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      Les cerfs-volants de Kaboul

      éditions 10/18
      éditions 10/18

      Les cerfs-volants de Kaboul (The Kite Runner) est le premier roman de l’américain d’origine afghane Khaled Hosseini. Considéré comme l’un des meilleurs livres publiés ces dix dernières années, il a connu un succès mondial.

      Les cerfs-volants de Kaboul

      Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une même passion pour les cerfs-volants, les frères de lait, inséparables, grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition, ni les railleries des camarades n’entament leur amitié. Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n’aidera pas son ami et le regrettera toute sa vie.

      En 2001, alors qu’Amir mène une vie d’écrivain à San Francisco aux côtés de son épouse Soraya, sunnite comme lui; un jour, au bout du fil, un vieil ami de son père lui dit simplement : « Viens. Il existe un moyen de te racheter ».

      La douceur des hivers à Kaboul

      Khaled Hosseini, s’est inspiré de ses souvenirs pour écrire ce roman. Il nous présente son pays natal sur une période de trente ans. Le récit débute dans les années 1970, relatant l’enfance d’Amir, jeune pachtoun, ses relations ambiguës avec son père, Baba, et son amitié avec son serviteur Hassan, jeune Hazara. Puis il nous emmène au cœur de l’Afghanistan actuel aux mains du taliban, ravagé par des années de guerres.
      Vous l’aurez compris, nous sommes au départ dans un Kaboul qui a existé… mais dont on n’a que très rarement entendu parler.  Les souvenirs d’enfance d’Amir et de sa jeunesse dorée sont teintés du climat du pays à la fois doux et remplis de lumière.
      L’amitié qui lie Amir et Hassan réussit presque à transcender les difficultés raciales. Elle est pure, très émouvante et s’illustre dans cette gravure inscrite sur un arbre par les enfants « Amir et Hassan, les sultans de Kaboul ».

      Une histoire d’amitié

      La dévotion indéfectible d’Hassan, avec son éternel sourire le rend très sympathique et permet de voir derrière Amir, avec ses défauts, sa lâcheté, un petit garçon qui recherche l’amour et la fierté de son père. Il veut se racheter auprès de lui car il se sent responsable du décès de sa mère, morte en le mettant au monde. C’est gagner un combat de cerfs-volants qui lui permettrait de briller aux yeux de son père. Et Amir et Hassan dirigent leurs cerfs-volants comme si leurs existences ne tenaient qu’à ce fil.

      « Sans oublier les cerfs-volants, bien sûr. Les cerfs-volants que l’on faisait voler. Et après lesquels on courait. Chaque année, plusieurs quartiers de Kaboul organisaient un combat de cerfs-volants que les garçons de la ville considéraient comme l’événement phare de cette époque de l’année. La veille, je ne parvenais jamais à trouver le sommeil. (….) À Kaboul, participer aux tournois de cerfs-volants revenait pour ainsi dire à prendre part à une guerre. Et, comme pour toute guerre, il convenait de se préparer. »

      De Kaboul à San Francisco

      L’évocation de ses souvenirs est juste et poignante. Elle nous permet de regretter avec le héros cette époque lorsqu’elle s’avère révolue. Et cette fameuse lâcheté, ce moment où se situe la ligne de faille… elle va influencer toute la vie d’Amir.
      Une partie du livre se déroule à San Francisco, la description est principalement centrée sur la communauté Afghane qui tente de se recréer un monde, on suit l’évolution des personnages et de leurs relations. On les découvre sous un autre jour ainsi transposés dans une toute autre culture.

      Que dire du retour en Afghanistan… ? C’est avec le cœur déchiré que nous retrouvons, à travers les mots, ce qu’est devenue la ville dont Amir avait des souvenirs si doux.  Et malgré tout, on ne sombre ni dans le mélodrame, ni dans l’accumulation d’horreurs.
      Oui, elles sont présentes mais l’auteur a su éviter le piège de leur donner toute la place.  Elles permettent au lecteur de faire la démarche d’essayer de comprendre.

      Un mot sur l’auteur

      Khaled Hosseini est né à Kaboul, en 1965. Cadet de cinq enfants, fils d’un diplomate et d’une professeur de farsi et d’Histoire, il a passé son enfance en Iran, puis à Paris, déménageant au gré des affectations de son père fixées par le ministère des Affaires étrangères. En 1980, alors que l’Afghanistan est occupé par l’armée soviétique, les Hosseini obtiennent le droit d’asile aux États-Unis et s’installent à San Jose, en Californie. Après une licence de biologie et des études de médecine, Khaled Hosseini devient interne au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles en 1996.
      Riche d’un passé nomade et instable, le jeune auteur s’attèle alors à la rédaction de son premier roman, parallèlement à son métier de médecin. Le livre sort aux Etats-Unis en 2003, et connait un très gros succès pour un premier roman. Traduit par plus de 70 pays et vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde, l’œuvre littéraire ne tarde pas à être adaptée au cinéma.

      En France, le livre paraît aux éditions Belfond en 2005 et reçoit un accueil très chaleureux de la critique, récompensé du prix RFI et du grand prix de Lectrices Elle.

      source image: Dieppe

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