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      « Ceci n’est pas un consentement » : le rappel nécessaire sur la liberté vestimentaire

      HandsAway, l’association parisienne de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, vient de lancer la campagne choc « Ceci n’est pas un consentement ». Un coup de communication plus que nécessaire contre le harcèlement.

      On ne le répétera jamais assez : non ! Une femme habillée court n’est pas responsable d’une agression qu’elle pourrait subir. Le seul responsable, c’est l’agresseur. « Ceci n’est pas une agression » rappelle cela de façon claire et nette, par le biais de plusieurs photos assez explicites.

      Twitter @HandsAwayParis

      Si l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont permis une certaine libération de la parole des femmes, encore beaucoup de chemin reste à parcourir pour atteindre l’égalité. Et l’un des grands combats féministes encore à mener est d’arrêter de culpabiliser les victimes de violences sexistes ou sexuelles. Ainsi, HandsAway a profité de cette campagne pour s’exprimer sans équivoque :

      « Parce que la tenue d’une femme, quelle qu’elle soit, ne doit jamais être considérée comme un consentement. L’envie de porter une tenue moulante, une jupe courte, un décolleté plongeant, ou de dévoiler une parcelle de nudité ne doit pas être vue comme une invitation, ou plus grave encore, comme un élément légitimant une agression verbale ou physique, comme c’est encore trop souvent le cas aujourd’hui »

      HandsAway – Communiqué

      Rappelons que selon un sondage de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, réalisé en partenariat avec l’institut IPSOS, 27% des français considéreraient que la responsabilité d’un violeur serait atténuée, si la victime portait une tenue sexy. Certes ce sondage date de 2016 (soit avant l’affaire Weinstein), mais ce chiffre reste affreusement révélateur du chemin qu’il reste à parcourir.

      Outre la campagne « Ceci n’est pas un consentement », HandsAway a créé une application mobile afin de lutter contre le harcèlement de rue. Celle-ci permet, depuis 2016, à une femme menacée de se géolocaliser et de décrire sa situation. Un soutien est également prévu afin d’aider les victimes qui se sentiraient dans un état psychologique amoindri suite à une agression.

      Espérons donc que « Ceci n’est pas un consentement » permettra un éveil pour certaines personnes. Et pour celles et ceux qui voudraient découvrir l’ensemble de cette campagne, en voici les photos dévoilées !

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      Robin Uzan
      Journaliste, photographe et réalisateur indépendant, écrire pour Justfocus est un de mes plus grands plaisirs. Bonne lecture !

      1 COMMENTAIRE

      1. J’adore cette campagne choc ! En lien avec votre article sur le consentement et en écho avec « un fait divers » irlandais de 2018 (#thisisnotconsent). Plasticienne, des femmes indignées par l’acquittement d’un violeur, ont accepté de prêter un string, ce petit bout de tissu, symbole de culpabilité supposé, que je dessine épinglé ?
        A découvrir la série en cours de réalisation : https://1011-art.blogspot.com/p/thisisnotconsent.html
        Cette série a été présentée à des lycéens, quand l’art contemporain ouvre le débat…

        La série continue ! je fais un appel aux femmes qui souhaiterais me prêter un string pour participer au projet.

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