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      Test : « Daymare 1998 » (Invader Studios), la nostalgie suffit-elle à satisfaire pleinement ?

      Daymare 1998 est un jeu vidéo qui ressemble trait pour trait à Resident Evil ! Nullement étonnant lorsque l’on sait que ce dernier est un fan game voulant rendre hommage à l’âge d’or de la licence survival-horror. C’est donc avec un énorme sentiment de nostalgie que l’on plonge dans cette invasion de zombies. Toutefois la nostalgie n’est-elle pas le seul sentiment tout au long du jeu… Un peu en fait. Focus ! 

      Difficile de critiquer Daymare 1998 sans faire immédiatement le parallèle avec la série de jeu de Capcom. Au départ, l’équipe de développement italienne réalisa en 2015 un remake de Resident Evil 2 utilisant la caméra à l’épaule du quatrième volet. Bien évidemment, Capcom a lancé le développement du remake officiel et Invaders Studios a revu ses plans. Le remake de Resident Evil 2 change de nom et devient Daymare 1998. Si le titre fait évidemment penser à l’année de sortie du Resident Evil 2 original, il fait surtout penser à toute l’ambiance qui transpire les années 90 !

      Test : "Daymare 1998" (Invader Studios), la nostalgie suffit-elle à satisfaire pleinement ?

      Retour en 1998 !

      Ce retour en arrière est le point fort mais aussi le point faible de Daymare 1998 ! Le scénario est cliché, très manichéen, très simple. Graphiquement, le jeu n’est pas très beau, en particulier dans le traitement de certains personnages, malgré de jolis effets de lumière sur le décor. On sent que l’Unreal Engine 4 fait ce qu’il peut. Que dire du gameplay affreusement rigide ?

      Pour tout vous dire, l’expérience fut très lunatique à cause des défauts du jeu. Le jeu freeze régulièrement au même endroit vous obligeant à éteindre la console, et les chutes de framerates sont trop fréquents… Esquiver les zombies demandent des réflexes d’aciers et les hitboxs (donner un coup ou s’en prendre un) sont complètement hasardeux. Le personnage est aussi très lourd dans ses déplacements et leurs gestes sont très limités. Une possibilité du corps à corps même correct ou plus de variétés dans le gameplay n’auraient pas été de refus. Dans Daymare 1998, on se contente de tirer sur tout ce qui bouge (et vous allez vous rater souvent !) confronté à un bestiaire très faible et des armes qui ne se renouvellent jamais.

      La vraie faiblesse de ce survival-horror réside principalement dans son gameplay qui ne connaît donc aucun changement d’un bout à l’autre, et le titre est très vite répétitif. Pour Resident Evil, le joueur avait au moins le mérite de connaître des variations pour le rendre plaisant. Certes, on trouve des documents à dénicher de temps en temps, mais ne nous voilons pas la face, il s’agit d’un élément obligatoire dans les survival-horror d’aujourd’hui... Pourtant Daymare 1998 semble justement assumer son côté rétro de bout en bout ! Malgré tout ses défauts, il se dégage un vrai sentiment de nostalgie dans le jeu de Invaders Studios qui ne se séparera jamais du joueur et le poussera à terminer une fois le jeu jusqu’au bout !

      Test : "Daymare 1998" (Invader Studios), la nostalgie suffit-elle à satisfaire pleinement ?

      Daymare se démarque !

      N’oublions pas que Daymare 1998 est un jeu à petit budget et que le studio devait trouver des solutions pour pleinement créer une expérience prenante. Ce fan game de Resident Evil bat le jeu de Capcom sur une chose : les énigmes ! Cela ne signifie pas qu’il s’agit d’un aspect révolutionnaire mais elles réussissent convenablement à mélanger l’analyse de l’environnement et de la réflexion. Elles ne sont pas faciles et elles sont bien plus nombreuses que dans un Resident Evil. De cette manière (plus le choix de la difficulté), Invader Studios réussit à créer une durée de vie d’une petite dizaines d’heures (plus ou moins…). Encore une fois, dommage que le jeu peine à se renouveler…

      Notons aussi un élément scénaristique permettant à Daymare 1998 de se doter d’une vraie identité vidéo-ludique grâce au personnage de Sam. Ce dernier à des hallucinations : il voit l’homme qu’il pourchasse ainsi que sa femme morte. Ses hallucinations nous poussent à vider trop de munitions et proposent beaucoup de gunfights peu inspirantes, elles ont au moins le mérite de rendre le jeu plus intéressant.

      Heureusement que le jeu réussit à se démarquer par ses énigmes et les hallucinations du personnage de Sam ! Daymare 1998 n’aurait pas réussi à se constituer une réelle âme et l’aurait condamné à l’invisibilité. Néanmoins, on sent que le studio italien avait de grandes ambitions pour leurs faibles budgets. L’envie de faire un hommage aux maîtres étaient leur première volonté ! On veut alors encourager et souhaiter que leurs prochains jeux soient de meilleures envergures. Si vous êtes fans de Resident Evil, vous pourriez vous laissez guider par le jeu… A condition que son prix baisse considérablement… 

      Bande-annonce Daymare 1998 :

       

       

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      Emeric Gallego
      Photographe, réalisateur et passionné des jeux vidéos et du cinéma. Je rejoins les rangs de Just Focus pour partager ma passion !

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