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    Analyse du trailer d’Assassin’s Creed Valhalla : du choix, du combat et du RPG

    Ubisoft aura su faire languir ses fans. Après deux ans de développement, huit heures de stream et 24 heures d’attente, le studio français dévoile enfin le nouvel opus de sa saga : Assassin’s Creed Valhalla. Une immersion dans l’univers des Vikings accompagnée d’un premier trailer et d’une ribambelle d’informations. Le projet est ambitieux et semble vouloir réunir tous les ingrédients qui ont fait la réussite de la licence, tout en y ajoutant certaines nouveautés inattendues… Analyse. 

    Depuis plusieurs années déjà, Ubisoft est connu pour réaliser des trailers d’excellente facture. Que ce soit pour leur écriture, leur musique ou leur mise en scène. Certains sont parfois même plus appréciés que le jeu lui-même (un certain Assassin’s Creed Revelations vous vient peut-être en tête ?). Il en est de même aujourd’hui : le trailer d’Assassin’s Creed Valhalla est d’une beauté à couper le souffle. D’une durée de quatre minutes, il nous présente une quantité incroyable d’informations. Analysons les principales, point par point.

    Une nouvelle époque

    Comme ses prédécesseurs Origins et Odyssey, Assassin’s Creed Valhalla prend le pari d’emmener le joueur dans une toute nouvelle époque encore inexplorée dans la série : celle des Vikings. Et qui dit nouvelle époque dit nouveau héros. Vous incarnez donc Eivor, chef de clan souhaitant quitter sa Norvège natale pour rejoindre les rivages de l’Angleterre du IXe siècle.

    Tout au long du trailer, une voix off présente le peuple Viking comme l’une des pires créations engendrées par l’humanité. Des barbares « qui tuent et massacrent aveuglément », sans honneur ni pitié. Cette voix, c’est celle du roi (on peut lire « Rex » sur le sceau apposé à la cire). Si l’on se réfère à l’histoire des Vikings et leurs différentes invasions en Angleterre, il serait possible qu’il s’agisse du dirigeant du Wessex, l’un des royaumes chrétiens les plus puissants de l’île à l’époque. Les armoiries rouges arborées par ses soldats semblent pencher dans cette direction, sans toutefois prouver quoi que ce soit.

    Des batailles et des trahisons

    Des soldats et des guerriers Vikings, c’est justement ce que l’on voit de plus dans ce trailer. Les deux camps s’affrontent face-à-face sur un champ de bataille encore jamais vu dans la série. De quoi trancher avec l’aspect « infiltration solitaire » des derniers opus en date.

    Le trailer présente une bataille rangée assez déroutante dans un Assassin’s Creed.

    Ubisoft nous apprend sur son site officiel que ces batailles seront nombreuses. Parfois pour vaincre des troupes, d’autrefois pour prendre des forteresses. Avec, à chaque fois, plusieurs manières de vaincre l’ennemi : de front, de manière « audacieuse » (comprenez sûrement de manière discrète) mais aussi et surtout grâce à des stratégies d’alliances et de trahisons. Ces « mécanismes avancés de RPG » sont particulièrement mis en avant par Ubisoft qui s’aventure dans une direction encore peu explorée dans la saga. Les missions lointaines impliquant des unités alliées et ennemis sont apparues dans Assassin’s Creed Brotherhood. Elles furent perpétuées tout au long de la saga, sans rarement dépasser un aspect de « mini-jeu optionnel ».

    Cette possibilité d’alliances permet d’évoquer l’importance des choix. Comme dans Assassin’s Creed Odyssey, les choix du joueur seront encore une fois cruciaux et pourront influer sur la suite de l’histoire. Pour rappel, le dernier opus offrait un total de neuf fins possibles, chacune résultant des choix opérés par le joueur au fil de sa partie.

    C’est dans les vieux pots…

    Ces nouveautés seront accompagnées de fonctionnalités déjà bien connues. La première est bien évidemment la navigation, très appréciée par les fans depuis l’excellent Assassin’s Creed IV : Black Flag. Que serait un Viking sans son fidèle drakkar ? En revanche, il est bien difficile de prévoir la question des batailles navales. Selon les historiens, les drakkars étaient plus des navires de transports que des navires de guerre. Au IXe siècle, la poudre n’existait pas ! Restent alors les abordages et les combats sur le pont.

    Qui aurait pu imaginer des côtes anglaises si ensoleillées ?

    La deuxième idée est facilement identifiable en regardant le début du trailer. On y voit des Vikings très proches de leurs familles et de leurs anciens, tous réunis dans une sorte de village. Vous l’aurez deviné, il sera question de gérer le développement de la colonie de Vikings venue s’installer sur les côtes de l’Angleterre. Il faudra la faire grandir, développer des édifices, des casernes, des commerces (tels que des forges et des tatoueurs) pour développer son inventaire et son journal de quêtes. De quoi rappeler le développement de Monteriggioni dans Assassin’s Creed II, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs épisodes de la saga.

    La recette d’Assassin’s Creed Valhalla semble déjà très efficace. Le mélange entre nouvelles idées de gameplay et madeleines de Proust a un intérêt double : il permet d’attirer de nouveaux joueurs autrefois réfractaires à la licence, mais aussi de faire revenir les touts premiers joueurs, possiblement lassés treize ans après la sortie du premier opus. Le choix de l’époque est lui aussi très malin : les Vikings plaisent au public. On a pu le constater avec le dernier God of War et le succès de la série Vikings (pour ne citer qu’eux). Cependant, une question assez dérangeante peut venir à l’esprit à la fin de ce trailer : excepté l’utilisation finale de la lame secrète, est-ce qu’un autre élément évoque encore la notion « d’Assassin » ? Réponse d’ici la fin 2020. 

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