ; du rock, du blues, quelques rythmiques funk. Nos influences vont des années 70 à aujourd’hui.

Dans ce groupe de trois personnes, il y a…

Alexis : Alexis Diamant, je m’occupe de la basse, j’en fais depuis deux ans, et avant je faisais de la guitare depuis cinq ou six ans. C’est mon premier groupe.

Victor : Victor Tibi, je suis le batteur, je fais de la batterie depuis cinq ans. C’est mon premier groupe aussi, j’avais un peu joué aux Etats Unis dans des petits groupes improvisés. C’était marrant mais on n’y jouait que des reprises et maintenant, c’est nos compositions, ce qui est sympathique comme le saucisson !

Simon : Simon Ballouhey, ça fait neuf ans que je fais de la guitare, et je chante, ou j’essaie de chanter. J’ai déjà eu des expériences dans quelques groupes, j’ai un autre groupe en parallèle où je fais de la batterie, mais From the Basement reste mon groupe principal.

Alexis : Sinon on le tape.

Le nom From the Basement, ça vient d’où ?

Ça vient du premier studio où on répétait beaucoup et qui s’appelle le Basement Studio. Une fois aussi, on a cherché sur google et en tapant From the Basement on est tombé sur une émission américaine qui s’appelle aussi « From the Basement », et comme elle a plus de deux millions de likes, sur un malentendu on pourra peut-être jouer dans de grands stades _le marketing à la From the Basement. On reste quand même le seul groupe recensé sous ce nom. Après réflexions, Radiohead a fait un live qui s’appelle From the Basement, mais rien à voir avec nous, parce qu’on n’aime pas Radiohead. [Victor proteste énergiquement] Simon et Alexis n’aiment pas Radiohead.

Quelles sont vos influences ?

Alexis : Pour Simon c’est clair, l’influence c’est Jimi Hendrix et les années 70 [We sing the blues 4 U est l’une de leurs rares chansons à disposition sur internet, elle est adressée à Hendrix ndlr].

Victor : Moi, c’est plutôt tout ce qu’on ne joue pas, le rock plus vieux ou plus jeune que celui qui nous inspire, ou encore la musique alternative…[les autres éclatent de rire] C’est comme ça s’appelle sur Itunes ! J’aime bien le rap et l’électro aussi.

Alexis : Victor est en ce moment à la recherche d’un groupe qui lui correspondrait vraiment en fait. Et nous d’un batteur du coup. [rires] Pour moi c’est avant tout Jamiroquai et Marcus Miller, et le blues et le rock en général.

Et pas de petites influences tue-le-rock un peu nulles ?

Victor : Moi j’aime bien Indochine, et Jean-Jacques Goldman mais juste parce que son nom est drôle. Et aussi Claude François vite fait. Il fait du pur son.

Simon : J’écoute un peu Téléphone, mais ça reste du rock. Et sinon Alexis et moi on aime bien le rap français. On aime bien NTM en fait.

Alexis : Du coup ça nous fait des influences hyper différentes, et on peut chacun apporter notre petite touche pour faire un truc vraiment nouveau à la fin.

Pour vous la musique, ça doit devenir un métier ou c’est plutôt un loisir ?

Simon : Pour l’instant c’est surtout un bon moyen de se détendre. Si un jour par hasard on arrive à se lancer, pourquoi pas.

Victor : Moi je veux plutôt faire des études brillantes et devenir riche.

Simon : C’est plus qu’un hobby mais ça nous permet surtout de nous détendre. Comme on est en terminale et que c’est une année charnière, From the Basement c’est notre gros loisir. On adore ça et ça reste quand même notre passion. En plus, ça fait bien dans une lettre de motivation.

Alexis : Je l’ai mis d’ailleurs, si je suis pris à Science po, ce sera grâce à From the Basement ! [rires]

Vous avez fait quelques concerts alors que préférez-vous, le studio ou la scène ?

On aime bien les deux. En studio, on peut bien caler nos morceaux, travailler le son. On ne va pas travailler nos morceaux en concert, ce n’est pas fait pour ça, mais sur scène, c’est fou d’avoir des gens là pour nous ! Ce sont deux approches complètement différentes, mais il faut des deux.

Comment répartissez-vous les taches dans la composition de vos morceaux ?

Victor : Bon déjà moi je ne fais rien, je ne connais rien en solfège. Je ramène juste ma partie de batterie, et parfois je leur dis « Fais un truc, tu sais, comme ça nanana » et ils comprennent rien alors j’abandonne.

Simon : En fait c’est Alexis et moi qui écrivons des paroles, en anglais ou en français.

Alexis : Avant on les écrivait en cours d’ailleurs.

Simon : Pour les riffs principaux, j’ai mes petites idées à moi.

Alexis : Comme Victor et moi avons la flemme de chercher, Simon nous apporte sa partie de guitare, il joue son truc, je cale ma basse dessus, Victor sa batterie, et après on fait évoluer le morceau ensemble en se demandant ou mettre des breaks et le reste, tout ça en coopérative et en crescendo.

Quand aura-t-on enfin un album à écouter chez nous ? [Un cd était annoncé pour noël dernier sur la page facebook]

Alexis : On a cinq morceaux enregistrés en ce moment, c’est officiel, mais ils sont encore à peaufiner. Maintenant pour faire un album, il faut avoir une idée, il faut aller acheter les cd…

Simon : Ce qu’on va faire c’est que les prochaines vacances qui arrivent, on réenregistre tous les morceaux et on ajoute les nouveaux.

Alexis : Ça ne va pas prendre des mois ?

Simon : Faut se motiver ! On prend le matériel et on se lance !

Victor : Et on achète un panda.

Le plus important dans votre musique, c’est les paroles ou l’instrument ?

Simon : Actuellement, je chante alors que je ne suis pas chanteur…

Victor : J’annonce que nous cherchons actuellement un chanteur !

Simon :… le plus importants c’est clairement l’instrumental. Le chant passe, mais nos paroles ne sont pas particulièrement profondes.

Alexis : Parfois c’est même un peu répétitif, c’est normal, on se concentre surtout sur les instruments.

Jimmy Hendrix étant l’idole assumé de votre groupe, est-ce que vous avez l’intention de décéder à 27 ans ?

Alexis : Moi si j’arrive à vingt-huit ça ne me dérange pas.

Victor : Moi non parce que ce ne sera pas assez long pour devenir riche, je préfère finir bien riche, à 80 ans, et pouvoir voir le nouveau train Paris-Tokyo qui ira à 10 000 km/h.

Simon : Moi non plus, parce qu’on n’a pas besoin de mourir à 27 ans pour ressembler à des mecs du club des 27. A 27 ans on sera juste au debout de notre évolution musicale, on pourrait être bien meilleur à 50, on jouera du jazz et on aura zappé Jimi Hendrix. Enfin non, pardon, on n’oubliera jamais Jimi.

Alexis : Mais bon, en même temps, « le temps n’attendra pas pour toi » ! [C’est le titre d’une autre de leurs chansons ndlr]

Séduisez-nous en quelques mots, qu’avez-vous de plus que les One Direction ?

Alexis : On se propose d’aller taper sur les One Direction déjà.

Victor : Et moi je suis très beau.

Simon : Oui mais t’es en couple.

Victor : En plus ma copine elle est gentille et tout, c’est cool !

Simon : Sinon, deux membres du groupe sont actuellement célibataires, et on recherche activement des femmes. Et on peut dire sur quoi on joue aussi ! [A Victor] Tu joues avec quoi, toi ?

Victor : Alors je joue avec des baguettes en érable, parce qu’étant très légères, elles me permettent de jouer vite sans pour autant être tout le temps être fatigué. Je n’ai pas beaucoup de forces…

Simon : Moi je joue sur une Telecaster depuis presque un an, et aussi sur Ibanez de temps en temps, une ancienne que mon oncle m’a filé, elle date de 1972, elle sonne vachement bien. Et puis c’est bien vieux, et nous on aime bien ça les trucs vieux. [rires]

Alexis : Moi je joue sur une Jazz basse Fender, c’est la seule que j’aime et je l’aime beaucoup.

Simon : Et on a tous nos petites pédales…

Victor : Moi j’en ai deux !

Simon : Voilà donc dans ce groupe, c’est un peu chacun sa pédale.

Et enfin, où pourra-t-on vous admirer bientôt ?

Simon :Théoriquement vous pouvez nous voir jouer au Basement Studio tous les dimanches de 20h à 21h, il faut juste nous prévenir avant…

Alexis : On va lancer le concept. Et c’est gratuit !

Simon : Oui, ce sera une répétition et en même temps … un concert. Mais autrement, on a un concert prévu le 4 mai au Gibus, à Paris. Les préventes sont disponibles auprès des membres du groupe, pour plus d’informations contactez-nous !

Alexis : Au 08888…

Victor : Numéro du père Noël.

On y sera. Merci à From the Basement !

Rejoignez le groupe sur leur page:

From the Basement

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