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      Quand l’illégalité menace directement l’animation japonaise : le cas SAO en Malaisie !

      Si certains d’entre vous pensent encore que l’illégalité n’a aucune répercussion sur l’animation japonaise, peut-être que cet article en fera réfléchir plus d’un !

       

      Le cas que nous allons évoquer aujourd’hui est assez récent, puisqu’il s’agit du  film Sword Art Online – Ordinal Scale réalisé par Aniplex  qui sortira en mai 2017 en France !

      La licence Sword Art Online  est connue à travers le monde, surtout depuis son adaptation en anime. Après deux saisons de grande audience, la licence s’est  lancée avec le projet du film d’animation Sword Art Online – Ordinal Scale. Le tout avec une distribution de haute envergure, puisque le film sera projeté dans plus de 100 pays. à travers le monde !

      Projeté lors d’une séance d’avant-première le 18 février 2017 en Malaisie, comme nous en avons eu dimanche et lundi en France, il se trouve qu’une personne a filmé la projection pour ensuite la diffuser sur Internet. Si ce ne sont que 8 minutes  du film qui ont fuité, les conséquences pourraient être beaucoup plus graves… Car  la Malaisie pourrait ne plus avoir droit à aucune  sortie cinéma de films d’animation japonais suite à cet évènement.

      gsc movies

       

      GSC Movies, le distributeur malaisien du film ne s’est pas fait attendre et à très rapidement fait connaître son point de vue sur cette situation délicate sur ses  réseaux sociaux :

      Capture d’écran 2017-02-22 à 22.58.11

       

      « Nous en appelons à tous les fans de SAO, nous avons appris que certaines personnes avaient filmé pendant la projection et l’ont posté en ligne illégalement.
      Il s’agit d’une faute très grave, nous comprenons que vous soyez fan de SAO, mais en réalisant des enregistrements illégaux, vous avez grandement limité la possibilité que nous vous proposions d’autres sorties mondiales en Malaisie à l’avenir.
      Veuillez nous notifier de fuites que vous pourriez  trouver en ligne s’il vous plait, nous apprécierions grandement ! Merci ! »

      odex

      ODEX Private Limited, qui s’occupe de la distribution à une échelle plus grande (Asie du Sud-Est), a aussi pris la parole sur ce cas. Ils sont intermédiaires sur des licences à succès  comme Naruto ou One Piece.

       

      Capture d’écran 2017-02-22 à 22.59.10« Fuite vidéo de 8 minutes du film SWORD ART ONLINE à Singapour et en Malaisie.
      Chers fans de SAO,
      Le Japon nous a signalé qu’il existait des vidéos illégales du film SAO allant de 10 secondes à 8 minutes, et la source a été identifiée comme provenant de la projection pour les fans de Singapour et de Malaisie du 18 février 2017. […] cet incident a des répercussions graves sur la communauté anime locale.
      Les actes irresponsables d’une minorité qui a partagé les enregistrements non autorisés a attiré les foudres des distributeurs japonais puisqu’il s’agit d’une violation du droit d’auteur, ce qui signifie très certainement de voir Singapour et la Malaisie blacklistés pour les sorties anime futures. […]
      Nous mettons tout en œuvre pour proposer les films populaires sur grand écran à leur sortie, et cela ne sera plus possible si des fuites entachent l’intégrité de notre communauté. […] »

       

      Pour résumer, on constate que  le fait qu’une ou deux personnes aient piraté « seulement 8 minutes » peut avoir des conséquences désastreuses pour la popularisation de l’animation japonaise et pour les fans des pays concernés. Ici, le cas de violation de droit d’auteurs est retenue, puisque des personnes propagent, sans l’autorisation de l’ayant-droit, une partie de sa production. La Malaisie et Singapour risquent d’être blacklistés et de ne plus avoir accès à  de futures sorties  de film d’animation japonais à cause de cette affaire. 

      Avec ce cas, on peut penser que nous sommes hors d’atteinte parce que cela se passe loin, pourtant le fansub est basé sur ce procédé. Les fans traduisent eux-même des productions japonaises qui sont piratées dans d’autres contrées et les distribuent sans l’autorisation du Japon.

       

      Une affaire illégale qui donne matière à réfléchir sur les pratiques et qui devrait faire réfléchir les fans trop audacieux qui pourraient vouloir suivre ce mauvais exemple.

       

      5 Commentaires

      1. Tiens, c’est maintenant qu’ils découvrent le « camcording » ?
        Et puis sérieux, ce genre de menace de liste noire… Ce n’est pas parce que c’est de l’animation que les distributeurs doivent prendre le public pour des gamins ou des idiots.

      2. Bon, j’avoue que la conséquence peut être désastreux.

        Maintenant, je doute qu’ils fassent ça si c’est France (en tout cas, les chances seront plus faibles). On est l’un des marchés les plus importants pour le Japon. Nous sanctionner, c’est comme les sanctionner ! x)

        • Je pense qu’en France on est moins sujet à ça par rapport à l’implication de plusieurs partenaires (ma vision personnelle), du fait qu’Aniplex est actionnaire de Wakanim et que Viz Media est propriétaire de Kazé.
          Par contre, je pense pas qu’on ai une place privilégié pour l’animation japonaise, puisque même si on est le deuxième consommateur de manga après le Japon, coté anime on est à la ramasse. Nos recettes en salles sont pas particulièrement bonnes comparé a certains pays d’Asie, comme la Chine Taiwan ou la Corée du Sud, et coté DVD/BR on est l’un des pays qui est le plus en retard (en terme de production et de ventes) comparé à l’Espagne, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne.

      3. Je pense que ce problème est plus profond que cela est on pourrait plutôt résumer cela à une punission via des répercussions socio-économico-culturellement un pays (ainsi que sa population de fans) grâce à l’argent et sa propre volonté.

        Bien que l’argent soit vital pour une entreprise (ou sinon elle n’existerait pas), faut-il vraiment blacklister une personne diffusant 10 minutes de 1h30 de vidéos (parce qu’on ne pense qu’à l’argent), ou prendre cela comme de la promotion de fan (ce qui en est à mon avis.).

        De plus Aniplex n’est pas en manque (18 millions de bénéfices, appartenant au groupe SONY MUSIC Japan à 162 millions d’euros de recettes, qui appartient à Sony Corporation, avec ENCORE plus de revenu !)

        • Au delà de l’aspect économique, je pense que ce cas est plus là pour marquer l’exemple. Le Japon est un pays intraitable vis à vis de l’illégalité et des droits d’auteurs et de nombreux faits divers en témoignent. Le fait de lancer une sortie dans plus de 100 états sur ce film Sword Art Online est une bonne opportunité pour les pays qui en bénéficient (qui était souvent restreint au Ghibli, Hosoda ou les films One Piece ou Naruto), surtout que le staff d’animation a fait le déplacement pour plusieurs avant-premières et face à ce « cadeau », certains n’ont rien trouver de mieux que de leaker une partie du film.

          Pour ce qui est de la consistance de la vidéo (8 minutes), je pense que si on peut trouver cela léger, il serait compliqué d’accepter une petite vidéo et pas une grosse (si il y en avait une) du coup on punit toute fuite. Pour moi par contre elle s’inscrit pas dans une volonté de promouvoir le titre mais plutôt de faire du buzz ou du traffic (après ce n’est que mon avis subjectif), surtout qu’Aniplex a quand même dévoilé 3 trailer avant la sortie du film en salle.

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