Test Mobilityurban : la wheel, entre vélo et sensation de glisse pour ce nouveau mode de déplacement urbain

Vous l’avez sûrement déjà aperçue dans la rue ou se faufilant dans les embouteillages : la wheel ! Cette mono-roue motorisée, objet étrange et futuriste, attire tous les regards sur son passage. Pour vous, nous avons testé ce nouveau mode de déplacement chez MobilityUrban, l’une des enseignes pionnières du marché. Sensations garanties !

Anatomie d’une wheel

L’objet en lui-même fascine ; une roue, deux pédales, un moteur, une batterie, un gyroscope, voilà le principe. La taille de la roue, la puissance du moteur ou l’autonomie de la batterie induisent les différents usages que l’on peut faire de ce véhicule. Le choix du modèle dépend de l’usage que l’on souhaite en faire : déplacement ponctuel ou quotidien, poids de l’utilisateur, inclinaison du terrain.

Le poids de l’engin oscille entre 7kg et 22kg pour une vitesse maximale conseillée de 40km/h (au delà, c’est dangereux pour l’usager et la machine). Plusieurs mécanismes de sécurité sont en place : plusieurs alarmes indicatives de vitesse et une alarme quand on dépasse la vitesse limite programmée. Une fois cette alarme activée, un « til-back »  relève automatiquement les pédales et freine la machine.

Les modèles les plus puissants peuvent tracter 110-120 kg à plus de 30km/h sur plusieurs kilomètres.

L’ensemble est garanti 2 ans, sauf la batterie lithium-ion qui est garantie 1 an. Une charge complète, allant de 4h à 17h, permet, selon les modèles, une autonomie de 40 km à 120 km.

La roue fonctionne avec une application smartphone permettant d’effectuer divers réglages. 

Pour se diriger, il est conseillé d’utiliser le GPS en mode sonore. Certaines roues possèdent même des hauts-parleurs.

Pour fonctionner et se déplacer, la machine analyse la position du corps : en se penchant vers l’avant, on avance, et en se redressant, on réduit la vitesse. Pour les plus habitués, en se penchant vers l’arrière, on peut même reculer. Enfin, pour tourner, c’est pareil, on tourne franchement la tête dans la direction souhaitée et c’est presque magique, on tourne ! 

Effet de mode ou lame de fond ?

Apparues il y a un peu plus de cinq ans en France, les gyroroues sont certes un marché de niche avec tout de même 10 000 adeptes à Paris, mais c’est surtout un style de vie. Une fois habitués, la roue devient comme un prolongement du corps pour les passionnés.

Cet été seront organisés, les 9 et 10 juin 2018, les Wheels Games, premières rencontres sportives autour de la wheel, la trottinette électrique, etc. Il est en effet possible de réaliser des figures, une fois son équilibre trouvé et avec une bonne pratique.

Si la wheel peut-être utilisée de 7 à 89 ans, le grand public a encore une certaine appréhension vis à vis de ce nouveau mode de déplacement. La démocratisation de la gyroroue est en marche, mais le poids de l’appareil et son coût restent un frein à l’achat. Il n’est pas conseillé de prendre les premiers prix pour sa propre sécurité.

Rando VLEU 12 mars 2016 Toulouse

Drôles de sensations

Une fois monté sur la wheel, on retrouve la sensation de glisse et de fluidité du ski. Il y a un côté planant et étonnamment confortable une fois que l’on s’est détendu et que l’on a assez de vitesse pour être stable. Comme la roue analyse les mouvements du corps, il est indispensable d’être le plus détendu possible, et souple sur ses articulations. Pour avancer, il faut se pencher en avant sans se courber, « comme Mickael Jackson ». C’est surprenant vraiment.

Pour ceux qui souhaitent tester avant de sauter le pas, Mobilityurban propose des initations gratuites avec un moniteur. Et pour ceux qui viennent de se lancer dans l’achat d’une roue, il est possible de prendre un cours d’une demie heure pendant lequel est proposé un ensemble d’exercices complémentaires, idéaux pour bien débuter, avec les conseils d’un professionnel passionné qui corrige également les petits défauts de posture.

 

Aussi futuriste que l’hoverboard de Retour vers le futur, la gyroroue propose une nouvelle manière de se déplacer en ville, que ce soit sur terrain plat ou en pente, et offre des sensations surprenantes de glisse.

Top 5 des raisons de passer à la gyroroue

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