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      Lucky stryke : Ces films coréens géniaux que vous avez raté

      Il apparaît très vite pour le spectateur que le sac Louis Vuitton jouera le rôle principal de ce thriller qui s’annonce noir depuis le premier moment. Suspense sombre, paradoxe des couleurs placées avec ingéniosité le long du film. Puzzle captivant dans lequel chaque pièce habite des personnages différents, avec des réalités diverses. Le doux Magnolia aurait-il été touché de plein fouet par l’onde de choc appelée Tarantino ? Pas tant que ça…

      Même si certains échos pourraient voir défiler par votre tête les cheveux longs (et gras) de Travolta ou la permanente Mars Attacks! de Samuel L. Jackson (et même cette histoire glauque de montre…) Lucky stryke s’assume tout seul. Il est entier. Il ne s’agit pas du jeu du calamar mais plutôt de celui de la Marelle, tout aussi violent.

      Beasts Clawing at Straws, l’histoire

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      Après avoir fait faillite, Joong-Man travaille à temps partiel dans des bains publics. Dans une situation financière déplorable, il doit survenir aux besoins de sa mère atteinte d’Alzheimer, son épouse et sa fille. Dans son lieu de travail, il découvre un sac Louis Vuitton rempli d’argent dans un casier. Il décide de le prendre.

      Tae-Young travaille comme douanier. Il emprunte une grosse somme d’argent à Doo-man (Jeong Man-sik), un usurier impitoyable et prête l’argent à sa petite amie Yeon-Hee. Celle-ci s’enfuit avec l’argent laissant Tae-Young dans une situation très dangereuse.

      L’usurier commence à faire pression sur Tae-Young. Le cadavre d’une femme supposée être celui de Yeon-Hee est retrouvé. Pendant ce temps, Mi-Ran a perdu beaucoup d’argent en bourse. Elle doit également faire face à son mari violent et elle travaille comme hôtesse de bar. Un jour, son client Jin-Tae propose de tuer son mari.

      Les relations de ces personnes, qui ont des désirs différents, se dévoilent.

      Distribution

      • Jeon Do-yeon : Yeon-hee
      • Jung Woo-sung : Tae-young
      • Youn Yuh-jung : Soon-ja
      • Bae Seong-woo : Joong-man
      • Shin Hyun-bin : Mi-ran
      • Jung Man-sik : Park Doo-man
      • Jin Kyung : Young-sun
      • Jung Ga-ram : Jin-tae

      Fiche technique

      • Réalisé et écrit par Kim Yong Hoon
      • Basé sur le roman japonais Beasts Clawing at Straws de Keisuke Sone (2011)
      • Date de sortie 25 janvier 2020 (IFFR), 19 février 2020 (Corée du Sud)
      • Durée 108 minutes
      • Pays Corée du Sud

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      Impressions

      Des êtres désespérés qui s’acharnent malgré eux à prendre les mauvaises décisions, des esclaves d’une cupidité qui devient le centre de leur univers et pour laquelle ils évolueront comme des marionnettes de leur propre destin. Des scènes filmées avec adresse et finesse qui nous promènent à tâtons et curiosité d’un épisode à l’autre sans aucunement nous importuner. Des circonstances qui nous transportent, qui nous étonnent. Mélange d’intrigues, de gore, de cruauté à sauce coréenne, des prises de tête style Woody Allen. Thriller non chronologique qui nous cache avec subtilité le « avant » et le « après », dont l’histoire complexe coule comme une rivière inexorable.

      Des acteurs filmés souvent en premier plan, qui crèvent l’écran par leur prestance et qui rayonnent sous les lumières octroyées avec dextérité à chaque séquence. Jeon Do-Yeon, magnifique, dégageant un charisme qui nous sublime. Jung Woo-Sung, qui nous montre une fois de plus qu’il est capable d’interpréter n’importe quel rôle. Bae Sung-Woo, qui nous fera décrocher des sourires rien que par sa présence. Jeong Man-Sik, plus égal à lui-même que jamais. Shin Hyun-Bin, vue récemment dans Hospital Playlist et dont le rôle désespéré ne peut qu’accentuer le crescendo de Lucky Strike

      Beaucoup d’entre vous iront chercher « les autres » réalisations de Kim Young-Hoon, histoire de regarder tous ses films et de s’infiltrer encore dans ce plaisir visuel dont nous avons été témoins. On découvre avec un mélange de déception et d’étonnement qu’il s’agit de son premier film et que la seule chose qui nous reste à faire est d’attendre son prochain. Un mariage parfait entre la réalisation, le script, la photographie, le montage et les acteurs.

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