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      Test de Devil May Cry 4 Special edition sur PS4

      Les remastered font souvent l’objet de débats plutôt épineux entre les gamers de tous bords. Certains sont bien contents  de pouvoir récupérer leurs anciens jeux sur les nouvelles consoles, d’autres sont plus d’avis qu’il ne faut pas déconner, et qu’il y a à peine une dizaine d’années, les remastered ne servaient à rien grâce à la rétrocompatibilité. C’est un autre débat. Mais la question reste entière : faut-il racheter un jeu une quarantaine d’euros alors qu’on l’a déjà payé 70 euros à peine deux ans auparavant ? Est ce que, au contraire, il s’agit d’un vieux jeu remis au goût du jour avec plein de nouveautés, et y rejouer fera plus que plus plaisir, autant aux nostalgiques qu’à ceux qui n’avaient jamais eu l’occasion de toucher au dit jeu ? Bien souvent la réponse est plutôt personnelle. Il est vrai que certains remastered sont très vite repérés comme des moyens de faire rentrer de l’argent sans efforts par des éditeurs ayant senti le bon filon. Capcom a assez vite compris que, plutôt que de prendre des risques de sortir des jeux décevants dans le futur, il valait mieux capitaliser sur les succès d’antan, car on ne peut nier que l’éditeur à un sacré paquet de bons titres sous la manche. Ils en ont donc fait un objectif principal. La preuve étant DMC Definitive edition, déjà sorti, et la flopée de Resident Evil qui ont déjà été annoncés, et les autres qui viendront, bien entendus ! Mais passons sur le sujet, d’autant que l’article d‘Archange sur « les remake et remastered HD » va plus loin sur la question. Aujourd’hui, on va s’attaquer à la question d’un remastered plutôt épineux, puisqu’il s’agit de Devil May Cry 4 Special edition. Disponible chez nous en version digitale uniquement, le jeu partait déjà mal en manquant de fidélité, et en s’attirant forcément les foudres des anti_remastered qui hurlaient à l’arnaque, oubliant que Capcom annonçait trois personnages supplémentaires. Ont-ils raison ? Découvrons-le ensemble.

      Un peu d’histoire sur Devil May Cry

      Revenir aux Devil May Cry classiques n’est pas forcément anodin pour Capcom. En effet, la franchise semblait enterrée pour deux raisons : elle n’avait pas eu de suite depuis 2008, et Capcom avait rebooté officiellement la licence par l’excellent mais ma foi très dispensable DMC. Ce dernier était excellent par sa direction artistique et son gameplay, mais tellement aux antipodes de la série d’origine que le jeu aurait pu constituer tout simplement le départ d’une nouvelle licence. Mais c’est un autre débat. Devil May Cry 4 Special edition remet donc au goût du jour un jeu de 2008, soit le début de l’ère PS3/360. Ce qui semblerait évident de prime abord, c’est que l’écart technique soit énorme à combler. En effet, les deux versions sont sorties à 7 ans d’intervalle (c’est sûr que ça change de DMC dont la definitive etidtion est sortie moins de deux ans après la première). Pourtant, le jeu était déjà très beau lors de la sortie initiale. Du coup, sans surprise, le jeu est assez joli, mais pas beaucoup plus que l’original. On notera tout de même certains effets de lumière améliorés, mais on est loin de la claque graphique. En même temps, ce problème est symptomatique de beaucoup de versions remasterisées, il faut bien le dire.

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      J’aurai tendance à dire que ça ne se démode pas

      Des bijoux de gameplay

      Devil May Cry apparaît comme une énorme réussite de gameplay, et ce depuis le début des années 2000. La difficulté était un peu plus mal dosée dans le premier opus, forçant le joueur à farmer occasionnellement des orbes rouges, mais le gameplay n’a eu de cesse de s’améliorer et de s’étoffer au fin des épisodes, jusqu’à l’énorme réussite de Devil May Cry 3. Le 4, sans surprise, avait réussi à s’élever encore, en proposant un nouveau protagoniste, Nero, qui se démarquait de l’habituel Dante par des mécanismes de jeu différents. De ce côté, que nous réserve donc Devil May Cry 4 Special edition ? Il réussit à faire aussi bien, mais propose également plus de variétés grâce aux trois nouveaux personnages : Lady (pour la première fois jouable), Trish et Vergil. Jouer avec chacun d’entre eux offre des combos et switch d’armes entièrement différents qui marqueront encore plus la différence de gameplay entre les persos. Pour résumer, les nouveaux personnages sont réussis et ne se ressemblent pas, c’est une excellente chose, d’autant plus que les différentes campagnes risquent d’en lasser certains.

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      Vergil est encore plus réussi que dans Devil May Cry 3 special edition

      Trois campagnes miroirs

      Ceux qui ont connu le jeu à l’époque ne seront pas dépaysés. Il n’y a aucun nouveau stage, et aucun changement. Cela paraît relativement logique. On tentera d’oublier qu’un des défauts soulignés en 2008 était qu’en jouant Dante dans le scénario, on se contentait de refaire le jeu en sens inverse en affrontant une nouvelle fois certains boss. Le recyclage d’environnements avait déjà pour effet de lasser. Ce souci pouvait être pardonnable en 2008, mais aujourd’hui, il est difficile d’en faire abstraction en sachant que la campagne Lady/Trish et celle de Vergil sont les mêmes que celle de base avec quelques cinématiques modifiées. Le risque étant qu’au bout de plusieurs fois traversée en aller et en retour, vous ne puissiez plus voir la jungle en peinture. J’ai pris cet exemple car cette zone est déjà légèrement frustrante à la base, alors répétée à ce point…On aurait aimé, sans pour autant rêver à des campagnes complétement différentes (franchement, cela aurait été naïf), voir plus d’ajustements. Par exemple, la première mission est très bien mise en scène en tant que tutoriel avec Nero qui affronte Dante. En revanche, Vergil et Lady n’ont aucune raison d’affronter Dante à ce moment précis, d’ailleurs, la cinématique ne le présente même pas. Surtout en prenant en compte que l’histoire de Vergil étant censée se dérouler 15 ans avant les événements présents, le fait qu’il affronte son frère vieilli malgré tout est un paradoxe complet. Mais je suppose que le message est : « ne vous occupez pas du scénario bon sang, appréciez le gameplay ! ».

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      L’essentiel des changements se trouvent dans les cutscenes

      Le paradis du scoring

      3 campagnes (clonées hélas), 5 personnages avec chacun leur accès au palais sanglant (sorte de mode survie amélioré), des nouveaux costumes et un nouveau mode de difficulté (legendary dark knight) qui augmente largement le nombre d’ennemis.  Le bilan est peut-être critiquable sur certains points, mais il faut bien avouer qu’il y a de quoi faire. Si vous pensez vous lasser rapidement, alors à vous de voir si cela vaut vraiment le coup, mais si vous êtes du genre à relever les défis et a refaire de niveaux pour le scoring, vous aurez largement de quoi faire. A tous ceux adeptes de l’adage « c’était mieux avant », à ceux qui pensent que les jeux vidéo se sont « casualisés » et que c’est beaucoup trop facile de nos jours, je vous invite à tenter d’atteindre le 100 % dans Devil May Cry 4 Special edition tant certains mode de jeu sont hardcore. Le legendary dark knight, bien sûr, les palais sanglants, mais aussi le traditionnel « Dante must die ». Finir tout ça avec tous les personnages vous demandera de la maîtrise, du temps et de la patience. D’autant plus que vous devrez finir tout ça en rang S si vous visez le platine.

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      Ca sent le brûlé…

      Devez vous acheter Devil May Cry 4 Special edition si vous avez déjà fait le jeu original ? Eh bien, la réponse vous appartient, je ne suis pas payé pour faire de la pub au jeu (c’est dommage d’ailleurs, j’ai des factures à payer !). Personnellement, j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la campagne originale et accueilli avec joie les nouveaux personnages. Je continuerai à essayer de m’améliorer et d’avancer dans les difficultés supérieures qui se débloquent au fur et à mesure. Le conseillerais-je pour autant ? Au cas par cas. Objectivement, on peut juste constater que le contenu est irréprochable par le gameplay et le challenge proposé. Hélas, le minimum syndical est observé pour ce qui est des campagnes et des graphismes à peine améliorés. En fait, comme pour chaque remastered edition, le joueur devra analyser si oui ou non les ajouts lui conviennent et si cela vaut la peine d’en payer le prix. A noter que ce Devil May Cry 4 Special edition est proposé au prix de 24,99 euros, ce qui est plutôt pas mal en comparant aux autres remastered qui sont en moyenne proposés à une quarantaine d’euros. La question pouvait se poser en tant que remastered, mais si vous n’avez jamais fait le jeu : foncez, Devil May Cry 4 Special edition est excellent. Je conclurai en évoquant l’espoir d’un Devil May Cry 5 par l’artwork présent en jeu. Let’s Rock !

      dmc000

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