Cet été, si vous tentiez le « tourisme durable » ?

Après un confinement difficile, beaucoup d’entre nous rêvent d’évasion pour la période estivale. Et si vous amorciez des vacances plus écologiques avec le tourisme durable ?

Le tourisme durable, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom le laisse entendre, le tourisme durable est inspiré de la notion de développement durable. Le but est d’apprendre à vivre nos vacances de façon plus écologique. Car dans un contexte de dérèglement climatique et de crise sanitaire mettant en péril de nombreuses régions du monde, chaque geste compte. Mais paradoxalement, c’est en période estivale que nous y sommes le moins attentifs.

Le tourisme durable a été défini par l’Organisation Mondiale du Tourisme comme étant :

“Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”.

Il faut cependant préciser que le tourisme durable n’est pas un segment de marché à part ou une pratique encadrée. Il s’agit avant tout d’une démarche personnelle, qui peut être adoptée par n’importe quel touriste désireux de faire attention à son impact écologique. En clair : vos choix feront la différence entre un tourisme lambda et le tourisme durable.

Forest heart shaped lake with sky reflection top aerial view. Wildlife and nature conservation theme

L’avis des experts :

« L’avenir du tourisme sera forcément éthique ».

Tels sont les propos de Kevin Rivaton, l’un des acteurs les plus influents du tourisme durable. Né à Beyrouth en 1982, Kevin Rivaton est passionné par la culture libanaise. À ce titre, il s’est impliqué pour le développement d’un écotourisme au sein de son pays natal.

Le Liban s’est ouvert (comme bien d’autres pays) de façon plus accrue au tourisme au début des années 90. Véritable eldorado des randonnées et autres treks, le pays comporte également de nombreuses réserves naturelles. De quoi attirer de nombreux touristes de tous horizons.

Kevin Rivaton a donc fait du Liban un ses fers de lance pour le développement du tourisme durable, mais la France n’est pas en reste. Il considère en effet que le tourisme durable est tout à fait à même de se développer, notamment dans le sud de la France. Il préconise avant tout les voyages en petits comités, afin d’éviter au maximum le tourisme de masse.

En outre, la France est un terrain de jeu idéal pour tous les marcheurs et campeurs passionnés. Les paysages ne manquent pas et les cultures locales non plus. De quoi se préparer quelques semaines de randonnées vivifiantes et riches en culture.

Quels sont les enjeux de ce type de tourisme ?

Une chose essentielle : le tourisme représente 10% du PIB mondial… 10% ! Mais le tourisme, quand il n’est pas maîtrisé, a des conséquences dramatiques sur certains lieux de villégiature.

Déchets abandonnés, ressources naturelles saturées, dégradation du patrimoine culturel, mise en péril de la biodiversité… Nos déplacements ont des conséquences. Et en prendre conscience est le meilleur moyen de partir en vacances tout en étant respectueux de son environnement.

Le dérèglement climatique et ses enjeux doivent être au cœur des préoccupations de chacun. Et cela ne doit pas cesser de nous préoccuper parce que nous sommes en congés payés.

En outre, la crise du Coronavirus nous a montré à quel point notre société était fragile. Le tourisme en est d’ailleurs durablement affecté. Peut-être est-ce donc le moment idéal pour repenser notre façon de pratiquer le tourisme.

Comment rendre ses voyages plus responsables ?

Puisqu’un dixième du PIB planétaire est dû au tourisme, nos choix doivent s’adapter à nos déplacements. Mais alors que faire pour rendre nos voyages écoresponsables ? Quelques gestes simples peuvent d’ores et déjà faire la différence :

Triez vos déchets avec attention

Dans un contexte où vous risquez de plus consommer qu’à l’accoutumée, le tri des déchets doit être effectué avec plus d’attention que jamais. Peu importe la destination, il faut la laisser propre. Cela est d’autant plus valable dans les lieux touristiques très fréquentés. Car un écart de conduite multiplié par plusieurs milliers de personnes peut vite rendre la destination de rêve moins attrayante…

Consommez local

Cela vaut pour le reste de l’année bien sûr, mais les vacances sont propices à la consommation de produits locaux.

Privilégier les circuits courts permet de favoriser les producteurs locaux, tout en limitant les importations. Et bien souvent, les produits seront infiniment meilleurs (aussi bien à déguster que pour la santé).

Privilégiez les transports écoresponsables

Vérifiez quel moyen de transport est le moins polluant en fonction de votre trajet. Car tous les moyens de transport ne se valent pas en termes de pollution. On pense notamment aux transports aériens, responsables à eux seuls de 2% à 3% des émissions de gaz à effet de serre (rien que ça).

Certes, si vous souhaitez vous rendre en Amérique du Sud, difficile d’y aller en train ou à vélo… Mais si vous souhaitez faire un simple Paris – Marseille, un petit saut en train sera le moins polluant. Vous pourrez même en profiter pour admirer les divers paysages qui jalonnent la France.

Et en parlant de paysages, vous pourrez vous organiser un petit road-trip tout en louant une voiture électrique. Vous pourrez ainsi découvrir l’Europe sous toutes ses coutures dans un transport écoresponsable, le tout en consommant local (combo !).

Mais revenons à nos avions ! Car il se peut que vous soyez un globe-trotter et que l’envie vous prenne de partir à l’autre bout du monde. Si c’est le cas, pensez à privilégier les vols directs plutôt que ceux avec des escales. Car les trajets avec escales sont plus polluants que les directs.

Ecology tourism concept. 3D illustration on wooden background.

Le bon lieu au bon moment

Si vous souhaitez partir à Venise, en Crète ou à Marrakech durant la haute saison, autant vous dire que vous ne profiterez pas du voyage…

Mais en plus, cela rend certaines destinations cruellement dépendantes des touristes. C’est d’ailleurs en cela que le Covid 19 a démontré la fragilité de certains lieux, pourtant incontournables.

Si l’on prend l’exemple de Venise, on remarque qu’en dehors de la haute saison, la ville est quasiment désertée par les visiteurs. Or, la capitale de la Vénétie vaut le détour, quelle que soit la période de l’année.

Voyager en dehors de la haute saison permet de ne pas saturer les ressources naturelles, tout en assurant une pérennité aux lieux visités. Et en plus, vous n’aurez pas à subir la vague de visiteurs qui pourraient monopoliser certains endroits.

 

Vous voilà maintenant parés pour vos prochaines vacances écologiques ! Et vous ? Avez-vous déjà pris vos mesures pour rendre votre tourisme durable ?

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