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      Le nouveau clip de Suzane dévoile une facette plus intimiste et vulnérable

      Lorsqu’on entend parler de Suzane, on pense à la jeune femme qui revendique, milite, dénonce. Silhouette frêle, chevelure rouge, carré court, frange, style parure glamour pin-up des années 20. Voilà les images qui viennent à l’esprit. Un style bien à elle.

      La combinaison bleue qu’elle porte, l’attitude déterminée, font penser à une forte identité visuelle. Aussi identifiable que ses textes pertinents. D’ailleurs, on peut dire que Suzane a pris d’assaut la scène. En effet, elle s’est rapidement imposée comme un talent phare de la scène électro française. La carrière de l’artiste ressemble à une incroyable success story. Suzane sort un nouveau clip, l’appart vide, titre réédité de son premier album Toï toï, sorti cette année.  Cependant, ce clip vient  redistribuer les cartes. L’artiste y dévoile une sensibilité, une fragilité toute nouvelle dans sa discographie.

      Un parcours fulgurant

      Suzane fait partie de ces artistes pluridisciplinaires, qui conjuguent plusieurs dons, le chant, la danse, qu’elle pratique depuis l’âge de cinq ans, la composition, l’écriture… Sa plume percute comme les punchlines d’un rappeur. La chanteuse frappe là où ça fait mal. On voit chez elle un talent d’auteure dans la lignée des plus belles plumes de la chanson française. Elle aborde les thèmes durs du harcèlement, des violences sexistes, de l’écologie…  Sur une musique électro, qui parfois fait penser au style de Stromae, elle enchaîne des textes marquants, des chorégraphies contemporaines et des scénographies bien travaillées.

      Une artiste engagée

      Féministe, écologiste, Suzane défend à travers sa musique les grandes causes qui lui tiennent à coeur. Parmi celles -ci, la lutte contre l’homophobie pour explique-t-elle casser l’hétéronormativité, sujet en marge de son nouveau clip. En effet, L’appart vide se distingue de tous les autres visuels de la chanteuse, se rapprochant d’un court métrage.  La danse est complètement absente, alors qu’elle tient une grande place au centre de sa musique. Ici, le parti pris, n’est pas de danser. Ce qui est vraiment étonnant chez cette artiste. Donc, le signal est fort.

      Suzane abandonne sa combinaison emblématique et se montre en tenue de ville, sobre, vêtue d’une chemise blanche. Elle laisse le personnage qu’elle incarne, un instant de côté, pour montrer la femme, qui se cache derrière l’artiste. Des images émouvantes,  des scènes où les deux uniques personnages de l’histoire se font face, se fuient, se frôlent, se cachent sont très éloquentes  … Suzane paraît sous un jour plus vulnérable, au rythme doux amer de la rupture. Les couleurs marrons, sombres, obscures dominent comme l’histoire qu’elle raconte.

      Il apparaît évident que Suzane a encore beaucoup de choses à nous dévoiler. L’artiste semble loin d’avoir montré l’étendue de son talent. Elle ne cesse de surprendre et de nous interpeller.

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