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      4 autres séries coréennes à voir absolument sur Netflix : une affaire de goût… et de sous-titres

      Comme la moitié de la planète, vous avez peut-être regardé Squid Game. Et puis My name, D.P., Hellbound et puis… vous avez tapé Séries coréennes dans la barre de recherche de Netflix. Apercevant tout un nouveau univers, vous vous êtes demandés quel autre drama pourriez-vous voir après ça. Vous vous êtes posés cette question existentielle et philosophique en remarquant que la plupart de ces séries ne sont pas doublées « ai-je envie de lire des sous-titres ? ». Il y en a qui sont passés à une autre chose mais vous, vous avez quand même envie de découvrir.

      « Le fournisseur d’accès à Internet sud-coréen SK Broadband poursuit Netflix en justice pour qu’il paie l’augmentation des coûts de réseau à cause de Squid Game. Les utilisateurs surfent sur internet pour aller sur les sites de ces plateformes, donc ces dernières doivent participer financièrement à l’entretien du réseau. SK Broadband assure que son trafic a été multiplié par 24 en Corée du Sud depuis mai 2018 et attribue en partie cette hausse spectaculaire au succès de Squid Game ou DP, des productions de Netflix. La plateforme compte 4 millions d’abonnés dans le pays ». (Source)

      Cette série aurait eu trop de succès ! Mais à qui, à quoi doit-elle sa popularité ? Inutile d’en débattre vu que Squid Game semble l’un des sujets principaux qui circulent ce temps-ci sur Internet. Si vous souhaitez un renseignement quelconque sur ce drama, vous n’avez qu’à taper « S ». Votre moteur de recherche vous donnera directement le nom de la série et toutes les informations voulues. Alors, on pourrait formuler la question autrement. Pourquoi cette série, ce drama, (dénomination des séries données par les Coréens) et pas d’autres ?

      Pourquoi malgré tous les artistes géniaux et intéressants qui existent dans cette péninsule, c’est Psy et son Gangnam style qui ont rencontré un succès mondial ? Sans vouloir atténuer trop son mérite, franchement, ce tube, était-il à la hauteur de tout cet engouement ?

      Pour que Squid Game, Gangnam style ou le film Parasite, bien sûr, aient connu un tel succès, il a fallu beaucoup de dramas, de films et des chanteurs avant ce phénomène. Comme des boîtes qu’on aurait empilées les unes sur les autres jusqu’à ce qu’on finisse par remarquer celle qui se trouve tout au-dessus.

      Alors voilà quelques séries parmi les meilleures. Pas de statistiques, pas des chiffres, juste le retour des passionnés du genre. Nous n’irons pas trop loin dans le temps mais bientôt, un article parlant des vieilles séries coréennes verra le jour. Elles sont kitsch, parfois mal tournées, mal jouées mais elles nous ont accroché, nous qui déambulons par les couloirs des séries coréennes depuis plus de 20 ans.

      It’s okay not to be okay (2020)

      Drama magique qui parle avec délicatesse du handicap. Que ce soit sous forme d’autisme ou sous la forme des blessures qu’on porte avec nous et qui provoquent des comportements handicapants.

      Un voyage qui nous amènera, à travers ses contes, vers des émotions profondes qui nous ouvriront les yeux à de nouvelles perspectives.

      L’histoire d’un jeune homme qui a été conçu pour qu’un jour il s’occupe de son frère autiste. Pour une fois, un trio (pas un couple, comme d’habitude) en parfaite osmose dont l’incroyable performance ne fera que lui donner encore plus de valeur.

      Le don de soi, la compréhension de l’autre, l’amour inconditionnel, le sourire dans les yeux de la personne qu’on aime… It’s okay not to be okay nous montre que les histoires d’amour peuvent voir le jour sous des formes diverses. Que l’expression de l’amour ne se limite pas un seul chemin. À voir et revoir.

      Strangers from hell (2019)

      Aussi horrible que géniale, Strangers from hell s’affiche très vite imbibée d’une violence psychologique qui nous retourne l’estomac, et une tension qui nous fait nous demander, malgré nous, pourquoi est-ce que l’on s’inflige cela.

      Torture, sadisme, le gore dans toute sa splendeur. Cette série est vraiment malsaine, sa perfection nous immergeant directement vers un mal-être insoutenable. Elle est méticuleuse, avec un but qui nous entraîne. Vers quoi ? On a très peur de le découvrir mais on y tient quand même.

      Parce que le réalisateur a pris bien soin à ce que chaque détail nous mette en effervescence. Parce que l’histoire a un côté « je pourrais aussi basculer de l’autre côté de la force » qui donne la chair de poule. Parce que Lee Dong Wook fait peur rien que par sa présence. Maigre comme un clou, tout pâle, d’une voix monocorde, à des années lumières de notre chère faucheuse. Il n’y a que ce bon vieux Jack Nicholson qui aurait pu l’égaliser. Pas la peine de dire « âmes sensibles s’abstenir »

      It’s Ok, This is Love (2014)

      « It’s Ok, This is Love » parle des problèmes psychologiques inhérents à chaque personne : les tocs, la phobie de l’amour, le résultat des maltraitances… cela ne veut pas dire que nous sommes tous malades, mais nous avons tous ce petit côté maniaque. Avec une grande délicatesse, il retranscrit le traumatisme d’un écrivain très connu. Il le décortique jusqu’à ce qu’on se sente identifiés avec l’un des personnages. Sans se prendre la tête, en toute douceur, nous croyant encore embarqués dans une série romantique, on se rend compte soudainement que cette série est en train de nous soigner.

      Le cinéma coréen montre une fois de plus son adresse pour interagir avec le spectateur. Le spectateur en question, peinard sur son canapé, ne sait pas du tout ce qui lui arrive et à un moment donné, il va se demander, mais c’est quoi ce truc ? Pourquoi ça me touche à ce point ? Il ne le sait pas, il ignore encore, que l’une des qualités du cinéma asiatique, c’est de faire que les spectateurs se sentent identifiés avec les personnages et l’histoire.

      Kingdom (2019)

      Pour votre première série historique coréenne, vous qui, après Squid Game êtes à la recherche d’émotions fortes, Kingdom sera à la hauteur de toutes vos attentes. Vous êtes allés au cinéma regarder Dernier train pour Busan (ou peut-être que vous l’avez visionné par d’autres moyens moins légaux). On vous l’a conseillé et avec un peu de chance vous êtes tombés sur la version sous-titrée. C’était la bonne vieille époque où The walking dead était encore intéressant mais commençait tout doucement (mais fermement) à perdre de son attrait initial. Alors un film de zombies, même s’il s’agit d’un film coréen, pourquoi pas. Vous avez été agréablement surpris. Vous vous êtes dits, naïfs, qu’il n’y avait plus rien à explorer question zombies. Vous ne saviez pas où vous mettiez les pieds et qui était le réalisateur Yeon Sang-ho (Hellbound, ça vous dit quelque chose ?).

      La réalisation de Kingdom a été confiée à Kim Seong-hoon. Mais si, vous le connaissez. Il s’agit du réalisateur à l’origine de Hard day, film qui aurait mérité largement le succès de Parasite. Hélas, il faisait partie de ces boîtes que nous avons empilées pour donner de l’importance à celle qui est tout en haut.

      L’histoire de Kingdom. Un roi souffre d’une maladie mystérieuse. Le prince héritier Chang et son garde du corps enquêtent sur la cause de cette maladie. Une femme (Bae Doo-na, quand même) pense connaître le remède. Mais il faut aller le chercher et les zombies ne semblent pas être d’accord pour la laisser passer.

      La série Kingdom est inspirée d’un manga horreur japonais intitulé  » The Kingdom of the Gods » écrit par Yoon In-Wan et illustré par Yang Kyung-Il. Et même si les zombies ne font plus vraiment peur à quiconque, il s’agit d’une série très bien rythmée, avec des rebondissements et des personnages charismatiques, piliers de l’histoire.

      Si vous avez tapé « séries coréennes » sur la barre de recherche, Netflix, dans son immense sagesse et surtout, dans son envie de vous manger tout cru, vous proposera aussi des séries japonaises, taïwanaises… asiatiques, quoi. Alors, voici la dernière proposition de série, cette fois-ci japonaise, et absolument géniale.

      Alice in Borderland (2020)

      Si Alice au pays des merveilles a été écrit sous l’emprise du LSD et qu’elle nous a fait planer dans un monde improbable de l’autre côté du miroir, Alice in Borderland nous entraîne plutôt dans un univers parallèle aussi féroce qu’impitoyable. Il nous embarque, avec ce bon vieux Battle Royale, au cœur de ce sujet dont les Japonais semblent raffoler, des individus coincés dans une situation dans laquelle ils sont obligés de tuer pour survivre.

      Mais est-ce vraiment le cas ? Version cinématographique d’un shōnen manga (qui cible principalement des ados de sexe masculin, entre 8 et 18 ans), cette apologie d’Alice au pays des merveilles se révèle d’une extrême violence. Son intensité ne se voit soulagée que par le discernement, la perspicacité et les stratégies d’Arisu (Alice en japonais) aidé par sa nouvelle amie Usagi (lapin).

      Si cette série répond à tous les clichés qui nous font aimer l’atmosphère des manga (parfois trop surjoué ? Les expressions ? Les onomatopées ? Le sacrifice altruiste ? Les sectes fanatiques ? Cette terrible blessure de la bombe d’Hiroshima qui laisse inexorablement cette trace d’univers désemparé et dévasté ? Et j’en passe…) Alice in Borderland se prononce plutôt comme un thriller aussi impitoyable qu’ingénieux qui pourra aguicher les sceptiques du genre.

      Voilà, « vous n’avez plus qu’à » mais, faites attention : le monde, la galaxie, l’univers des drama coréens vous engouffrera et vous deviendrez absolument accro. Une très bonne addiction, à vrai dire…

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