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      Star Wars Visions critique des épisodes 7 à 9 : de l’autre côté du miroir

      Dernière partie dE notre critique de la série Star Wars Visions diffusée sur Disney Plus (les critiques des épisodes 1-3 et 4 à 6 sont disponibles sur notre site). Lorsque Disney donne carte blanche à des grands noms de l’animation japonaise, cela donne 9 courts métrages placés sous le sceau du syncrétisme et de la surprise. Ces trois dernières créations concluent parfaitement cette série de très haute qualité.

      Episode 7 : The Elder. Quand Star Wars rencontre Kenshin le vagabond

      C’est le studio Trigger qui se charge de réaliser cette épisode énergique et à l’intrigue simple. Un maître Jedi et son padawan se déroutent de leur mission pour suivre une mystérieuse perturbation dans la force. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils vont devoir affronter un redoutable duelliste dont l’unique motivation est de vaincre les plus puissants porteurs de la force, peu importe leur alignement.

      Cette intrigue sert de prétexte aux animateurs pour nous livrer un combat au sabre laser grandiose. Très inspiré par la série Kenshin, il dépeint des Jedi maniant le sabre à la manière de samouraï. Les bottes secrètes, les techniques mystiques s’enchaînent portées par une ambiance envoutante. Le trait est magnifique renforcé par le design des protagonistes : un maître jedi rappelant Qin Gon Jin, un adversaire ressemblant à un moine bouddhiste. Un pur régal pour les yeux au service d’un des plus beaux duels de l’univers Star Wars.

      Episode 8 : Lop &Ocho. Au nom de la famille

      Geno Studios choisit de nous présenter un épisode qui va croiser les genres. D’un côté, une ambiance typique de Star Wars. Une planète riche en ressources est exploitée par l’empire et ses alliés. Face à cette présence, une famille, influente se déchire : doit-on collaborer ou résister ? De l’autre côté, une ambiance purement japonaise. Une héroïne kawaï croisement d’un alien et d’un lapin. Une cité digne de la Edo du XIXème que l’on aurait transportée dans une galaxie très lointaine.

      L’épisode très beau réussit cette fusion entre la S.F et le Japon traditionnel. En effet, l’architecture froide de l’empire contraste avec celle millénaire de la vieille ville. Modernisme contre tradition. Un débat quasi philosophique que l’animation transcende. Et que le scénario appuie en insistant sur ses conséquences au sein d’une famille. Les divergences profondes deviennent  fractures irrémédiables. Les scénariste ajoutent d’ailleurs une dimension historique en multipliant les clins d’oeil à l’ère Meiji :  une ère de changements profonds au Japon initiée par l’arrivée de puissances impérialistes étrangères. Cette intrigue sombre, ce récit aux multiples sens, confère une force profonde à cet épisode.

      Episode 9 : Akariki. La corruption de l’âme

      C’est Science Saru (réalisateur d’un autre court métrage) qui clôt cette saison. Choix judicieux car le studio nous offre une histoire sur le fond et sur la forme très forte. Visuellement l’épisode est très sobre s’appuyant sur des couleurs rouges, des visages fins. La musique faite de mélodie à base de tambours accentue toute la mélancolie d’une histoire où un jedi fragile vient en aide à une princesse dont le trône a été pris par une sith.

      Ce design vient appuyer une histoire extrêmement triste, intimiste. Elle rappelle à la fois la déchéance d’Anakin et les déchirements d’Obi Wan lorsqu’il vient en aide à la princesse Satine de Mandalor. Le chant des sirènes entonné par les Sith est une tentation forte. Surtout lorsque les blessures de l’âme fragilisent l’engagement des jedi. Une histoire en forme d’avertissement qui conclut une série particulièrement audacieuse et intelligente.

      Le constat au bout de ces 9 épisodes est sans appel. A quand la suite ? Brillamment animée, intelligemment écrite, chaque histoire réussit une fusion parfaite entre l’univers de Star Wars et la culture nippone. Star Wars Visions est la très belle surprise de cette fin d’année.

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