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      Ubisoft fait le ménage suite aux cas d’agressions sexuelles et harcèlements

      Ubisoft, entreprise française, parmi les leaders dans le développement de jeux vidéos, fait face à de graves accusations. Elle doit désormais y répondre. L’entreprise, développant Assassin’s Creed, emploie plus de 18 000 salariés dans le monde et notamment 22% de femmes.

      Des comportements inacceptables dénoncés par des employées d’Ubisoft

      Dès début juillet, des témoignages publiés dans le magazine Libération dénonçaient une culture d’entreprise toxique chez Ubisoft. Ces témoignages évoquaient des propos et gestes mal placés, des cas de harcèlements sexuels et d’agressions sexuelles. Ils pointaient du doigt certains cadres d’Ubisoft et notamment Tommy François, vice-président de l’équipe éditoriale d’Ubisoft.

      Suite aux premières révélations, des enquêtes en interne auraient été lancées. Le service des ressources humaines fait l’objet d’une restructuration au vu des accusations de protection de ces comportements inappropriés. Le groupe reconnait sa responsabilité. Le PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot déclare « qu’Ubisoft n’a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif ». Mais le groupe semble vouloir repartir sur des bases saines.

      Les têtes tombent

      Nous avons tout d’abord pu regretter que durant la conférence du 12 juillet, Ubisoft n’ait pas évoqué ces affaires alors que les accusations sont graves. Cependant, lors de la présentation des résultats trimestriels 10 jours plus tard, le PDG a annoncé qu’Ubisoft devait « néanmoins relever un défi très sérieux à la suite des récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés ». Il s’est dit « déterminé à mettre en œuvre des changements profonds afin d’améliorer et renforcer notre culture d’entreprise ».

      Dès la mi-juillet, Ubisoft annonçait le départ du directeur créatif de la firme Serge Hascoët. Mais il n’est pas le seul. Parmi les départs, nous comptons également Stone Chin, directeur adjoint des relations publiques, Yannis Mallat, directeur des studios canadiens, Cécile Cornet, directrice des ressources humaines et Andrée Cossette, directrice d’Ubisoft Québec.

      Le vice-président en charge du service éditorial d’Ubisoft, Tommy François, a également quitté la société. Ce dernier avait rejoint Ubisoft quinze ans auparavant et était vice président du service éditorial depuis plus de 5 ans. C’est le journal Numérama qui nous l’annonce après avoir consulté un mail en interne datant du 31 juillet. C’est le PDG du groupe, Yves Guillemot qui a écrit ce mail. Il a assuré que Tommy François a « quitté le groupe avec effet immédiat« . Il a arrêté de travailler dès le 2 juillet « dans l’attente des conclusions de l’enquête le concernant ». Des enquêtes sont toujours en cours et il ne serait pas étonnant de voir d’autres employés poussés vers la sortie.

      Avec le mouvement me-too et la prise de conscience autour de ces sujets, Ubisoft semble vouloir montrer l’exemple en se débarrassant de ses « moutons noirs ». Est ce que cela va suffire pour se débarrasser « d’une culture d’entreprise toxique »? En tous cas, nous l’espérons.

       

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