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      Dans le coeur de la maison d’édition Asiatika : Interview.

      Nous voulions en savoir plus sur la maison d’édition « Asiatika ». Justfocus s’est faufilé dans les coulisses de cet univers captivant pour en découvrir tous les secrets. Sylvie Etiemble, éditrice, s’est prêtée au jeu et a répondu bien volontiers à toutes nos questions.

       

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      Pouvez vous nous présenter les éditions Asiatika ?

      Natives de l’Asie et passionnées par la littérature venue d’Extrême-Orient, les Éditions Asiatika vous proposent de voyager au Japon, en Chine, au Vietnam et vers bien d’autres destinations similaires à travers les écrits et mangas d’auteurs férus par ces cultures. Ayant vu le jour un printemps 2015, à la floraison des « sakuras », les Editions Asiatika publient des auteurs et dessinateurs inspirés par l’univers manga sous forme de romans illustrés (light novel) et manfras (manga français).  Manga seinen, gekiga, ecchi, boy’s love… telle est la cible éditoriale.

      Grâce aux Éditions Asiatika, vous découvrirez des auteurs à l’imagination débordante, des dessinateurs dont le coup de crayon vif et travaillé permettra au lecteur de se familiariser à un nouveau style de BD ou manga.

      Pourquoi avoir créé cette maison d’édition ?

      Les Editions Asiatika sont nées d’un amour de l’Asie transmis par un père féru de ce continent, notamment au niveau de sa culture, de son histoire et de sa littérature.

      De La Connaissance De L’Orient, collection dirigée par ETIEMBLE en collaboration avec l’UNESCO et publiée aux éditions GALLIMARD, j’ai traversé bien des contrées sinueuses et sinophiles du côté du Haiku ou encore chez les Jésuites en Chine. Il me semblait donc tout naturel de poursuivre à ma façon cette attirance pour l’Extrême-Orient.

      Par une approche moderne et « décalée », j’ai ainsi surfé (et je surfe toujours) dans l’univers des otakus, pêchant quelques crevettes shônen telles que Naruto de Masashi KISHIMOTO ou encore Beck (thème sur la musique) d’Harold SAKUISHI, puis je me suis armée d’un énorme filet afin d’attraper dans mes références des yaois dont la magnifique série Ze de Yuki SHIMISU approchant le shintoisme ou bien encore les oeuvres d’Ayano YAMANE évoluant dans le monde sulfureux des yakuzas, MyLoveprize In Viewfinder, etc.

      Ma traversée du désir d’otakumangavore pénétra dans les grands chemins « seinen » et « gekiga ». Par curiosité, je feuilletais chez un libraire une oeuvre de TANIGUCHI, Les Enquêtes Du Limier. Tel un jeune adolescent, je m’asseyais par terre et je me mis à dévorer le premier tome. J’achetais les deux ! TANIGUCHI est un des mangakas que je préfère. C’est un érudit qui traite de sujets multiples sur la nourriture par exemple, Le Gourmet Solitaire ou encore sur l’écrivain SÔSEKI, Au Temps des Bôtchan, voire sur des sujets sensibles comme les recherches en matière génétique, Icare, co-écrit avec feu MOEBIUS. Il me prit une « faim » de lecture gekiga.

      Il y a un peu plus de trois ans, j’ouvrais un blog, A Journey In MyAsian Culture (sous le pseudonyme de Jotaro91, référence à l’élève de Musashi dans l’oeuvre d’Eiji YOSHIKAWA et de Jojo’s Bizarre Aventure d’ARAKI) que je tiens plus ou moins actuellement en raison d’un emploi du temps chargé. J’y publie tout ce qui retient mon attention, tant au niveau des séries animées japonaises que des auteurs et films asiatiques, mais ce que je chéris le plus, c’est la rubrique Culture d’Asie !

      Mon père avait pour ambition de faire découvrir aux Occidentaux une Asie intellectuelle et culturelle, pour ma part, je propose dans le cadre de ma maison d’édition littéraire de publier des amoureux d’écritures, de dessins ayant attrait avec cette Asie intellectuelle et culturelle pimentée par un soupçon épique, romanesque ou fictif.

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      Quelles sont les difficultés à gérer une telle maison d’édition ?

      Il y a en plusieurs. Le choix des auteurs et des illustrateurs d’une part mais aussi tout ce qu’il y a derrière la création d’une œuvre. Par exemple, il faut négocier les prix avec les imprimeurs et prestataires techniques (infographiste, traducteurs, supports informatiques). Nous devons aussi lancer une campagne de presse avec l’attachée presse afin de faire découvrir nos nouveautés ! C’est un véritable travail de titans.

      Qu’est ce que vous apporte votre maison d’édition dans la vie de tous les jours ?

      Question qui mérite une vaste réponse mais à laquelle on va répondre de façon concise : le goût de la lecture, les responsabilités (on gère de la réception du manuscrit jusqu’à la vente de l’œuvre publiée), le relationnel (par le biais des salons notamment) et surtout on apprécie de voyager à travers l’ossature d’une création littéraire et artistique !

      Comment recrutez-vous les artistes que vous publiez ? Quel est le processus ?

      Parfois on va à la pêche, parfois ils viennent vers nous. Selon la qualité, le feeling et le thème abordé. Le processus, cela dépend : par mail, sur site, via le relationnel. Le processus en soit est trop long à expliquer.

      Pouvez-vous nous présenter vos titres phares et nous parler de vos nouveautés ?

      Actuellement, nous avons trois coups de cœur.

      Cassandra : « « Encore prête à faire des victimes, Cassandra ? »

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      Telle est la pensée de cette magnifique personne devant son miroir, rasoir à la main, prête à se trancher les veines. Cassandra fut publiée sous le soleil d’Italie par les Editions Tunué. Elle est née de l’imagination d’un certain Giancarlo De Cataldo, auteur du fameux Romanzo Criminale, et adaptée sous forme de BD par Leonardo VALENTI au scénario et Marco CASELLI au dessin.

      Il était une fois une âme pure, perdue dans les bas-fonds d’une Italie gardant des séquelles de son passé historique. Un jour, un beau policier pénètre dans le bar fréquenté par cette âme pure. Elle se dit s’appeler Cassandra… Mais qui est-elle vraiment ? Et ce policier, qu’a-t-t-il enfoui dans le très fond de lui-même ? Une histoire sombre sur les divergences entre les êtres, les préjugés et les habitudes des unes et des autres. Un policier qui prête à réflexion… »

      Vous pouvez vous en faire une idée sur le profil de Cassandra.

      Il y a aussi Lucifer de Shana :

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      « Lucifer est un ange déchu… Lucifer est perdu entre le monde du bien et celui du mal… Deux amis d’enfance, Renzo et Yùu, vont succomber à la tentation de l’aider. Pourront-ils échapper au Mal qui les ronge ? En auront-ils la volonté ? »

      Un aperçu sur le profil du manga sur la plateforme en ligne Asiatika. 

      Et les quatre saisons de Tida ou les personnages de grands classiques manga sont revisités par l’artiste Analbar Tida dans un artbook magnifique. Vous pouvez en avoir un aperçu. 

       

       

       

       

      Avez-vous un petit coup de cœur dans ce que vous publiez ?

      Oui, nous avons Cassandra et Les quatre saisons de Tida dont je vous ai parlé ci-dessus et «Thème et variations pour insectes, fugue pour une araignée au plafond » de Jotaro91. Un Light novel qui vous invite à découvrir « les méandres de la vie luxuriante de Marc-Antoine, éditeur littéraire.

      Découvrez le profil du light novel.

      Pourquoi proposez-vous une lecture en ligne gratuite ? 

       Juste les premières pages afin de donner envie au lecteur d’en savoir plus…

      Suivez les actualités du site Asiatika.

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