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      Grand Soleil à l’International : en attendant un nouvel EP/album

      Depuis qu’en 2013 le label parisien Pain Surprises a porté le single Photomaton de Jabberwocky, les fournées de découvertes se sont multipliées. D’autres artistes sont venus s’y ajouter : Petit Prince, Basile di Manski, Jacques, Isabelle, UTO, Future Pelo et (les deux frères, Benjamin et Adrien de) Grand Soleil. Ce dernier s’est produit le 15 juillet au café-concert L’international, où ont lieu environ 80 concerts gratuits chaque mois.

      Grand soleil, un univers musical électro-éclectique

      Grand Soleil s’est fait connaître en 2015 avec un EP salué par la critique, This Is a Good Day. On dit leur influence musicale proche de l’électro de Rone, de la “space disco” de Todd Terje ou de la pop de Jupiter. A l’écoute il y a, à la fois tout et rien de ça. l’éclectisme des emprunts sonores y est de la partie : samples de jeux-vidéos, de films, de séries télévisées des années 80 et 90 : les afficionados des consoles 8-16 bits et autres enfants de la télé (et au-delà) apprécieront.

      Car parmi les 70 personnes qui se sont pressées autour de la minuscule scène en sous-sol de l’International, on pouvait deviner un public convaincu (à en croire par les “Oui oui oui !” lancés en l’air) et acquis. Les climatiseurs ont été en peine de rafraîchir l’espace.

      En route pour un voyage musical qui diverge du premier EP

      S’il était attendu que Grand Soleil rejoue les pistes qui les ont fait connaître, il en a été plus encore. Tandis que l’EP ne contenait que 5 titres, c’est un set de près de 2 heures auquel se sont livrés les deux frères. Dans le même ton tout d’abord, ils empruntaient la route sinueuse qu’on leur connaissait, oscillant entre moments d’accélérations et de décélérations. On pouvait alors retrouver, entre autres, Misfits, qui amorçait (de nouveau) avec dynamisme et optimisme leur entrée en matière. Mais aussi Indian Poem, les deux faisant la part belle aux synthétiseurs rétro et à des voix un rien désabusées, mais jamais déprimées.

      Des morceaux courts (très, parfois), en guise de warm up haché, avant que ne s’enchaînent des morceaux plus longs et inédits. On peut espérer qu’ils seront contenu en partie dans le prochain album/EP. Les samples geek se sont effacés alors derrière des bruits d’ambiance évocateurs assurant des rebondissements multiples. Aux chants d’enfants constitutifs d’une chorale ont succédé les stridulations d’insectes qu’abritent un sous-bois. Puis ils ont cédé la place à une ligne musicale très house, des bruits de tirs lasers et une tirade extraite de… Terminator 2. Une prolongation du voyage musical, qui n’a pas renié ses influences.

      Mix Grand Soleil – Indian PoemMisfits

      (source photo : PainSurprise)

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