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      Le test de Q.U.B.E. Director’s cut

      Dans le monde des puzzle games, certains titres ont pris leur place de manière quasi indétrônable sur le podium, comme c’est le cas pour Portal par exemple, et d’autres moins ambitieux mais tout aussi bon tente de venir titiller la couronne, comme par exemple Limbo. Q.U.B.E. vient plutôt jouer dans cette deuxième catégorie, celle de l’outsider peu connu, qui vient jouer sa carte. Après un passage sur PC et sur Vita dans deux très bonnes versions encensées par la critique, Q.U.B.E. tente le passage à la console de salon dans une version Director’s cut. Plongez dans le monde mystérieux du Q.U.B.E.

      Pour plonger dans l’histoire de ce Q.U.B.E., il faut faire un petit point scénario. Vous vous réveillez dans une structure inconnue sans trop savoir ce que vous faites là, puis vous entendez une voix qui vous dit que vous devez vous enfuir de cet édifice, conseil qui semble plutôt raisonnable vu la situation. Pour vous aider dans cette tâche, vous disposez de deux gants possédant la capacité de manipuler les blocs, ce qui vous permettra de passer d’une pièce à une autre en résolvant les énigmes. L’histoire s’étoffera lentement au fur et à mesure de votre évolution dans le bâtiment. Si l’histoire peut vous rappeler, non sans raison je pense, le film Cube, sachez que vous ne pouvez subir aucune fin tragique à base d’acide ou découper en apéricubes comme dans ledit film.

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      Vous disposez donc de gants permettant de manipuler les blocs pour vous échapper et résoudre les énigmes. L’un sert a attirer les blocs, l’autre à les repousser. En effet, il existe 5 types de blocs dans le jeu. Les blocs rouges, qui sont tirables 3 fois pour former une colonne, les blocs bleus qui sont des blocs « bumper » et vous permettent de vous propulser en l’air ou de propulser des objets. Les blocs jaunes qui fonctionnent par 3 à la manière d’un escalier, les blocs verts qui lâchent un cube vert et les blocs violets qui permettent de faire tourner le niveau par tranche à la manière d’un rubik’s cube. Il faudra ainsi combiner les possibilités que vous offrent ces blocs pour résoudre les énigmes de Q.U.B.E. Si les premières ne vous causeront probablement aucun souci, surtout si vous êtes un habitué du genre, les dernières énigmes vous demanderont probablement un peu plus de réflexion et de nombreux essais. Heureusement, si vous êtes mal partis, chaque pièce comporte un bloc « réinitialiser » afin de repartir du bon pied. Sachez aussi qu’en plus du parcours classique, Q.U.B.E. possède de nombreuses salles cachées dont les énigmes demanderont un peu plus de réflexion encore. Enfin, pour finir le tour du propriétaire et proposer encore plus de challenge, un mode contre la montre est disponible, vous demandant de terminer certains niveaux dans le temps imparti. Vous disposerez pour cela de vos gants, votre cerveau, vos réflexes et 2 ou 3 bonus disséminés dans les niveaux, comme un gain de temps, une vitesse améliorée ou encore un « aménagement » du niveau. A vous de voir si la perte de quelques secondes pour récupérer ses bonus est justifiée par le temps qu’ils vous font gagner. Ces défis sont particulièrement retors et n’espérez en aucun cas récolter l’or au premier passage, médaille qu’il vous faudra pour débloquer tous les niveaux du contre-la-montre.

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      Niveau graphisme, c’est propre, limite aseptisé. En effet, 95% du jeu est blanc dans l’histoire principale, contrastant ainsi avec les blocs avec lesquels vous pouvez interagir, qui eux sont colorés et limite fluorescents. Le mode contre la montre est, lui, plus coloré mais il bénéficie de plus de temps de développement car il est un ajout de la director’s cut (Rappelons que Q.U.B.E. est à la base un projet étudiant avant d’avoir été retravaillé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui). Un design simple et assumé, qui correspond parfaitement à l’ambiance du jeu, en effet, cette structure dont on ne sait pas grand-chose ne pourrait être plus commune et pourrait tout aussi bien être un hôpital, une prison ou tout autre chose, vous laissant dans le doute jusqu’à la révélation finale.

      Cette révélation finale arrivera d’ailleurs pour la plupart des joueurs au bout de 4 ou 5 heures. Pour les joueurs qui aiment les défis, trouver les salles secrètes devrait prendre 30min de plus, sachant que les niveaux peuvent être rechargés après la fin du jeu. Enfin, le mode contre la montre vous fera vous arracher les cheveux pour trouver la trajectoire parfaite et le timing à la demi seconde près. Après plus de 4h, je n’ai toujours pas débloqué la moitié des niveaux. Enfin, la bande-son qui vous accompagnera lors de votre échappé est très discrète et parfaitement intégrée au jeu. Sachez cependant pour les plus réticents que le jeu est entièrement en anglais, sans sous titre. A ma connaissance, aucun patch n’est prévu pour remédier à cela.

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      En conclusion, Q.U.B.E. Director’s Cut joue parfaitement son rôle d’outsider dans la cour des grands puzzle games et tire son épingle du jeu par son gameplay accrocheur, son style simple et efficace et sa bande-son discrète et parfaitement accordée. Ne commettez pas la même erreur que moi en le sous-estimant devant la facilité des premières énigmes ou en le comparant à Portal (même si l’inspiration est clairement là), Q.U.B.E. a bien plus à proposer.

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