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      Ces films que nous avons vus ou pas vu en 2021: A year end medley, une façon charmante de commencer l’année

      Pour tout cinéphile, l’arrivée de l’année 2022 pourrait être teintée d’une légère frustration. Aurais-je le temps de visionner tous les films réalisés en 2021 qui m’intéressaient ? Ai-je raté quelque chose d’essentiel ? Et si en plus nous sommes attirés par tous ces films qui ne toucheront jamais le sol français, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

      Pourtant, depuis cette période de pandémie, on dirait que le milieu du cinéma se déplace par à-coups. Soit c’est le calme plat, soit c’est le navet dans toute sa splendeur, soit la planète se voit submergée, entraînée, happée (et d’autres herbes) par une série sud-coréenne aux arrière-goûts de film japonais. La poupée qui chantait « Mugunghwa kkoci pieot seumnida » nous a hypnotisé et consolé à sa façon d’un certain manque de régularité. Elle a bouché les trous, quoi.

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      Il faut se rendre à l’évidence, l’année 2021 ne restera pas dans les annales question cinéma. Même La casa de papel a essayé de finir en toute beauté nous prouvant une fois de plus, qu’il faut toujours maîtriser la rançon du succès. Ce qui en somme voudrait dire, qu’il faut savoir s’arrêter et que le Oh bella ciao de la première saison aurait été une bonne façon de dire hasta la vista. Adieu. Et puis, alors que Gong Yoo, réticent jusqu’à présent, fait sa première apparition dans les réseaux sociaux en postant la photo d’un calamar et que l’espoir d’un film smart qui marquerait les esprits semble aussi probable que de faire des grosses folies le 31 décembre, la série « The silent sea » et le génialissime « Don’t look up«  se pointent. « On va tous crever !!! » Une dérision aussi acide et sous-réaliste que Leonardo DiCaprio en train de se déplacer en jet privé pour parler écologie. Une image, un miroir de la société dont il vaut mieux rire, car cela risquerait de faire très peur.

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      « Hellbound«  avait essayé de nous envoyer un message mais… avons-nous vraiment besoin d’une telle prise de tête en ce moment ? Pourquoi est-ce que Bollywood a vu une fois le jour ? Tout simplement parce que les Indiens préfèrent voir des danses et des histoires d’amour que la pauvreté, la corruption et la misère. Parce que parfois la réalité est tellement insupportable, qu’on demande à un film de nous faire oublier, ne serait-ce que pour deux heures, que notre vie est pourrie. Bon, pour rester plus light, on dira plutôt, nous faire oublier que la situation est très difficile. Donc, le tant attendu Hellbound a fondu aussi vite que la glace au soleil et a disparu dans l’oubli sans trop laisser de traces.

      L’année 2021 nous a quand même fait quelques cadeaux.

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      Dune, avec le charismatique Timothée Chalamet. Rien à voir avec la version de David Lynch, pour notre grand bonheur. La production n’a pas lésiné dans les moyens, et ces moyens en question nous ont plongé dans l’ambiance si particulière des romans de Frank Herbert. La Bande sonore du film est composéé par Hans Zimmer, à qui on doit, entre autres, la bande sonore de Black Rain, Thelma et Louise, Le Roi lion, ou Gladiator. Et la cinématographie de Greig Fraser qui avait réussi, dans le cas du film Lion, à nous promener par les paysages de l’Inde ou de l’Australie comme si nous étions présents. Seul hic de cette version ? On nous a promis la suite pour 2023 et par les temps qui courent, les suites sont souvent très incertaines. Espérons qu’aucun des acteurs n’aura des fantasmes à penchants cannibales et que personne ne violera ou séquestrera qui que ce soit. Croisons les doigts.

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      The French Dispatch. Pourquoi pas. Wes Anderson, soit on l’aime beaucoup soit on ne l’aime pas du tout. Il a le don de nous immerger dans ce monde extravagant et onirique qui lui est si propre. Une incroyable brochette d’acteurs qui font, indéniablement, partie flagrante de ce décor féerique. (A croire qu’il aime les génériques à rallonge. Et pas n’importe quelle rallonge). On se croirait, sans aucune intention  péjorative, dans les journaux animés de Harry Potter. Intéressant, inhabituel, pittoresque, débordant de sensualité et de sensations, ce film à sketches vaut la peine qu’on s’y penche. Mais, petit conseil, s’il s’agit de votre première fois avec Wes Anderson, et pour ne pas rentrer d’une façon trop brutale dans son monde, il serait peut-être plus sage de regarder avant quelques-uns de ses films. La Famille Tenenbaum, À bord du Darjeeling Limited (avec le regretté Irfan Khan), Moonrise Kingdom ou The Grand Budapest Hotel, sans oublier L’Île aux chiens, seraient de très bons choix. Tous, à vrai dire.

      Impardonnable, distribué par Netflix, dirigé par la réalisatrice allemande Nora Fingscheidt et interprété par une Sandra Bulllock aussi abrupte, à fleur de peau et aussi magnifique que le film en soi. Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, Marvel Studios gorgé de créativité plus que jamais. Avec de supers acteurs transformés en super héros qui assument complètement leur rôle dans ce tableau d’effets spéciaux généreux et impressionnants. Young Adult Matters, ovni du cinéma coréen qui tient à nous montrer le côté caché de cette jeunesse sans repères qui a abandonné, aussi volontairement que la prise du vaccin du Covid en France, tout chemin menant à la gloire. Sans filtre, sans scrupules, l’histoire d’une jeune fille de 18 ans (mineur en Corée du Sud) qui veut se faire opérer pour enlever le bébé qu’elle a dans son ventre. Autant le sujet est sombre, autant l’interprétation de la jeune actrice Lee Yoo-Mi (Squid game) donne une effervescence inattendue. Cela nous prendra aux tripes sans tomber dans le drame.

      A year end medley

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      Alors, pour une transition en toute douceur, on vous propose le film de Noël, A year end medley. Il fait partie de ces films qui, hors contexte, s’avèrent trop mièvres pour être appréciés. Mais… nous ne sommes pas si loin des fêtes et sa magie nous rappellera ces vieux films américains de Noël en famille. Les odeurs, la chaleur de la cheminée, les cadeaux. Ce nuage illusoire de bonheur qui couvre les foyers des classes moyennes…

      Une semaine avant le 31 décembre 2021, sept histoires d’amour se déroulent sous les yeux attentifs d’un hôtel de luxe. Des nouvelles rencontres, de l’amour non partagé, de la bromance (pas très clair, malheureusement). Ce premier amour qui provoque encore des papillons malgré des cheveux gris… le riche et la pauvre qui tombent amoureux… oui, oui, oui c’est trop cliché mais A year end medley et comme une touche de chaleur au milieu de ces temps étranges. Et puis, avec toute cette palette d’acteurs célèbres, ne serait-ce peut-être pas une façon de ces acteurs de nous souhaiter de garder espoir ?

      Le réalisateur Kwak Jae-yong a déjà fait mieux, comme My Sassy Girl ou The Classic, mais, il faut lui accorder, que malgré son habitude de se focaliser sur les personnages et leurs histoires, il sait garder une ambiance charmante et intime. Cette atmosphère qui transpire toujours une certaine couleur de bonheur, nous entraîne et dans ce cas, nous fait passer outre les clichés et remercier le réalisateur de nous faire cadeau de ces belles histoires.

      À regarder en famille et sans a priori.

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      Fiche Technique

      Réalisé par Kwak Jae-yong
      Date de sortie 29 décembre 2021
      Durée 138 minutes
      Pays Corée du Sud
      Langue Coréen

      Distribution

      Han Ji-min : So Jin, directrice de l’hôtel Emross
      Lee Dong-wook : PDG de l’hôtel
      Kang Ha-neul : Jae Yong, un client
      Yoona : Soo Yeon, une employée de l’hôtel
      Won Jin-ah : Lee Young
      Kim Young-kwang : Seung Hyo, producteur de radio
      Ko Sung-hee : Young Joo, un pianiste de jazz
      Seo Kang-joon : Lee Kang
      Lee Kwang-soo : Sang Hoon
      Lee Jin-wook : Jin Ho
      Lee Kyu-hyung
      Jo Joon-young : Park Se-jik
      Won Ji-an : Lim Ah-yeong, une patineuse artistique
      Lee Hye-young : Catherine
      Jung Jin-young : Sang Gyu
      Baek Eun-hye : femme de chambre de l’hôtel « Emross »
      Lee Joong-ok : directeur exécutif
      Kim Soo-gyeom : Lee Chul-min

      OST  Young Adult Matters

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