4 jours de spectacles haut en couleurs et décibels au Download festival France

4 jours de spectacles haut en couleurs et décibels au Download festival France

Le Download 2018 ce n’est déjà que des rediffusions de live à regarder en ligne… A JustFocus, on va tourner la page en écrivant un petit topo des lives, pour se rappeler les bons souvenirs ! Ensuite quand on aura bien tout immortalisé, on se préparera à la programmation de l’édition 2019 !

Ci-dessous, quelques lignes sur les groupes que JustFocus est allé voir. Le running order était serré, certains choix furent plus compliqués à faire que les vœux sur ParcourSup. Messugah, (programmé en même temps que Marylin Manson) : mon cœur est à vous. 

Le frontman Frank Carter, une furie de la scène.

Jour 1 : vendredi 15 juin

Billy Talent

Le groupe de punk rock canadien a inauguré la Main Stage pour cette édition du Download 2018. Comme on pouvait s’y attendre, ce fut de belles retrouvailles depuis Green Day, qui avait clôt l’édition 2017 en grandes pompes, après plus de 3 heures de show et une pluie de confettis tricolores. 

Billy Talent, c’est comme de la joie de vivre dans des petites canettes qui donnent de l’énergie, sauf que le 15 juin, on se l’est prix par grandes rasades de son en provenance de la grande scène, et ça a fait un bien fou !
Une « inauguration » digne de ce nom, pour un concert qui recharge les batteries au maximum, même après 40 minutes de pogo…

Eluveitie

Après leur nouvel album sortit au mois d’août dernier (on salue Evocation II – Pantheon), toute la tribu de Dana (Inis Mona s’il vous plait !) nous a fait l’honneur de monter sur scène. Le line up du groupe de metal aux influences celtiques a changé il y a peu, mais l’esprit d’Eluveitie reste malgré tout inébranlable. Malgré un son peu optimal, le concert a été l’équivalent d’une grosse claque : c’est toujours impressionnant de voir en live un flûtiste poser son instrument et faire gronder ses cordes vocales dans un micro devant un champs noir de monde. 

Thy Art is Murder

Le groupe deathcore de la journée, c’est un peu comme le second petit déjeuner : un moment à ne pas manquer. Le vocaliste, Chris McMahon, tout de noir vêtu et encapuchonné, a de airs de Faucheuse tandis que la batterie et les lignes de basses martèlent l’âme. Une belle performance, comparable à une bulle d’air, dans l’Empire du punk rock qu’est le Downlaod festival. 

Alestorm

Les pirates du metal étaient très attendus. Le record de slam pendant le festival a probablement été explosé lors de ce concert. Accompagnés d’un canard géant en plastique jaune, les musiciens ont enchaînés leurs titres scandés par le public. Alestorm ont lancé « le rameur », activité fréquente pendant les concerts de de folk metal. « La tempête de bière » est passée sur le Download, et c’était bien.

Ghost

On peut construire une cathédrale pour un show ? Ghost a dit oui. La « messe satanique » de la bande masquée s’est déroulée dans son décorum, à grand renfort de colonnes imposantes, de balustrades et de vitraux factices. La configuration du groupe a changée (JustFocus en parle à l’occasion de la sortie de l’album Prequelle), mais l’ambiance reste indubitablement la même ! Un show qui prend au tripes, qu’on aime ou pas la musique de Ghost.

 

Ozzy Osbourne

C’était la première, et dernière apparition du grand Ozzy sur la main stage de la base aérienne. L’ancien leader des légendaires Black Sabbath est en pleine tournée d’adieux. Accompagné de musiciens très talentueux, le grand Ozzy est apparut dans un survêtement noir piqué de strass violets. Devant une immense croix en écrans, il s’est donné à la foule, et a enchaîné ses plus grands tubes. Le terrain était noir de monde, et brillait sous les strass violets d’Ozzy, pour une de ses dernières fois.

 

Jour 2 : samedi 16 juin

Tagada Jones

A 16h20, le petit chapiteau de la Wardbird stage était déjà plein. Il n’y a pas eu de moment de répit, les pogos n’ont pas cessés. A grand renforts de « La La LA! », les punks se sont brisés la voix, électrisés par une énergie folle en provenance de la scène, et bien sur, des classiques que sont en train de devenir les morceaux des Tagada. Le morceau Vendredi 13, un hommage aux victimes du Bataclan, a vu la foule se déchaîner encore plus. Il était question de bouger pour soi, et puis pour ceux qui ne le pouvaient plus, parce que le punk c’est être libre toujours, et n’être qu’un lorsqu’il le faut.

 

Hollywood Undead

Choisir, ça n’a jamais trop été la came des Kids. Des scènes underground du rap et du rock, on peut très bien n’en construire qu’une seule : et c’est Hollywood Undead qui en seront les rois.
Le groupe de rap rock californien a fait forte impression. Entre deux palmiers en plastique (pour éviter le dépaysement) les gamins sont arrivés sur scène, affublés de masques d’or. Ils ont retourné le terrain. Un des meilleurs moments du festival.

The Offspring

The Kids aren’t alright, You gonna go far Kid, A pretty Fly (for a white guy)… Le groupe de garage ou punk rock est de loin l’un de ceux qui a sorti les meilleurs tubes. Les riffs de guitares commencent à peine, qu’une envie de danser et sautiller partout nous prend déjà. On ne sait pas si c’est de la sorcellerie, mais ce dont on est sûrs, c’est que The Offsprings ont donné a pretty concert (for punk rockers).

Marilyn Manson

L’empereur pâle est arrivé sur scène, un trait noir dessiné sur son profile blanc. Doucereux, élégant, sombre. La foule n’a pas trop bougé, peut être était-elle trop absorbée par le personnage qui se tenait devant elle. Monsieur Manson n’a pas chanté beaucoup de chansons issues de son dernier album Heaven Upside Down (et c’est dommage, car il est vraiment bon), et a joué sur ses classiques : Sweet Dreams, Beautiful People

 

Jour 3 : dimanche 17 juin 

Royal Republic

Brillants (ils portaient des costumes dorés) les gentlemen suédois ont enflammé le public, dans un grand élan de joie de vivre et de bonne musique. Un show royal. (On a pas dit que Billy Talent regorgeait de talent, alors celle là, on a le droit de la faire). 

Frank Carter and the Rattlesnakes

Vous vouliez du show ? Vous n’avez sûrement pas été déçus. L’homme à qui l’on doit le plus gros circle pit au Hellfest, n’a pas fait dans la dentelle. Frank Carter ne s’est pas contenté de se jeter dans la foule. Il a chanté, debout sur un slammeur. On vous le dit, le rock’n’roll n’est pas mort, tant que le rouquin tatoué n’a pas épuisé son imagination.

 

Mass Hysteria

Le public était présent bien avant que le spectacle ne commence, attendant patiemment devant le grand drapeau où était inscrit en lettres capitales noires sur fond blanc : MASS HYSTERIA. Le groupe de Nu Metal français a créé une très belle alchimie avec son public sur la base aérienne de Bretigny.

Foo Fighters

Foo Fighters a probablement été le meilleur live du Download. Programmé à la dernière heure, sur la grande scène, la joyeuse bande de rock a provoqué des émotions qui ont grimpé jusqu’aux étoiles. Le chanteur Dave Grohl, ancien batteur du groupe de grunge Nirvana, a laissé le temps d’un morceau le micro à son batteur (qu’il a remplacé), Taylor Hawkins, aux airs de surfeur. Il a notamment interprété Under Pressure, de David Bowie et Queen au côté d’un invité surprise.

Le magnifique Luke Spiller, chanteur de The Struts, au teint de Blanche-Neige et aux cheveux de cendres, a fait irruption sur scène, et on peut dire qu’il a quelque chose d’un Freddy Mercury ou d’un David Bowie, de par sa singularité et sa voix étonnante aux aiguë plus que maîtrisés.

Ce concert fut un moment de partage incroyable.
Cette nuit, le ciel du Download était le quartier des Foo Fighters. Et puis le nôtre aussi, un peu.

Taylor Hawkins et Luke Spiller
Dave Grohl et sa guitare

Jour 4 : lundi 18 juin

Baroness

Le groupe de sludge américain a livré un show puissant et d’une belle esthétique, provoquant des émotions entre l’apaisement et le déchirement. De son line up d’origine, Baroness ne compte plus que le très talentueux et multi-talents John Baizley, qui s’occupe même de l’artwork du groupe.

The Pink Slips

The Pink Slips est l’énorme coup de cœur (rose bonbon) de la journé! Sur scène, une dame blonde platine, dans un survêtement rose patché d’étoiles blanches, et des musiciens en costumes découpés dans des tapisseries. L’un d’eux, Trent Peltz, derrière le clavier comme un contraste stylistique supplémentaire.

La dame, GRAVE, ne se contente pas de donner de la voix (parce que elle en a, et pas qu’un peu). Elle a peut-être été acrobate. En tout cas, elle rampe au sol, se tord, comme les groupes underground le faisaient à l’époque. A en faire tomber amoureux les démons. On peut le dire : The Pink Slips, c’est du pur grunge ressuscité d’un grand coup de rouge à lèvres taillé au cutter.

GRAVE, avec son air de Courtney Love, avait du rouge à lèvres jusqu’au menton, mais elle s’en fichait. La rage bestiale de son chant, et l’identité visuelle forte de ce groupe qui frôle le burlesque, étaient bien plus importants. On souhaiterait plus de groupe comme celui là.

Pour l’anecdote généalogique, elle s’appelle Grace McKagan, et n’est autre que… La fille de Duff McKagan, le bassiste des Guns N’ Roses ! Grosse journée pour la famille, pas moins de 3 heures plus tard, c’est les riffs de basse de Duff qui faisaient pulser le sang des festivaliers !

Greta Von Fleet

Comparé à Led Zepplin, le groupe de hard rock du Michigan fut une belle découverte. A l’ancienne, sans être démodés, le groupe a beaucoup du old school, et ça fait plaisir de voir que le foisonnement de la scène metal qui se renouvelle sans cesse, n’enterre pas les vieux héros de la gratte électrique. Une affaire à suivre, cette Greta.

Guns N’ Roses

Pour ce dernier soir, la Main Stage accueillait des monstres de la scène, encore une fois. Autrefois affublés du nom de « groupe le plus dangereux du monde »,  les Guns N’ Roses ont livré un live très professionnel, arrosé de feux d’artifices. « Regardez ce beau couché de soleil », a dit Axl, avant que la nuit ne reprenne ses droits sur les rayons solaires roses qui mourraient à l’horizon.

La foule scandait le nom de Slash avant même qu’il n’apparaisse. Le bonhomme au chapeau haut de forme a d’ailleurs eu la part belle, lors de nombreux solos. Il faut habiller 3h30 de show, et cette entreprise fut couronnée de succès, entre solos, classiques adulés et reprises. La magnifique interprétation de Black Hole Sun, de Soundgarden fut d’ailleurs un moment émouvant sous le ciel noir sans soleil de la base aérienne de Bretigny.

Que serait un festival sans ses festivaliers ? Le Download fut bestial, et les festivaliers, « wild »… Merci !

1 Comment on this Post

  1. Bonjour Il manque les crédits des photographes sur si vous pouvez les rajouter, merci d’avance.
    Nicko Guihal et Alexandre Fumeron.

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