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      5 choses incontournables à savoir sur le Sultanat d’Oman !

      Oman est un pays moderne et jeune possédant une histoire immémoriale. Cette terre de bédouins est recouverte par 3/4 de montagnes, de canyons escarpés et de déserts flamboyant à couper le souffle. Le respect des coutumes et de la nature sont une priorité. Le pays de l’encens et de Sinbad le marin est un joyau culturel ainsi qu’un havre de paix qui a su échapper à la frénésie du tourisme.

      A travers son histoire, ses cultures et ses paysages merveilleux, nous aborderons 5 choses à savoir sur le pays des mille et une nuits.

      L’encens, parfum d’Orient

      Par encens, on entend communément toute substance dégageant une odeur lorsqu’elle est brûlée. Le mot arabe correspondant est « luban ». Il désigne en fait la résine séchée issue de l’exsudation des arbres à encens ou « Boswellia ». Il existe une vingtaine d’arbres différents à encens répertoriés.

      Son usage a évolué au fil des siècles, d’abord utiliser dans un contexte domestique, et non pas religieux ou de prestige. Il s’agit d’un usage de l’encens au sein des couches moins aisées de la population, et d’une consommation locale. Quant à l’usage de l’encens à la période préislamique, il est principalement religieux.

      On entaille d’abord l’arbre, elles (les entailles) se font à différents endroits à l’aide d’un couteau. De l’arbre, s’écoule une sève épaisse. En s’écoulant, cette résine tombe au pied de l’arbre. Cette sève est laissée sécher à même l’arbre pendant sept à dix jours. On vient alors chercher les morceaux de résine séchée tombés au sol, qui se présentent sous la forme de petites boules transparentes. La récolte se fait généralement durant la saison chaude.

      L’usage et le commerce de l’encens de nos jours, et la place qu’il tient dans la société omanaise, montrent l’importance de ce produit non seulement en tant que bien commercial, mais aussi en tant que produit culturel, élément à part entière de l’identité omanaise.

      Les systèmes d’irrigation Aflaj, trésor ancestral

      Les cinq systèmes d’irrigation inscrits représentent les quelques 3 000 systèmes d’irrigation encore en activité en Oman. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 après J.C., mais des preuves archéologiques récentes suggèrent que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 av. J.-C.

      Ce système d’irrigation conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents. La gestion et le partage équitable et efficace de l’eau dans les villages et les villes sont toujours sous-tendus par des notions de dépendance mutuelle et de collectivité. Elles sont également guidées par des observations astronomiques.

      De nombreuses tours de guet construites pour défendre les systèmes d’adduction d’eau sont intégrées au site. Elles reflètent la dépendance des communautés aux aflaj . Menacée par la baisse du niveau des eaux souterraines, l’aflaj représente une forme d’occupation des sols exceptionnellement bien conservée.

      Il y a 4 valeurs universelles qui font de ces systèmes d’irrigation des acteurs majeures de prospération :

      • Sans les aflaj, il n’y aurait guère plus que des peuplements pauvres du Golfe (ou d’autres régions désertiques).
      • La technologie des aflaj a été portée à un haut niveau en Oman et fonctionne avec succès depuis plus de deux millénaires.
      • L’organisation des systèmes de distribution d’eau est un exemple exceptionnel de structure traditionnelle ancienne d’au moins un millier d’années mais qui continue à jouer un rôle vital dans la société.
      • Les aflaj combinés d’Oman sont l’un des plus vastes systèmes d’irrigation du monde.

      Le fort de Nakhal, Une histoire de dattes

      Autre bijou d’Oman, le fort de Nakhal. Construit sur une colline rocheuse, sa forme épouse parfaitement la forme de la roche, caractéristique fréquente de la plupart des forts omanais. De ses tours, on a une vue imprenable sur les palmiers-dattiers et sur les monts Hajar. Non loin se trouve les sources d’eau chaude d’Al-Thawarah. À l’intérieur, de nombreuses salles sont ouvertes au public (chambres, salles de prière, cuisine, salons…).

      Le fort appelé aussi « Husn Al Heem », il se trouve à 120 kilomètres à l’ouest de la capitale Mascate. Il se présente à l’entrée de la région d’Al Batinah dans l’Oued Ar Raqeem. Il s’agit d’un des monuments historiques les plus importants du sultanat. On pense que l’origine historique de ce monument remaniée plusieurs fois remonte sans doute à la période anté-islamique.

      Qabus ibn Saïd, Entre modernité et conservation

      Le sultan Sayyid Qabus ibn Saïd est né le 18 novembre 1940 au Palais al-Husn de Salalah et décède le 10 janvier 2020. Le sultan suit sa scolarité à Salalah puis en Inde. A l’adolescence, il est envoyé en Grande-Bretagne où il intègre l’académie militaire de Sandhurst avant de servir au sein du bataillon des Scottish Rifles en Allemagne en 1962. Il rentre ensuite à Oman où il étudie l’histoire, le droit et la religion.

      En 1970, il renverse son père qui avait déjà une marge de manœuvre politique limitée depuis quelques années et prend le pouvoir, décidé à tourner son pays vers le développement et la modernité. La capitale devient Mascate et le pays est renommé « sultanat d’Oman »

      Depuis son arrivée au pouvoir, il a œuvré pour le développement des soins de santé et l’alphabétisation. On estime aujourd’hui qu’environ 85% des Omanais sont alphabétisés. Le secteur du tourisme est aussi l’une de ses priorités. Plusieurs hôtels de luxe voient le jour et le pays compte une compagnie aérienne.

      Le sultan a inventé en 1975 le « tour annuel » durant lequel, accompagné de sa garde et des journalistes, il sillonne le pays pour aller écouter les cheikhs (peut se traduire par Sage, Maître) et rencontrer les personnages importants des wilayat (se traduit par « Provinces »). Qabus renoue ainsi avec la pratique coutumière des princes musulmans, mais, surtout, teste la loyauté des groupes régionaux. Cette légitimité de la relation entre le souverain et son peuple va lui permettre de solidifier la nation. La couronne anglaise a aussi eu un intérêt politique et économique à stabiliser et entretenir des relations avec le sultanat.

      Le désert de Wahiba, Les dunes hospitalières

      Ce désert situé au Nord-Est du pays est célèbre pour ses dunes magnifiques, dont les teintes oscillent entre le rouge, le rose et l’orange. Ces dunes, dont certaines culminent à 200 mètres sont propices aux randonnées à dos de chameau, au sandboard, ou en jeep 4×4 pour les plus sportifs. On vient ici aussi pour retrouver l’atmosphère des caravanes d’autrefois. Lorsque les chameliers traversaient les dunes immenses en guettant les points d’eau.

      Les maîtres de ce désert sont la tribu de bédouins Al-Wahiba qui a donné son nom à cette belle région désertique d’Oman. Seuls résidents permanent du désert, les bédouins vivent de l’élevage de dromadaires, de la récolte des dattes mais aussi de la pêche puisque la mer est à deux pas du désert. Autrefois nomades, les bédouins sont aujourd’hui sédentarisés. Le désert de Wahiba est un refuge de sérénité qui surprend par son immensité et ses spectacles de couleurs chatoyantes au coucher et au lever du soleil. On peut alors dire que l’immensité n’est qu’un vaste désert où rien n’est plus clair.

      1 COMMENTAIRE

      1. Oman et un paradis pour y être allez plusieurs fois j’en suis tomber amoureuse. Les Omanais sont d’une gentillesse incroyable et on trouve tout de naturel moi je valide Oman a fond. //loveOman❤️

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