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      Ron débloque : un nouveau Disney animation un peu trop classique pour totalement convaincre

      Disney est de retour avec un nouveau film d’animation. Après l’excellent Raya et le Dernier Dragon, qui a vu le jour sur Disney+ le 4 juin dernier, Ron débloque est la nouvelle proposition animée du studio aux grandes oreilles. Mais cette fois, le long-métrage sort sur les grands écrans. Ron débloque est mis en scène par un trio composé de Jean-Philippe Vine, Sarah Smith et Octavio Rodriguez. Côté casting vocal le film réunit notamment Zach Galifianakis, Jack Dylan Grazer et Olivia Colman.

      Ron débloque : Disney tente de s’inspirer de Pixar

      L’histoire de Ron débloque est assez simple et tente de s’ancrer dans une dimension très actuelle. En effet, le récit raconte le destin de Barney, un collégien un peu introverti, qui est le dernier à ne pas posséder de Bebot, un petit robot qui sert de meilleur ami à votre enfant. Après avoir lourdement insisté auprès de ses parents, il finit par obtenir son propre Bebot. Mais ce dernier souffre de dysfonctionnements inhabituels.

      Ron débloque : un nouveau Disney animation un peu trop classique pour totalement convaincre
      Ron débloque ©Disney

      Avec ce pitch qui pourrait tout aussi bien coller à un film d’horreur, Disney tente de copier la recette Pixar. En effet, le studio choisi de mettre en scène la relation inédite et unique entre deux espèces que tout oppose. Une formule assez classique chez Pixar qui ressort dans beaucoup de leurs productions : Wall-E, La Haut, Luca, etc… Ainsi, cette amitié, qui rappelle également Le Géant de Fer, cherche à tirer sur la corde émotionnelle des spectateurs. Et étrangement, Disney est plus sensible qu’à l’accoutumé. Toute la première partie du long-métrage est une réussite en tout point : visuellement comme scénaristiquement. L’humour comme l’émotion prend place dans une première partie parfaitement maîtrisée.

      Evidemment, le studio veut aussi se la jouer Black Mirror. Ron débloque met en exergue les dangers de la technologie, des réseaux sociaux et du tout connecté. Le message est simple : attention aux abus technologiques. Pourtant, alors que le film aurait pu être une mise en garde contre notre société tout connectée, Disney décide de changer le propos, préférant axer sa morale sur l’identité, la personnalité, plutôt que le conformisme et l’uniformisation (de la pensée comme du caractère). Via le petit Ron (le Bebot défectueux), cette morale peut ainsi être interprétée d’une manière tout autre qui pourrait affirmer que : non la technologie n’est pas dangereuse, regardez comme ce petit robot est mignon et utile. Message assez bancal pour les enfants.

      Un dernier acte longuet

      Après un début plutôt attachant et sympathique, Ron débloque s’enferme malheureusement dans un récit téléphoné. Le protagoniste va ainsi s’éloigner de son environnement, prendre son indépendance pour suivre ses propres choix. Pourtant, le film s’éternise dans deux dernières parties qui manquent de peps. La fuite des protagonistes dans la forêt n’apporte pas grand-chose à l’intrigue, et est soumise à un traitement lourdingue centrée sur une amitié qui se renforce. Une partie qui permet simplement de développer les personnages secondaires et de faire évoluer leur regard sur les deux héros.

      Ron débloque : un nouveau Disney animation un peu trop classique pour totalement convaincre
      Ron débloque ©Disney

      Ensuite, Jean-Philippe Vine, Sarah Smith et Octavio Rodriguez s’enferment dans un climax longuet, où Ron et Barney se lancent dans une intrigue de rébellion à l’encontre du système établi. L’occasion pour les protagonistes de se rendre au siège des créateurs des Bebot pour tout détruire. Une approche attendue et qui, malheureusement, traine en longueur. Ron débloque aurait finalement gagé à être raccourci. Parce que 1h46, c’est un peu long pour ce qu’il y a de nécessaire à raconter.

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