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      Meshuggah à Lyon: j’y étais

      Dimanche, j’avoue qu’avec le froid et le mal de gorge qui me guettait je n’avais pas trop la motivation de sortir. Mais bon, j’avais acheté ma place pour Meshuggah au Transbordeur des mois en avance, je n’allais pas abandonner au dernier moment car cela s’annonçait carrément épique.
       
      Les portes ouvraient à 19H, et entre les voitures qui passaient en klaxonnant les métalleux et les joyeuses discussions autour de moi la demi-heure d’attente a passé vite. J’étais contente d’être arrivée un petit peu en avance car la queue continuait très loin derrière.
       
       
      Arrivée dans la salle je me suis mise direct sur les gradins (#mamie), qui ont vite été remplis. Je ne fais pas 1m80 alors à moins d’être tout devant dans les concerts je ne vois pas grand-chose, et j’ai surtout tendance à m’évanouir si j’ai trop chaud ou s’il y a trop de monde autour de moi (le moment de solitude). Et puis, j’avais envie d’être bien placée pour bien tout voir pendant Meshuggah car leur ingé lumière a une sacré réputation.
       
      Meshuggah, je les avais plus ou moins vus au Hellfest 2015, mais je n’en garde pas un souvenir très net: c’était en toute fin de soirée le premier jour, et j’étais complètement crevée, j‘avais donc écouté de loin, à dormir dans l’herbe. 
       
      Meshuggah fait sa tournée européenne en compagnie de High on Fire, qui assurait donc leur première partie. High on Fire a commencé à 20H pour finir à 21H, et pour être honnête cela a été l’une des plus longues heures de ma vie; et je crois qu’une certaine partie du public l’a aussi ressentie comme ça (j’ai même deux copains qui se sont endormis, c’est pour dire). 2/3 morceaux c’est très sympa mais un set entier j’ai trouvé ça assez lourd.La musique de High on Fire c’est une sorte de Motörhead un peu plus « moderne », avec une batterie comme à la Mastodon (genre des breaks de partout mais aussi malheureusement toujours aux mêmes endroits). Bon sur le papier ça a l’air cool mais j’ai trouvé ça sans grand intérêt.
       
      Meshuggah a commencé vers 21H20 avec Clockworks, un des titres majeurs de leur dernier album.
       
      Et direct, c’était la claque.
       

       J’ai rarement entendu un son aussi massif et dès le début j’étais juste impressionnée par le jeu de lumières. Le mec est un fou, il suit tous les accents/arrêts de la musique et ça apporte franchement une énergie incroyable au tout. Je n’aime pas prendre des vidéos pendant les concerts car ça me gâche un peu le moment présent mais là je ne pouvais pas m’empêcher de faire des mini vidéos de chaque effet, c’était trop beau.

       
      Largement acclamés, le groupe a continué avec Born in Dissonance, une de mes préférées du concert je crois, aussi présente sur The Violent Sleep of Reason, leur dernier album.
       
      Meshuggah a ensuite enchaîné des titres moins récents, comme Perpetual Black Second ou le trop cool Stengah, de leur album Nothing (2002).
       
      Ont suivis les morceaux de Koloss (2013), album emblématique de Meshuggah (et celui avec lequel je les ai connus) ou d’Obzen (2008). Après avoir enchaîné Nostrum et Violent Sleep of Reason de leur dernier album, l’intro de Dancers to a Discordant System a mis le feu à la salle (avec les lasers et les couleurs de partout cette phrase prenait vraiment tout son sens à ce moment-là).
       
      Après quelques remerciements Meshuggah a bien entendu lancé Bleed, leur morceau le plus connu, celui que tous les batteurs qui s’essayent à la double pédale connaissent le rythme. Un de mes copains à côté (batteur, donc) était même au bord des larmes c’était trop mignon.
       
      Et en rappel, j’ai été servie: ils ont joué Demiurge, un de mes morceaux préférés, qui ressemble beaucoup à un morceau (enfin, notre morceau y ressemble beaucoup, hem) que je joue avec l’un de mes groupes, du coup entendre le riff principal me fait trop rire à chaque fois.
       
      Meshuggah a fini en beauté avec Future Breed Machine. On a enfin pu voir leurs visages, car les musiciens sont complètement dans le noir pendant qu’ils jouent pour laisser place au jeu de lumière. Big Up Tomas Haake, meilleur batteur.
       

      Pendant ce concert j’ai pu apercevoir énormément de personnes que je connaissais de près ou de loin, bref toute la scène metal lyonnaise était là.
       
      Et j’ai trouvé ça cool car si un groupe peut mettre tout le monde d’accord, c’est Meshuggah.
      Ce sont vraiment les papas du métal: leur son tabasse, tout est propre, l’ambiance crée par le jeu de lumière est unique.
      Ce n’est pas pour rien qu’ils sont là depuis 30 ans ! 
       
       
      SETLIST
       
      Clockworks
      Born in Dissonance
      Sane
      Perpetual Black Second
      Stengah
      The Hurt that Finds You First
      Lethargica
      Do Not Look Down
      Nostrum
      Violent Sleep of Reason
      Dancers to a Discordant System
      Bleed
       
      Demiurge
      Future Breed Machine
       
      Photo: mariekorner.com – Quand t’es photographe de concert et que tu vois Meshuggah tu peux être content
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