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      Quelle O.S.T d’anime écouter en cette fin d’année ? Cowboy Bebop une B.O d’exception

      En 2021, Netflix réalise l’impensable, adapter en live action l’anime culte Cowboy Bebop sorti en 1998. Si la série a fortement divisé, il y a un point où elle n’a pas déçu : l’ambiance sonore. En effet, reprenant des thèmes forts de la saga, ajoutant de nouvelles mélodies, cette saison (unique) a rappelé pourquoi l’œuvre de Watanabe Shin’ichiro a marqué toute une génération de téléspectateurs. Rarement le son et l’image n’auront été autant en harmonie. Les thèmes de Yoko Kanno accompagnent parfaitement l’action. Tout en constituant une œuvre cohérente pouvant s’écouter indépendamment de l’image. Revenons donc sur cet O.S.T inoubliable, space trip musical indépassable.

      Signée Yoko Kanno

      Pour tous les spectateurs, Cowboy Bebop c’est d’abord une expérience musicale unique dans le monde de l’animation. L’O.S.T fut composée par une grande dame Yoko Kanno et son groupe les Seatbelts. L’artiste est à la fois compositrice, chef d’orchestre, interprète. Elle a en outre été créditée pour des musiques d’anime (ghost in the shell S.A.C), des films, des jeux vidéo et un album solo. Et comme elle a été bercée de musique classique, de folk, de soul et de jazz, elle construit univers éclectique, créatif, coloré qui colle parfaitement à l’ambiance de la série.

      Dès les premiers accords, l’immersion est totale et les mélodies restent gravées à vie. Son travail fut immense : 6 heures de composition pour 24 épisodes, presque 10 heures de film. Une oeuvre colossale pour illustrer une série à la croisée du space opera, de la chasse à l’homme, du western galactique (Gogo Cactus Man) et du film noir jazzy (Flying Teapot). Cowboy Bebop met en effet en scène une équipe de chasseurs de primes vivant de contrats qui les conduisent aux quatre coins de la galaxie. L’humanité a quitté le berceau de la Terre devenue invivable pour coloniser la galaxie : Jupiter, Ganymède (Autumn in Ganymede)… Elle a, depuis, créé des univers très divers faits de planètes minières, de casinos spatiaux. Et dans ces nouveaux théâtres de l’existence se côtoient routiers de l’espace, terroristes écologistes, services de renseignements ou petits escrocs. De petits mondes indépendants  où les Hommes recréent des bribes de leur planète perdue.

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      Cowboy Bebop : hymne à la diversité

      L’originalité des thèmes musicaux demeure la force de l’ensemble. A part pour l’opening et l’ending, aucun morceau n’est réutilisé ou presque. Chaque épisode possède en effet sa propre bande son comme s’il s’agissait d’un film unique. Ceci lui confère donc une fraîcheur unique. La diversité des univers, celui des mafias, des chercheurs d’or, des scientifiques, s’incarne à travers un thème sonore.

      D’autant plus que cette humanité qui a essaimé dans l’univers a dépassé les anciennes frontières ethniques et religieuses. Ce sont des diasporas métissées, des villages globaux que la musique permet de faire ressentir. Influence jazz, pop rock, soul, blues, oriental (Bindy), funk, samba (Mushroom Hunting), hard rock (Live in Baghdad). Tout y passe dans une orgie sonore, au delà du réel. Yoko Kanno compose ainsi une partition à la fois cool à l’image des héros (Blue) et extrêmement classe portée (Call me Call me) par des musiciens originaires du Japon, de New York, de Paris (Fantaisie Sign), enrichie de nombreux chanteurs invités. Une dream-team alliant percussions, vocalises (Don’t Bother None), piano…

      Quand musique et image ne font qu’une

      L’O.S.T fait plus qu’illustrer une oeuvre foisonnante par ses thématiques et ses univers. Elle existe pour elle-même, c’est un monde en soi, celui de Yoko Kanno. En effet, si elle a dû livrer en une année son travail, ses composition sont le fruit d’années de maturation, certains morceaux étant en gestation depuis le lycée (elle a 34 ans quand sort Cowboy Bebop). Il y a dès lors une vraie écriture parfois symphonique, onirique qui porte l’intrigue.

      Mais chose rare, film et O.S.T se sont mutuellement nourris. Watanabe confiait ainsi  en 2013 que pour écrire de nouvelles scènes, il puisait son inspiration dans les nouvelles chansons de Kanno. Il en ressort un phénomène assez unique dans le monde de l’anime : une B.O qui devient le centre de l’attention, des chansons écoutées en boucle par des personnes n’ayant jamais vu l’anime. Le travail de Yoko Kanno est en définitive comparable à celui de John Williams pour la saga Star Wars : elle magnifie l’image et devient un objet musical indépendant.

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      Des morceaux pour tous les goûts

      Si cette musique a autant marqué les spectateurs, c’est parce qu’elle réussit le pari d’être hétéroclite, ambitieuse et terriblement cohérente. Imaginer que l’on passe de morceau de samba, à du hard rock, à des passages contemplatifs Elm, à du blues avec fluidité. Il y a tout ou presque dans la composition de Yoko Kanno. De la poésie, de l’hommage, de la country Waltz fo Zizi, de la J-pop Cats on Mars… Une bande son totale, hors normes.

      Ainsi, vous trouverez dans  l’O.S.T de Cowboy Bebop un morceau pour chaque moment de votre journée. Nostalgique, vous écouterez Green Bird porté par des notes douces au piano. D’humeur joyeuse, c’est Want all in Black qui vous comblera. Pour une ambiance relaxante, Space Lion est fait pour vous. Pour un réveil tout en élégance, optez pour les cuivres et les vocalises tout en rondeur de Flying Teapot. En pleine réflexion métaphysique, Blue vous accompagnera. Ou autour d’un bon café, Spokey Dokey vous apportera toutes ses sonorités blues. Enfin, pour garder le moral dans les embouteillages, passez le morceau Bad Dog No Biscuits.

      Si Cowboy Bebop est devenu culte, c’est en partie grâce à son O.S.T qui 20 ans après n’a pas perdu de son souffle et de son dynamisme. Elle est l’une des plus belles de l’animation japonaise et certainement une des plus fantastiques du 7è art .

      Retrouvez ici les liens des 20 morceaux cités dans l’article. Bonne écoute !!!

      Call me Call me ; Don’t Bother None ; Live in Baghdad ; Blue ; Want all in Black ; Too Good Too Bad

      Bad Dog No Biscuits ; Piano Black ; Bindy ; Autumn in Ganymede ; Waltz fo Zizi ; Gogo Cactus Man ;

      Cats on Mars ; Green Bird ; Spokey Dokey ; Space Lion ; Elm ; Fantaisie Sign ; Mushroom Hunting ; Flying Teapod

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