[Test] « Crush Your Enemies » : retour aux sources du RTS à la sauce barbare !

[Test] « Crush Your Enemies » : retour aux sources du RTS à la sauce barbare !

[Test] « Crush Your Enemies » : retour aux sources du RTS à la sauce barbare !

Originalité/Innovation

Gameplay/Jouabilité

Graphimes/Bande-son

Durée de vie/Prix

Summary:
« Crush Your Enemies » est un petit jeu qui voit grand. Il arrive à se dresser comme un digne représentant de sa catégorie.

73%

Bon !

Vous en avez assez de jouer avec des héros tout stéréotypés ? Dans ce cas, Crush Your Enemies est fait pour vous. À l’occasion de sa sortie sur Nintendo Switch, ce jeu indépendant du studio Polonais Vile Monarch propose un retour aux bases du RTS pur et dur ! Les nostalgiques de Total Annihilation retrouveront peut-être leur âme d’adolescent avec un point de barbarisme !

Crush Your Enemies est un jeu où les barbares se battent dans la plus pure des traditions du RTS. Les développeurs ont voulu rendre hommage aux origines de ce genre tactique, en créant un système temps réel simple à comprendre et diablement agréable à jouer. Point de détail compliqué ici, le jeu consiste à abattre le camp adverse sans vergogne ni demi-mesure, avec vos lames, vos flèches et vos boucliers, un point c’est tout.

Synopsis :

L’histoire de Crush Your Enemies est élémentaire, vous êtes une bande de barbares aussi musclés que poilus et votre seule raison de vivre est de faire la guerre et boire de la bière ! Votre cri de guerre est : « Etripez-les tous ! ». Tout un programme pour faire couler le sang avec un humour très vulgaire mais tellement viril qu’il est capable d’en faire frémir Conan !

Gameplay :

Le jeu repose sur des actions qui au premier abord semblent d’une extrême simplicité, comme faire avancer ses troupes sur de petites cartes de la taille d’un écran et leur dire de taper sur tout ce qui se trouve sur leur chemin, pas plus, pas moins. Mais en réalité, derrière cette façade de newbie se cache une richesse de gameplay extraordinaire. À tel point qu’on se demande pourquoi s’embêter avec moult complications dans les RTS nouvelle génération.

Lors d’une bataille, la carte est divisée en plusieurs zones sous forme de cases. Pour avancer sur la carte, chaque camp doit convertir et occuper les zones afin de les transformer en une zone alliée. Plus il y aura de personnages, plus la conversion sera rapide.

Chaque camp commence avec un nombre d’unités qu’il faut rapidement agrandir pour avoir une supériorité numérique. Pour ce faire, les barbares de base peuvent envahir des huttes pour devenir des bouseux afin de recruter de nouveaux bouseux. Plus il y aura de bouseux dans la hutte, plus vite le recrutement se fera, et ce jusqu’à 50 unités. Ce sont aux joueurs de libérer la hutte pour que d’autres barbares puissent faire leurs apparitions. Ici, la variante du nombre d’unités est très importante pour la supériorité numérique durant les batailles. Plus encore, la vitesse à laquelle vos troupes grandissent est encore plus importante.

En plus de cela, les barbares peuvent avoir plusieurs classes : les barbares de base (appelés bouseux), les barbares spécialisés avec des équipements (appelés guerriers), et les barbares archers juchés sur leurs tourelles. Par contre, ce petit monde ne se mélange pas et gare aux joueurs qui souhaitent disposer les bouseux sur une zone occupée par des barbares guerriers. Une subtilité de gameplay qui vous oblige constamment à bien veiller sur la position exacte de vos troupes.

Une fois vos barbares fraîchement prêts au combat, il faut les déplacer sur la carte. Pour cela, vous devez leur indiquer sur la carte le chemin à suivre et définir le nombre d’unités à envoyer. Pour le reste, les batailles se font automatiquement et la supériorité numérique l’emporte généralement. Par contre, il faut bien évidemment faire attention à la différence de classe qui peut être éliminatoire si vous envoyez des barbares de base contre des chevaliers…

La force de ce système de jeu repose sur une solide structure où tout est fait pour constamment vous occuper durant toute la bataille. D’une durée de 3 à 15 minutes, ces dernières sont particulièrement bien étudiées pour convenir à un jeu occasionnel entre deux stations de train ou chez soi en attendant le début du match ! Nous sommes loin des heures de batailles interminables des autres RTS. Un très bon point !

Les différentes missions apportent pas mal de renouveau aux batailles, tant les objectifs ne seront pas tout le temps les mêmes. Il faut bien évidemment étriper le camp adverse, finir la partie avec un certain nombre d’unités, survivre pendant un certain temps ou encore terminer en un temps donné… ! Cette dernière condition donne le plus de fil à retordre, c’est sur ce point que le jeu devient un vrai challenge.

Toutes ces conditions vous permettent d’obtenir à chaque niveau jusqu’à trois têtes coupées. Votre réputation de barbares sanguinaires dépend de ces têtes coupées, car certaines forteresses ne voudront même pas se battre contre vous s’ils considèrent que vous n’êtes pas de vrais monstres. Ce qui oblige à rejouer les niveaux pour obtenir toutes les récompenses. Tout un programme…

Malgré ce tableau idyllique, un problème se pose sur Nintendo Switch. Même si le jeu est plutôt bien pensé en mode portable pour que l’on puisse y jouer avec notre doigt, le jeu est impraticable à la manette sur grand écran ! La faute à un oubli tout bête, l’impossibilité de diriger le curseur avec la croix directionnelle. En effet, seul le stick analogique fonctionne, alors que le mouvement dans les cartes correspond à des cases. De plus, il faut bien souvent tracer des lignes droites pour indiquer le chemin aux troupes. Les choses se compliquent lorsqu’il faut jouer vite contre le chronomètre, il n’est alors pas rare de devoir recommencer à plusieurs reprises sa ligne de direction et perdre un temps fou… un comble alors que la croix directionnelle aurait été plus judicieuse pour remplir ce rôle… espérons qu’une mise à jour corrige cet oubli…

Graphismes :

Du point de vue des graphismes, Crush Your Enemies fait du pixel art très bas de gamme. Mais cela suffit à proposer des cartes où la lisibilité est assurée. Il aurait gagné à être un peu plus fin mais que voulez-vous, le barbare ne fait pas dans la dentelle mais aime se montrer en dessin… En cela, les illustrations qui accompagnent le semblant d’histoire de la campagne solo sont plutôt réussies. Il y a une bonne dose d’humour, très gras, qui colle bien aux protagonistes. Attention toutefois aux âmes sensibles pour qui ce genre de discours ne passe pas.

Durée de vie :

Dans le jeu, il y a de quoi faire avec les 72 premiers niveaux et les niveaux annexes complètement déjantés. De plus, un mode versus est présent pour des batailles épiques à deux. Ainsi qu’un mode en ligne avec classement ! Comptez environ 20 à 30 heures pour finir le jeu en solo avec toutes les têtes…

Environnement sonore :

Les musiques sont d’un goût très inspiré grâce aux compositions de Marcin Przybylowicz. On y retrouve la touche typique de cet auteur connu pour sa participation à The Witcher 2 et 3. Le reste est d’un bon niveau, même si on aurait préféré de vraies voix plutôt qu’un blablabla ou un blobloblo en guise de paroles dans les phases narratives.

Crush Your Enemies est un petit jeu qui voit grand. Il arrive à se dresser comme un digne représentant de sa catégorie, grâce à un système de jeu simple, accessible et efficace dans la durée. Même s’il ne révolutionne pas le genre, ce retour aux sources du RTS de Vile Monarch est réalisé de la plus belle des manières. L’univers ne plaira pas à tout le monde, mais pour ceux qui y adhèrent, le contenu est solide. Sorti en 2016 sur IOS à 3.99, affiché sur Steam à 9.99, cette version Switch sortie le 2 août à 7.99 est une bonne manière d’accéder à cette petite bombe trop méconnue de la stratégie temps réel.

Vidéo sur Crush Your Enemies :

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