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      Test « Resident Evil 3 Remake » (Capcom) : Un bon DLC du second volet ?!

      Alors que le monde est victime d’une pandémie, Capcom commercialise le troisième volet de sa licence culte. Avec Resident Evil 3 Remake, il est temps de dire adieu à Raccoon City et son virus transformant les habitants en zombies assoiffés de chair. Mais n’est-ce-pas l’épisode de trop ? Rend t’il honneur à l’original de 1999 ? Focus !

      Alors que des premières rumeurs autour de la suite du très bon Resident Evil VII : Biohazard se propragent, Capcom n’a pas encore fini d’hanter nos nuits et de ramener au goût du jour sa célèbre licence. Un an sépare la sortie du deuxième volet de ce troisième tant attendu des fans. Evidemment, à l’instar de l’épisode précédent, Resident Evil 3 n’est pas qu’un simple portage sur les consoles next-gen. Il s’agit d’un véritable remake avec une revue complète du gameplay… et de l’histoire. Resident Evil 3 Remake est donc modernisé et à la recherche du sublime. Mais est-il réussi pour autant ?

      Raccoon City, une merveille visuelle !

      Bien qu’il s’agisse du troisième volet, le scénario commence avant celui de Resident Evil 2. Nous retrouvont Jill Valentine, bien décidée à mettre fin aux agissements d’Umbrella Corporation après les événements du Manoir Spencer. Toutefois, elle n’est pas au bout de ses surprises lorsqu’elle réalise que la firme pharmaceutique à envoyé un véritable cauchemar à ses trousses : le Némésis. Jill se retrouve alors traquée entre l’arme biologique et les zombies de Raccoon City.

      On ne va pas se mentir, Capcom fait des merveilles dans la mise en scène de sa saga. Mais au détriment de l’exploration de son lore pourtant fascinant. Resident Evil 3 ne faillira pas à cette règle et optera pour une splendide mise en scène. Même s’il va davantage se concentrer sur l’action non-stop que sur la peur. Cela lui donne ainsi une identité propre par rapport au second volet. Il est cependant bien regrettable qu’Umbrella ne soit pas plus mise en avant dans le scénario. Après tout, toutes les révélations autour de la firme sont faîtes dans Resident Evil 2.

      La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on découvre ce titre, c’est à quel point Raccoon City (tout comme Jill et les autres protagonistes) est magnifié par le RE Engine, qui continue de faire des miracles depuis 2017 (Devil May Cry 5 l’utilisait aussi et le résultat était à couper le souffle !). Techniquement, c’est très plaisant. Avec de très beaux effets de lumières, des personnages plus vrais que nature et aucune chute de framerate avec 60 images par secondes sur les consoles pro. Mais dans son réalisme, Resident Evil 3 fait étrangement l’impasse sur le côté gore de son oeuvre. Afin d’être parfaitement optimisé et de voir apparaître des menaces omnipotentes, il fallait réduire les effets sanglants du second volet. Ce qui pourra rebuter certains, même si cela fait parti de son approche très action !

      Tire sur tout ce qui respire !

      Comme nous l’avons précisé, Resident Evil 3 Remake tire son identité de son action non-stop. Alors que les premiers volets se passaient dans des espaces très claustrophobes, vous faisant craindre la moindre ouverture de portes, ce troisième épisode se passe dans une ville et pousse à l’exploration. Raccoon City est devenu le terrain de chasse parfait dans cette traque entre Jill et le Némésis. Cela permet d’affronter des vagues successives d’ennemis, bien plus nombreux et coriaces que dans le précédent volet. Au niveau de la jouabilité, il reste identique aux bases de Resident Evil 2 tout en proposant son lot de nouveautés : un système d’esquive par exemple.

      Le gameplay se veut cependant bien plus accessible puisque le terrain est plus grand, faisant ressentir à chaque instant le danger pour Jill Valentine. Pour les adorateurs du jeu original, vous devriez vous souvenir qu’il était impossible de tirer en se déplaçant. La possibilité de le faire rend le tout bien plus dynamique (et accessible).

      Petit défaut : qui dit jeu d’action dit munitions à gogos ! Certes, le côté survie revient avec la gestion de l’inventaire, l’apparition systématique des ennemis et la crainte de croiser Némésis n’importe quand tant ce dernier est indestructible ! Cependant, il n’est pas difficile de trouver énormément de munitions. C’est beaucoup moins effrayant lorsqu’on a une douzaine de cartouches de fusil et que l’on en retrouve encore sur son chemin. Surtout que l’on peut confectionner ses propres munitions. Tout dépend de la difficulté dans laquelle on joue, mais il faut reconnaître que le challenge en pâtit un petit peu.

      Autre défaut : le système de dégâts semble être le sujet du hasard. Tuer un zombie pourrait parfois s’avérer plus compliqué que tuer le monstre le plus puissant du jeu, tandis qu’une grenade peut faire beaucoup plus de dommages qu’un fusil à bout portant !

      Quoi ? C’est déjà fini ?

      Resident Evil 3 Remake transpire tellement l’action qu’on arrive à voir le générique de fin très rapidement. C’est ici que se trouve le vrai point faible du jeu. Capcom à commis beaucoup de sacrifices pour moderniser son jeu éponyme. Ils ont retiré des parties du jeu original, ajouté des nouveautés pas franchement excitantes et modifié le bestiaire afin de concorder parfaitement à ce qui faisait le second volet. Ainsi, on voit la fin du jeu arriver au bout de quatre petites heures de jeu ! Six pour ceux qui prennent le temps d’explorer et de trouver de quoi survivre. Tout cela est mémorable mais quatre heures, c’est vraiment trop court !

      On fait souvent allusion au second volet dans ce test, mais le jeu le justifie tout le temps. Resident Evil 3 était un épisode unique à l’époque, tandis que Resident Evil 3 Remake n’a que l’action pour se démarquer du précédent volet, tant Capcom à voulu trop se rapprocher du succès de Resident Evil 2 Remake. On à ainsi l’étrange impression de ne jouer qu’à un DLC. Dynamique, fort, intense, sensationnel… mais un DLC quand même. Pour les plus grands fans de la saga, cela pourrait sonner comme une trahison !

      Cette comparaison se justifie aussi par le fait que ce jeu est le premier remake de la saga à n’avoir qu’un seul arc jouable tandis que les premiers volets pouvaient accroître la durée de vie par les deux campagnes (Jill et Chris, Claire et Leon). Carlos Oliveira est jouable mais n’apparaît que comme un personnage secondaire. On peut cependant compter sur l’obtention du meilleur score et les niveaux de difficultés pour y replonger, mais la rejouabilité paraît tout de même inexistante…

      Resident Evil Resistance

      A l’époque, Resident Evil 3 proposait pour la première fois le célèbre mode « Mercenaire », qui consiste à éradiquer le maximum d’ennemis dans des espaces confinés pour gonfler son score. Capcom à jugé bon de ne pas le réinventer mais de créer un nouveau mode de jeu en ligne inédit : Resident Evil Resistance !

      Dans ce mode de jeu, vous incarnez un survivant ou bien le Mastermind. Jouer le premier vous fera détester le multijoueur tant ce n’est pas une partie de plaisir. On sait que dans un film d’horreur, beaucoup ne sont pas sensés survivre mais était-il vraiment nécessaire que le gameplay déséquilibre complètement le tout ? On est lent, faible, parfois idiot… Et nous avons beaucoup de désavantages contrairement au Mastermind qui peut gagner plus facilement. Jouer ce rôle en revanche est la grande force de ce multijoueur car, comme son nom l’indique, nous avons le contrôle de la partie et nous devons faire en sorte que les survivants ne l’emportent pas.

      Tout cela fait étrangement penser à Dead by Daylight, mais Capcom ne semble pas avoir complètement fini son multijoueur. Un goût d’inachevé et de déjà-vu se font sentir à chaque partie…

      Resident Evil 3 était un jeu innovant avec une vraie prise de risque de la part de Capcom. C’est ce qui dérange le plus dans ce Resident Evil 3 Remake : cette trop grande volonté de ressembler à son prédécesseur. Le jeu est un vrai plaisir, mais l’impression de jouer à un DLC est pénible. Les fans risquent de hurler ou de replonger dans l’original. Car le jeu donne sérieusement envie de redécouvrir le jeu éponyme. Et vous, êtes-vous capables de plonger avec Jill Valentine dans l’enfer de Raccoon City ?   

      Resident Evil 3 Remake – bande-annonce :

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      Emeric Gallego
      Photographe, réalisateur et passionné des jeux vidéos et du cinéma. Je rejoins les rangs de Just Focus pour partager ma passion !

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