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      Ubisoft met les bouchées doubles avec Assassin’s creed Rogue- Test

      De retour avec Assassin’s creed Rogue, après nous avoir habitué à l’annualisation de sa licence depuis Assassin’s creed 2, Ubisoft a décidé que, pour 2014, le marché verrait débarquer non pas un opus, mais deux. Assassin’s creed : Unity, le gros morceau destiné aux consoles next gen (dont notre test est disponible ici) et Assassin’s creed Rogue, disponible sur ps3 et xbox 360. A l’heure où les portages sont à la mode, le fait de proposer deux jeux distincts est assez inhabituel pour une licence lors d’une période transitoire. Alors, qu’en est-il réellement ? Assassin’s creed Rogue est-il une simple arnaque pour qu’Ubisoft se fasse des « sous-sous dans la popoche », ou un titre vraiment original, qui a le mérite d’exister ?

      Tu es désormais…. Un templier !

      L’originalité principale d’Assassin’s creed Rogue a été présentée dès l’annonce du titre. Cette fois, vous incarnerez un templier. Ce n’est pas vraiment une première si l’on compte les quelques séquences du 3 où l’on incarnait Haytham Kenway. Mais le fait que le personnage principal soit un ennemi promettait de changer pas mal de choses. En réalité, Shay Patrick Cormac est un ancien assassin ayant changé de camp pour des raisons que je ne vais volontairement pas vous révéler (spoiler). Mais, depuis son changement de camp, il a pour but de traquer ses anciens amis et de les éliminer, purement et simplement. Même si c’est (presque) une première, cette nouveauté ne dépaysera certainement pas les habitués. Cela se ressent beaucoup sur le contexte du scénario, mais pas vraiment sur le gameplay, qui a très peu évolué depuis l’épisode précédent

      Black flag returns ?

      Certes, nous ne sommes plus dans les Caraïbes. Adieu, les faux Jack Sparrow, le rhum et les bouteilles à la mer ! L’ambiance d’Assassin’s creed Rogue sera bien plus glaciale vu qu’il sera possible de pérégriner en Atlantique nord, mais aussi dans la River Valley. Deux cartes navales de tailles relativement moyennes, qui n’auront vraiment pas pour but de révolutionner la licence car, il faut bien l’avouer, tout cela sent relativement le réchauffé. Vous acquérez très vite un bateau baptisé « le Morrigan ». Avec, vous pourrez abordez d’autres navires, voler des cargaisons, améliorer le vôtre, gérer une flotte… Oui, tout pareil que dans le 4. Il est vrai que quelques détails différent, comme la possibilité de simuler les affrontements de votre flotte, ou encore de se faire aborder si l’on se fait éperonner suffisamment fort, mais cela ne reste que des détails. Sur terre, fini la sarbacane qui lance des fléchettes, et bienvenue au… fusil qui tire des fléchettes ! Oui, cela ne change strictement rien… Par contre, un lance grenades fait son apparition. Vous pourrez ainsi endormir les ennemis, les rendre fous ou … casser des trucs, à peu de choses près comme le fusil cité précédemment. Dans Assassin’s creed Rogue, adieux aux petites localités, on retrouve une grande ville, puisque New York constitue la troisième carte du jeu. Certes, c’était avant le grand incendie, donc pas mal de choses changent, mais on aura vite fait de crier au déjà vu, puisque l’on pouvait déjà s’y rendre dans Assassin’s creed 3. Sur la surface, on pourrait vite se résigner et accuser Ubisoft de recyclage.

      Assassin's creed rogue 2

      Sauvé du naufrage

      Heureusement, il y a quelque chose qui frappe très vite en jouant à Assassin’s creed Rogue, le scénario. Au-delà, je dirai même le contexte général. Sur mer, même si au final vous faites globalement les mêmes choses que le pirate Edward Kenway, vous n’en restez pas moins un templier. Vous soutenez la marine anglaise. De ce fait, attaquer les éternels ennemis français s’inscrit plus dans une opération de guerre qu’une banale piraterie. Détails, me direz-vous, mais ce genre de contextualisation contribue beaucoup à l’identité du jeu. Dans le New York dAssassin’s creed Rogue, vous serez aux prises avec des gangs qui gangrènent complétement la ville, ainsi qu’à des rôdeurs qu’il vous faudra débusquer avec votre vision d’aigle dans les buissons et autres recoins sombres. Tout ce contexte renforce la puissance du scénario, s’incluant parfaitement pour clore l’arc narratif Kenway. La dernière mission constitue même une très jolie passerelle vers Unity. Tout le long du jeu, on croise des têtes connues, certaines mêmes historiques, et on prend un vrai plaisir à observer l’évolution de Shay Patrick Cormac, autant au niveau de son histoire que de sa mentalité. Le hic, c’est que cela passe beaucoup trop vite. Déjà, parce que rien n’est inutile et du coup on ne s’ennuie pas une seconde, et surtout, parce que seulement 6 séquences, ça fait léger pour un jeu qui n’est pas une extension. Malgré tout, il y a un paquet de choses à faire pour atteindre la très recherchée « synchronisation totale ».

      assassin's creed rogue 3

      Spectaculaire

      Outre l’histoire fort bien ficelée d’Assassin’s creed Rogue, il faut bien avouer que le tout transpire littéralement la classe. Déjà, les graphismes sont vraiment beaux. Le design de l’eau d’ailleurs, est même un poil supérieur à celle de Black Flag. Dans une fin d’année où certains éditeurs essayent de nous faire croire que les anciennes consoles ne tiennent plu la route, en produisant des versions PS3 et 360 parfaitement sabordées, il faut dire que c’est appréciable de voir un jeu aussi joli. Au-delà des graphismes, les missions sont variées et apportent quelques situations plaisantes à jouer, et mêmes certaines carrément spectaculaires, celle à Lisbonne, notamment, m’a vraiment agréablement surpris. Le final est aussi particulièrement spectaculaire. Le tout est, comme d’habitude, renforcé par des musiques sublimes.

      assassin's creed rogue 4

      Un titre à l’identité bien marquée

      Certains seront été déçus par Assassin’s creed Rogue. Certes, l’ensemble peut avoir l’air de proposer un arrière-goût de réchauffé, et en voyant les phases en mer, on pourrait presque se demander en plissant les yeux si l’on est pas resté sur Black Flag. Certains aussi s’attendaient à jouer un parfait méchant, un templier sans merci face à des gentils assassins toujours prêts à défendre le peuple. Il n’en est rien. Shay est attachant, ses choix sont compréhensibles et son évolution crédible. Le truc, c’est qu’en face, les assassins ne sont pas plus maléfiques (surtout après le dénouement). En somme, on se retrouve devant une histoire pas du tout manichéenne, avec une durée de vie correcte, beaucoup plus grâce aux à-côtés qu’à la trame principale. La scène finale, destinée a faire le lien avec Unity, transforme le tout en coup de maître.

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