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    J’ai quelque chose à hennir : les DLC !

    Aujourd’hui, les joueurs n’ont qu’un seul sigle à la bouche : DLC, Downloadable Content. Que les anglophobes ne plissent pas les yeux, cela ne veut pas dire « téléchargeable content », même si on ne doute pas que tout le monde éprouve une grande satisfaction à payer pour télécharger. Le DLC est bien un « contenu téléchargeable » (gratuit ou payant) et il est sujet à polémique. « J’ai quelque chose à hennir » rue dans les pixels et se prépare à donner des coups de cul avec sa mauvaise foi chevaline habituelle !

    Calmons les ardeurs des gamers communistes ! Les DLC font vivre de pauvres éditeurs, si petits et tellement en détresse : EA, Warner Bros, Activision, Bethesda… Ils sont donc indispensables ! Une hérésie pourtant demeure : les DLC gratuits. Comment peut-on oser accepter que des studios si modestes et intègres puissent nous donner sans rien en retour. Sur le banc des accusés, on trouve d’ailleurs CD Projekt avec 16 DLC gratuits pour The Witcher 3 ! Comme toujours et dans tous les domaines, les Polonais font preuve d’une concurrence déloyale. A coup sûr, les employés sont rentabilisés à coup de Vodka. Gamers dites non à l’esclavagisme moderne et tournez-vous vers les DLC payants ! Dans la famille des incompris (ou des « je n’ai rien compris »), demandons Rayman Legends. Typiquement français, le jeu n’a pas su faire vivre des familles entières de Roumains en choisissant la politique du « tout déblocable en jeu ». Une honte, un scandale ! Comment peut-on accepter de privilégier le temps en jeu plutôt que l’achat ? Ces jeux sont dangereux, ils incitent à leur manière les joueurs à rester chômeurs. Mais qu’attendre d’un jeu qui fait l’apologie des jeux à gratter ? On vous fait croire que tout s’obtient en grattant et qu’on ne peut pas perdre ! Quel mensonge ! Quelle mauvaise pub pour Cash, Millionnaire, Banco, Pharaon et Black Jack ! Rayman Legends n’est pas le seul fautif, la licence Lego use et abuse de ce stratagème. Tous les personnages, véhicules, vêtements, bonus, briques rouges et autres fantaisies s’obtiennent en jouant. Avec le nombre de jeux à leur actif, les Lego aurait pu donner des idées infectes aux autres studios et ruiner le concept du DLC. Mais fort heureusement, la loi du marché a encore sa propre logique. Trop d’altruisme tue le jeu.

    Les polonais ! Cette concurrence déloyale !
    Les polonais ! Cette concurrence déloyale !

    Dead or Alive 5 Last Round propose un Season Pass autour des 80, pour des costumes de super-héros et de princesses, ce qu’exploite très bien Disney. Des voix pleines de haine et d’envie s’élèvent en jugeant le Season Pass trop cher et totalement disproportionné. Mais un vêtement reste un vêtement, qu’il soit de pixel ou de coton, à moins d’être chez Emmaüs, vous les obtenez rarement à 5 ! Les vêtements présentés en jeu sont sûrement ceux de grandes marques, nul doute que Dior a participé à la conception des tenues « princesse ». 2K Games et son Evolve ainsi que NetherRealm et son Mortal Kombat X introduisent le concept de « services minimum de base » avec peu de personnages et beaucoup de rajouts. Qui a dit que ce n’était pas déontologique ? Certainement pas les studios qui vous font racheter un jeu neuf grâce à une accumulation de DLC et encore moins les joueurs qui braillent mais achètent toujours plus. C’est bien le propre des moutons, ils bêlent beaucoup mais se contentent de l’herbe qu’on leur tend ! Le berger EA l’a bien compris, tel le Brésil qui inonde le marché européen de ses volailles, l’américain assomme à coup de DLC ses joueurs. Les braves Sims sont une véritable machine de guerre. Avec 11 versions différentes, 11 extensions et une tripotée de Kits, Les Sims 3 représente le « rêve américain », suintant les dollars et l’exploitation des joueurs bigleux. Voila un Graal de toute beauté, un porte étendard de la consommation, l’excellence du jeu en kit… Vive les Sims ! Les « Season Pass » communément appelés « Silly Pass » par les puissants, sont la preuve de la bonne foi des éditeurs. Plein de bienveillance à l’égard de nous autres gamers, ils proposent un achat global de tous les DLC à venir. Le Season Pass de Call of Duty : Advanced Warfare est à 50, les mauvaises langues diront encore que c’est trop cher et nous ne voyons pas du tout pourquoi. Pour ceux qui veulent une chauve-souris de luxe, le Season Pass de Batman Arkham Knight est à 39,99, à ce prix pas de doute, le chauve sourit et le chevelu pleure. Les joueurs feraient mieux de se contenter de ce qu’on leur donne, après tout, ils ne viennent pas rouspéter quand un pizzaiolo facture l’ajout de condiments ou qu’un concessionnaire auto vous livre la version la plus épurée d’une voiture. Pour avoir un GPS intégré, la commande de la musique sur le volant, un lecteur USB intégré et autres gadgets, il faut aligner la monnaie. Il ne faut donc pas reprocher aux malheureux éditeurs et studios de jeux de mettre un peu de beurre dans leur épinard ! Ce n’est sans doute pas Maïté qui dira le contraire.

    La « Soubrette Angélique » est une création de Dior ou… de Dorcel !

    Cette pratique des DLC s’étend comme une trainée de poudre et met le feu au porte-monnaie. Mais les joueurs semblent se réveiller bien tardivement. Que se passe-t-il dans le cerveau des addicts de la manette ? Ne devraient-ils pas s’émerveiller d’une durée de vie accrue pour les jeux ? Les DLC ne sont là que pour satisfaire leur envie vorace de rentabiliser un jeu et si les joueurs ne consommaient pas, les DLC ne seraient sûrement plus de ce jour à présent. Le sursaut des joueurs existe depuis quelques années à peine, et pourtant les DLC se sont invités depuis les années 2003 sur la vicieuse Xbox avec MechAssault et c’est Blizzard qui assoira la pratique sur PC avec son célèbre mmorpg à abonnement WOW. C’est à se demander où étaient les contestations à cette époque ! Cette guerre des DLC est à l’image de la Seconde Guerre Mondiale, on retrouve à présent une majorité de résistants anti DLC pour une minorité de collabos. Non, les studios ne sont pas de mauvaise foi, non ils ne prévoient pas par avance les DLC… ils annoncent juste qu’il y en aura, 6 mois avant la sortie du jeu. Ce sont des visionnaires, des voyants, et peut-être même… des jedi ! Celui qui verrait derrière cette stratégie des manipulateurs sans scrupules aurait bien tort, parce que l’intégrité dans le monde des jeux vidéo est une valeur sacrée. D’ailleurs qu’un jeu vous facture 5 deux maps, trois armes inédites, une armure, des skins ou un niveau en plus, on ne pourra pas reprocher la cohérence entre tous ces DLC : l’argent.

    La cinquième extension de WOW à de la « gueule » !

    Alors cessons de critiquer nos formidables studios, éditeurs et constructeurs, qui se saignent aux quatre veines pour inventer toujours plus de contenus et dépouiller un peu plus le joueur riche. Joueurs ne vous trompez pas, vous n’êtes pas les victimes mais bien les tortionnaires de l’histoire ! C’est votre soif immodérée du « toujours plus, toujours plus facile, toujours plus vite » qui vous change en dindon de la farce !

    jai quelque chose a hennir

    1 COMMENTAIRE

    1. Pour ce qui est de The Witcher 3, qu’on soit bien clairs, c’est clairement pas un truc de oufs ce qu’ils font. Déjà voilà la gueule des  » DLC « , des trucs qui devraient être inclus sur le jeu, gratos de base. Pourquoi on cri pas au génie alors que GTA inclu déjà ce genre de contenu sur le jeu de base ? Même pas besoin de télécharger ou d’attendre un  » DLC  » ( humhumhum ) chaque semaine.

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