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      Test « The Town of Light » de LKA : une ambiance psychologique pesante

      OVNI italien, The Town of Light est une descente aux enfers comme on en voit peu. Nous étions passés à côté tant sa (res)sortie fut très discrète sur Nintendo Switch en février 2020. Il semble nécessaire de parler d’une oeuvre imparfaite qui mérite une attention particulière… surtout que vous n’en ressortirez pas indemne ! 

      Italie, moitié du vingtième siècle. Renée, 16 ans, est internée à l’hôpital psychiatrique Volterra en Toscane… Le joueur découvrira les vestiges de cet hôpital à la recherche des souvenirs de la jeune fille. Que la folie commence…

      C’est fou ce qu’on peut raconter dans un simulateur de marche !

      The Town of Light n’est ni vraiment un jeu de survie ni même un jeu d’horreur malgré l’ambiance oppressante dans laquelle le joueur est plongé jusqu’à la fin. The Town of Light pourrait se définir simplement par une simulation d’urbex à la première personne. N’attendez aucun ennemi sur votre route ni même le moindre jump-scare. Vous serez seul tout au long des différents chapitres, confronté à vos souvenirs et à votre pénible solitude dans cet hôpital qui livre des secrets de plus en plus terrifiants à la limite du traumatisme. Qu’est-il arrivé à Renée lorsqu’elle fut internée alors qu’elle n’avait que seize ans ? Tel est l’objectif principal de The Town of Light qui se révèle terriblement captivant malgré sa faible durée de vie (à peine quatre heures !) et son manque global de contenu annexe.

      En tant que « simulateur de marche » glauque, ne vous attendez pas à une grande diversité dans la jouabilité. Trois touches seront utilisées tout au long de votre voyage. Observer un élément du décor, allumer une lampe de poche, revoir tous vos collectibles et votre avancée dans l’aventure. Ce sont les seules possibilités de gameplay proposées par le jeu. Pour découvrir la vérité et plonger dans de nouveaux souvenirs, vous devez fouiner dans tous les recoins de l’hôpital, ramasser les documents, compléter le journal de Renée et vous diriger vers le prochain objectif.

      The town of light

      Voyage au bout de la folie

      Avant de plonger pour la première fois dans ce jeu, il faut absolument que vous soyez en garde. L’oeuvre de LKA n’est pas innocente et traite des maladies mentales de manière très réaliste. L’ambiance est dangereusement pesante et il faut reconnaître que le moteur Unity n’arrange pas les choses. Le jeu ne se vante pas d’être le jeu le plus beau du monde mais les séquences d’animation faisant office de cinématiques et la mise en scène déprimante vous mettront véritablement mal à l’aise.

      Il faut dire que le jeu traite de sujets bien sensibles sur les mauvais traitements subis par les patients, parfois arrivés ici par hasard parce que la société ne savait plus quoi faire de leur cas. Dans l’hôpital, vous serez témoin de bien des choses : la maltraitance physique, psychologique, les abus en tous genres, les privations, la souffrance… Tout peut très vite devenir très insoutenable à l’instar de cet épouvantable final qui restera dans les mémoires de celles et ceux qui n’auront pu échapper à ces douloureuses images… Le chagrin, la pitié, le malaise, le désespoir, le choc… Telles sont les émotions qui vous accompagneront tout au long de ce voyage dans les souvenirs de la jeune Renée…

      The town of light

      Rien ne sera facile dans The Town of Light

      Toutefois, le jeu ne sera pas non plus de tout repos par rapport à ses mécanismes : de nombreux allers retours, des sous-titres trop petits, l’impossibilité de courir, le rythme lent et quelques bugs graphiques, etc. Tout cela peut rendre l’expérience très redondante et franchement très ennuyante.

      Le joueur peut se perdre, rater des informations. Il peut tourner en rond, ne pas comprendre tout de suite un objectif pour avancer au prochain chapitre… Le jeu refuse de vous tendre la main. Vous êtes seul, confronté à vous-même dans ce sinistre hôpital. C’est probablement volontaire de la part des développeurs pour pleinement plonger le joueur dans la folie, mais cela risque de le perdre à bien des égards. Et, disons-le honnêtement, ce serait vraiment dommage d’abandonner d’autant que le jeu se termine vite…

      Découvrir The Town of Light comme on découvrirait un Outlast ou un Amnesia serait une erreur fatale ! The Town of Light est une véritable descente aux enfers émotive dont aucun des joueurs ne pourrait sortir indifférent… A condition qu’il ne se soit pas trop ennuyé dans cet urbex gigantesque…

      Bande-annonce The Town of Light :

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      Emeric Gallego
      Photographe, réalisateur et passionné des jeux vidéos et du cinéma. Je rejoins les rangs de Just Focus pour partager ma passion !

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