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      Le TOP des meilleurs films de 2021 selon la rédaction de Just Focus

      C’est donc la seconde année consécutive qui voit nos beaux et agréables cinémas fermer leurs portes à cause de la pandémie de la COVID_19. Cette année encore, les salles ont fermé pendant de longues semaines ; réduisant le nombre de films à l’affiche et la diversité de nos sorties cinématographiques hebdomadaires. Il n’empêche que, malgré ce satané virus, la rédaction de Just Focus s’est émerveillée devant le septième art, comme à son habitude. Les cinéphiles, rédacteurs et rédactrices de votre média préféré viennent donc de choisir ses meilleurs films de l’année 2021 : 

      Le Dernier Duel par Marine Leroy 

      Le dernier duel»: une histoire, trois versions | Le Devoir

      Ridley Scott a adapté au cinéma, d’après des faits réels, le dernier duel judiciaire connu en France. Marguerite est mariée à Jean de Carrouge, un chevalier respecté. Mais lorsque sa femme accuse un de ses plus proches amis, LeGris, de l’avoir violée, tout s’effondre. Une histoire racontée en trois temps, selon le point de vue des trois antagonistes, amène une tension qui s’intensifie au fur et à mesure du film. C’est avec grâce que le réalisateur nous emmène au Moyen-Âge, pour ce dernier duel à mort de l’histoire française.

      Minari par Genki 

      https://www.francetvinfo.fr/pictures/6ULOpbo7ZLQ2WaWpHkBzWvoR658/1500x843/2021/05/06/phpwTO326.jpg

      Une famille américano-coréenne déménage dans l’Arkansas. Le père rêve d’avoir sa propre production de légumes coréens et à cet effet, il dépense toute son énergie et toutes ses économies dans un terrain qui s’avère être peu coopératif. Accablés par le travail, ils décident de faire venir Soon-ja, la grand-mère maternelle. Le petit David, malade du cœur, voit cette vieille femme débarquer dans sa vie avec une culture et des habitudes d’un pays qu’il ne connaît pas. Minari a été qualifié par la plupart des critiques comme « un film sans grandes prétentions » ce qui, paradoxalement fera de lui sa force. Voyage vers des grands espaces qui vaut le détour.

      Pieces of Woman par Aubin Bouillé 

      Pieces of a Woman | Site officiel de Netflix

      Avec Pieces of a Woman, Kornél Mundruczó, metteur en scène hongrois, réalise son premier film américain. Sorti sur Netflix le 7 janvier 2021, et porté par Vanessa Kirby et Shia LaBeouf, Pieces of a Woman est un drame absolument renversant. Un film passionnant, éreintant, psychologiquement violent et d’une pertinence incroyable. Avec un sujet comme ça, qui raconte l’histoire d’un couple qui perd son enfant à peine né, le film aurait rapidement pu tomber dans un pathos lourdingue et malsain.

      Mais Kornél Mundruczó aborde son film avec énormément de subtilité, de spontanéité et d’humanisme. Avec beaucoup de recul, il dépeint le portrait de cette femme, qui doit survivre au traumatisme de la perte de son enfant, et doit se reconstruire par elle-même. Les dialogues sont d’une précision chirurgicale, le ton d’une crédibilité à toute épreuve et Vanessa Kirby crève tout simplement l’écran. La jeune comédienne trouve ici son meilleur rôle, qu’elle porte avec une force qu’on ne lui connaissait pas. Incontestablement, l’un des meilleurs films de 2021.

      Annette par Louis Verdoux

      Annette : à ma fille - MovieRama

      Dans son dernier film, le Franco-Américain Leos Carax narre l’histoire d’amour toxique entre une star du stand-up (Adam Driver) et une cantatrice adulée du public (Marion Cotillard). De leur union naîtra Annette, un enfant miracle à la voix d’ange. Chef d’œuvre de mise en scène (justement récompensé par le prix du Festival de Cannes), Annette est un film à la grâce incandescente. Le cinéaste signe un portrait au vitriol de la masculinité toxique ; du rapport conflictuel à l’art et de la parentalité tourmenté.

      Le tout est sublimé par une photographie et des mouvements de cadre mirifiques. Ce conte quasi entièrement chanté (grâce au génie des Sparks, qui composent la bande originale) lorgne clairement vers la tragédie. En témoigne les nombreuses scènes déchirantes mettant en exergue un formidable Adam Driver, qui signe ici la meilleure composition de sa carrière. Un long-métrage d’une virtuosité telle qu’elle nous hante des mois après son visionnage. Une grande œuvre à rattraper et considérer de toute urgence.

      Malcolm & Marie par Chloé Liberge

      https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/malcolm_marie_1.jpg?itok=Gy5zmrQO

      Il est tard. Marie et Malcolm rentrent chez eux suite à l’avant-première du film réalisé par ce dernier. Lui est tout excité suite aux retours des spectateurs et de la presse. Tout le contraire de Marie, plutôt triste et qui n’a qu’une envie : aller se coucher. Cependant, épuisée de la joie bruyante de Malcolm, une dispute va très vite éclater entre eux. La première de cette longue nuit où de nombreuses vérités vont être dévoilées. Et où les amants ne cesseront de se déchirer. Ce film, entièrement filmé en noir et blanc, nous fait plonger dans l’intimité d’un couple de cinéma. De leurs nombreuses disputes à leurs retrouvailles, la romance idyllique entre un réalisateur célèbre et une actrice d’Hollywood se transforme très vite en une relation toxique, qui peut parler à tous.

      Spider-Man : No Way Home par Charlotte Bobin

      Classé avant No Way Home - Meilleur du High Tech

      Alors que l’identité de Spider-Man est révélée au monde entier, Peter Parker se retrouve confronté à ses responsabilités entraînant ses amis dans ses problèmes. Peter, demande alors de l’aide à Stephen Strange afin qu’il rétablisse son identité secrète grâce à un sortilège qui libérera, de n’importe quel univers, toute personne qui aura combattu Spider-Man attirant davantage de problèmes à Peter Parker. L’homme araignée comprendra alors ce que être un héros signifie et les sacrifices que cela demande pour faire le bien. Spider-Man : No Way Home est sûrement le meilleur film de la trilogie du MCU portée par Tom Holland qui incarne une nouvelle fois Peter Parker à la perfection, malgré quelques imperfections scénaristiques. Le film saura vous faire passer du rire aux larmes en un claquement de doigt. Et on a hâte de voir la suite.

      Serre-moi fort par Andréa

      SERRE MOI FORT - Festival de Cannes

      « Ça semble être l’histoire d’une femme qui s’en va ».

      Ce récit, bouleversant, adapté d’une pièce de théâtre de Claudine Galéa, narre le tourbillon intérieur d’une femme entièrement éprise de difficulté à faire son deuil. Où part-elle ? Part-elle vraiment ? Amalric nous plonge intensément et au plus près d’un gouffre quasi impalpable et pourtant universel. Entre réalité et imaginaire, passé et avenir, le réalisateur offre des images et une réalisation remplies d’énigmes et de grâce au sein même d’une vie familiale dans une petite maison douillette. Un film vertigineux de voyages français et d’émotions.

      Oranges Sanguines par Alexandre Chadha 

      Oranges sanguines - Théâtre Romain Rolland

      Oranges Sanguines a débarqué mi-November dans les salles obscures de toute la France. Jean Christophe Meurisse, avec son film de genre contemporain, rejoint la nouvelle vague créative française initiée par Julia Ducournau et son sens du détails ou encore Ludovic et Zora Boukherma et leur adaptation chauvine des films de loup garou (et bientôt de requin).

      L’œuvre se dote d’un casting de jeunes talents avec un bel avenir devant eux, encadrés de pontes du cinéma français tous munis de dialogues brillants et dynamiques. Oranges Sanguines oscille entre scènes crues et joutes verbales endiablées. C’est avec beaucoup de cynisme que Jean Christophe Meurisse place des personnages bien construits dans des situations rocambolesques. La mise en scène exploite bien ses personnages, aussi bien construits qu’interprétés pour donner vie à un humour noir très engagé. Un film qui rappelle la grande époque d’Audiard et de Blier.

      West Side Story par Ewen Linet

      Aucune description disponible.

      Crève-cœur que de voir l’échec abyssal du nouveau Steven Spielberg au box-office. Au-delà du pari risqué, voire fastidieux sur le papier, West Side Story a ébahi quasiment toute la rédaction, moi le premier. C’était oublier à quel point le réalisateur est un monument du cinéma. Son West Side Story est bien plus qu’un simple remake, ou même une réadaptation ordinaire de la comédie de Broadway, c’est avant tout un choc de cinéma. Un choc, ne lorgnant pas du côté de la leçon, qui voue un autel au langage cinématographique.

      Poussant tous les curseurs au maximum, de l’utilisation des paroles vertigineuses de Stephen Sondheim aux chorégraphies réactualisées par Justin Peck, le « wonder boy » impressionne par la justesse avec laquelle il s’empare des thématiques et des motifs que seul un drame lyrique de cette envergure pouvait nous amener cette année. De l’isolement, en passant par la gentrification et la violence, à la désillusion d’un monde irréconciliable, West Side Story est toujours en miroir, bouleversant de beauté et de complexité.

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