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      Nusky&Vaati au MaMaFestival, nouvelle génération rap.

      Le MaMaFest est un festival au style éclectique, on y écoute de tout pour le bonheur de nos oreilles. Pour le premier soir de cette édition, nous avons été reçus par Nusky&Vaati. Ce duo rap respire la jeunesse et a de l’énergie à revendre. Ils ont joué à la Machine du Moulin Rouge-La Chaufferie ce mercredi.

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      Photo by Manel Ghanassi 

      Salut les gars, Nusky&Vaati, comment s’est formé votre duo?

      Nusky: Ben on va dire qu’ internet révolutionne beaucoup de choses et notamment les rencontres. On se connaissait plus ou moins de loin et puis on s’est parlés sur Facebook. Ça a été assez vite après ça, on s’est rencontrés en vrai et puis on a commencé à travailler ensemble.

      Vaati: Finalement internet c’est vraiment une mine d’or, même s’il y a des mauvais côtés, c’est quand même grâce à ça qu’on a pu échanger.

      Au niveau de la production, vous bossez comment?

      Vaati: Ça varie. Parfois on part d’un beat simple sur 8 temps et puis on agrémente ensuite. Généralement j’arrive avec une prod et Nusky pose dessus mais il n’y a pas vraiment de règles quoi.

      Nusky: On se voit en studio, on bosse ensemble, en harmonie (rires). Mais moi j’ai besoin d’être seul pour écrire, je ne peux pas écrire mes textes en studio comme ça. Je me retrouve aussi avec mes gars de La Race Caninec’est avec eux que je trouve mon inspiration. J’écris sur nos vies.

      Vous êtes jeunes, tout juste 20 ans, comment vous êtes arrivés dans la musique?

      Nusky: Moi j’ai arrêté les cours assez tôt, en première. J’ai senti à ce moment de ma vie que c’était vraiment du rap que je voulais faire et pas autre chose donc je me suis focalisé sur ça. C’est pas venu comme ça, je m’intéressais déjà à ce milieu là avant.

      Vaati: J’ai eu mon bac, j’ai commencé des études et puis je me suis centré sur la musique parce-que comme Nusky c’est ma passion, faire ce qu’on aime est une chance!

      Vous vous exportez à l’international un peu?

      Vaati: On a déjà joué en Italie et au Canada.

      Nusky: Pour des dates à l’étranger faut que notre musique soit écoutée, donc nous on diffuse sur le net et tant mieux si ça s’exporte, ça nous fera bouger!

      Vous avez envie de développer un projet ensemble en plus de celui-ci?

      Nusky: Oui pourquoi pas, après c’est vrai qu’on n’y a pas forcément réfléchi, mais ouais carrément ça pourrait être cool un truc autour de la vidéo, de la photo, j’sais pas moi (rires)!

      Vaati: Ouais pareil que Nusky, pourquoi pas!

      Vous semblez assez branchés nouvelle vague du rap français, vous vous considérez dedans?

      Nusky: Pas forcément! 

      Vaati: On a un style rap, certes, mais après notre registre n’est pas forcément axé que sur ça, du coup je sais pas.

      A l’image de groupe comme 1995 ou Panama Bende, vous vous verrez monter un groupe comme celui-ci?

      Nusky: Ben moi j’ai déjà mon groupe, la Race Canine. Franchement c’est pas forcément quelque chose qui me brancherait, travailler à 5/6 ça demande beaucoup d’effort, je sais pas comment m’y prendre pour rapper à six (rires).

      Qu’est-ce que vous pensez de la scène féminine rap en France?

      Vaati: Moi j’en connais pas des masses des rappeuses franchement. Mais ça serait un réel « kiff » de pouvoir écouter des rappeuses talentueuses. On a souvent tendance à dire que c’est un milieu masculin, moi je pense que les filles ont toutes leurs chances de réussir dans le rap et je les encourage vraiment.

      Nusky: Moi c’est un peu comme Vaati, mon répertoire de rappeuses n’est pas super large, je peux te citer de tête Pandor qui est bonne. Mais c’est toujours un plaisir d’écouter des « meufs » qui rappent. Cet été, j’ai rencontré une rappeuse catalane Badgyal, elle avait un vrai flow, c’était assez lourd et puis le catalan ça sonne bien franchement (rires). 

      Entre un Zénith avec 15000 personnes et une tournée en Asie dans des petites salles, vous choisiriez quoi?

      Vaati: Moi je choisis un Zénith. Déjà parce-que c’est un truc de ouf, et puis l’Asie je ne suis pas contre, mais c’est chaud là-bas les gens ne connaissent pas nos sons, ça doit être chiant en fait de jouer dans des lieux où personne te connaît, surtout par rapport à la barrière de la langue. 

      Nusky: C’est vrai qu’un Zénith c’est pas mal du tout…

      Merci à Nusky&Vaati de nous avoir reçus et bravo pour leur performance à la Machine du Moulin Rouge ce mercredi. On regrette juste de ne pas avoir vécu « Fantôme » en live. Suivez les sur Leur page Facebook et pour tous leur sons ça se passe par sur leur profil bandcamp.

      NisreenELY

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