Pourquoi Andor est-elle la meilleure série Star Wars en live action ?

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L’ultime épisode de Andor est disponible sur Disney+ depuis le 23 novembre dernier. Un ultime chapitre qui vient conclure en beauté cette quatrième série en live action dérivée de l’univers Star Wars. Créée par Stephen Schiff et majoritairement écrite par Tony Gilroy, la série Andor a fait forte impression et se place indubitablement comme la meilleure série en live action produite par LucasFilm. Voici, en 11 raisons, pourquoi on a adoré Andor :

Une équipe technique au top

On a adoré Andor, déjà pour son équipe technique. Il faut dire que cette fois, LucasFilm et Disney ont mis le paquet et ont monté une équipe aux petits oignons pour les fans de l’univers Star Wars. On a adoré Andor parce que :

1. Diego Luna est de retour dans la peau de Cassian Andor. Ce comédien d’origine mexicaine de 42 ans a déjà prouvé, par le passé, ses compétences comme acteur international. Il débute sa carrière au carrefour du XXIème siècle avec des petits rôles dans des productions mexicaines. Il faut attendre le début des années 2010 pour le voir dans des productions américaines plus influentes comme Contrebande, Elysium et évidemment Rogue One : A Star Wars Story. Son incarnation du rôle de Cassian Andor l’a fait connaître aux yeux du grand public. Et son interprétation minimaliste, désenchanté et détaché de son personnage font de Diego Luna un solide comédien, qui donne vie à un personnage passionnant avec une subtilité bien à lui.

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2. Le scénariste Tony Gilroy s’est occupé de la grande majorité de l’histoire de Andor. Scénariste, producteur et même réalisateur ; Tony Gilroy a une forte influence sur le cinéma hollywoodien. Il est notamment la plume derrière L’Associé du Diable, Armageddon, L’Échange ou encore la saga Jason Bourne. Il s’est également essayé à quatre reprises au métier de metteur en scène puisqu’il a dirigé les films Michael Clayton, Duplicity et Jason Bourne : L’Héritage. Il a également réalisé le premier épisode de la série Andor. Son style froid emprunté aux thrillers et aux films d’action permet ainsi à Andor de changer des carcans habituels de la licence Star Wars. Le scénariste a insufflé un ton glaçant au show, permettant de l’emmener vers des sphères plus matures que le reste de la licence.

3. Le comédien Stellan Skarsgard est lui aussi à l’affiche de Andor. En 49 ans de carrière, ce comédien d’origine suédoise a tourné avec les plus grands. Il est apparu dans des films cultes comme A la poursuite d’Octobre rouge, Will Hunting, Amistad, Peur bleue ou encore Mamma Mia !. Surtout, il est célèbre pour être le visage de Bill Turner dans la saga Pirates des Caraïbes et celui du docteur Erick Selvig dans le Marvel Cinematic Universe. Sa présence à Andor ajoute une forme de légitimité. C’est un comédien extrêmement talentueux qui incarne ici un personnage ambigu et passionnant, un ponte de la rébellion dont les méthodes sont parfois floues.

Un découpage en plusieurs intrigues

On a adoré Andor parce que le show est découpé en plusieurs arcs. Plutôt que de proposer une seule et unique intrigue étirée sur 12 épisodes, Tony Gilroy et Stephen Schiff ont mis en scène plusieurs sous-intrigues aux tons et aux genres totalement différents. On a adoré Andor parce que :

4. Ce découpage en plusieurs arcs est d’une intelligence rare dans le paysage Star Wars. Andor s’articule en plusieurs histoires au sein d’une grande. Avec cette méthode, le show offre aux spectateurs des intrigues qui s’étirent seulement sur trois ou quatre épisodes. Généralement, le premier pose une nouvelle situation, le deuxième et/ou le troisième apporte des problématiques et le quatrième offre une forme de résolution. Une approche maligne qui permet donc aux spectateurs d’éprouver de véritables changements.

5. Le premier arc propose une approche sous la forme d’un thriller. Une ouverture passionnante dans laquelle Cassian Andor voit sa tête être mise à prix. Dans une ambiance claustrophobe et paranoïaque, la série se développe ainsi dans un univers âpre. Et c’est quand même la toute première fois qu’on voit l’univers Star Wars s’articuler autour de ce style qui ne se prête pas forcément à la science-fiction.

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6. Le second arc met en scène un braquage passionnant. On assiste ainsi à une infiltration palpitante de Cassian et de son équipe façon Suicide Squad pour dérober le matériel d’une base de l’Empire. L’occasion pour la série de proposer là aussi un genre nouveau et rafraichissant au sein de la licence de LucasFilm. Il faut dire que ce passage atteint un paroxysme d’action au sein de cette première saison. LucasFilm propose un dénouement musclé et des séquences violentes assez rares au sein de la franchise.

7. Enfin, le troisième arc se place au sein d’une prison dans laquelle Cassian Andor est enfermé. Le show emmène alors les spectateurs dans un schéma classique mais très efficace de film d’évasion. L’occasion pour la série de rendre hommage aux grands classiques du genre, La Grande évasion en tête. Là encore, la série propose des variations de tons passionnantes, et emmène Cassian Andor dans un décor pratiquement inédit au sein de la licence : une prison/usine impériale vue de l’intérieur.

L’héritage de Rogue One

On a adoré Andor parce que :

8. La série s’inscrit parfaitement dans la continuité de Rogue One. Le show parvient à récréer l’ambiance du film de Gareth Edwards avec une certaine verve. Là encore, il n’y a pas de sabre laser, il n’y a pas de thématiques Jedi ou Sith. La série ramène l’univers Star Wars à échelle humaine et suit les aventures d’un simple humain plongé dans un monde de plus en plus fou. L’opposition entre les pérégrinations d’un simple baroudeur et l’ancestral guerre entre l’Empire et la Rébellion qui le dépasse totalement est l’un des éléments fondamentaux du film, mais également de la série.

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9. Parce que là encore, Andor ne propose aucun fan service. Le show s’éloigne totalement du reste de l’univers Star Wars. Dénuée de vanne, dénuée de connexion forcée et malvenue, Andor s’affirme comme une histoire indépendante, une histoire unique qui se suffit à elle-même, qui n’a pas besoin du reste de l’univers pour exister. Donc forcément, Andor évite le fan service lourdingue voir racoleur. Et finalement, seul Cassian Andor fait le lien avec le reste de la licence.

Un vent de rébellion

Enfin, on a adoré Andor pour son discours de rébellion, pour sa proportion à l’insurrection, à la révolte et à la dissidence. On a adoré Andor parce que :

10. Avec encore un changement de ton, on a droit à un clin d’œil aux films de rébellion dans un monde dominé par une administration répressive. La suprématie de l’Empire n’a jamais été aussi présente et pesante, et ce dernier chapitre a une forte dimension contemporaine, mettant en garde contre la montée en puissance du fascisme. Un dernier chapitre qui nous exhorte à ouvrir les yeux, à rester en alerte, à nous battre pour nos libertés, et à toujours agir face à la montée du totalitarisme. Miroir d’une société façon 1984, Star Wars n’a jamais été aussi politique qu’à cet instant…

11. Un épisode qui trouve son paroxysme lors du discours de Maarva. Un monologue brillant, puissant, d’une force émotionnelle rare dans l’univers Star Wars. Ce dernier épisode joue sur la corde sensible et partage des ressorts émotionnels parfaitement gérés, qui donne à Star Wars une toute nouvelle identité.