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      Projet Almanac, et si vous pouviez tout recommencer?

       

      Quoi de plus exaltant que de pouvoir revivre et changer des moments de notre passé ? Avoir une seconde chance, intervenir sur des évènements qui se sont produits pour pouvoir modifier le futur, qui n’en a jamais rêvé ? Les scénaristes Jason Pagan et Andrew Stark l’ont imaginé, et Dean Israelite l’a réalisé.

      En 2014 à Atlanta, en Géorgie, USA, le jeune David Raskin est un petit génie très motivé à intégrer la MIT (Massachussetts Institue of Technology). À seulement 17 ans, il parvient à concevoir un prototype de drone piloté grâce à des capteurs sur ses doigts, ce qui lui vaut ainsi une bourse d’entrée de 5 000$ de la part du MIT. Sa mère, veuve, entreprend de vendre la maison familial pour financer les études de son fils, bien loin d’être comblées par le don de la prestigieuse université. David, aidé de sa sœur et de ses amis, cherche donc un nouveau moyen pour trouver de l’argent et ainsi éviter à sa famille une telle séparation. Un miracle s’empare d’eux lorsqu’ils mettent la main sur les plans du père de David, décédé il y a plusieurs années, décrivant les étapes à suivre pour construire une machine à voyager dans le temps …

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      L’idée en elle-même est brillante, car remonter dans le temps n’a, sur le papier, que des avantages : réussir à un examen, gagner à la loterie, revivre un événement qu’on a raté … Malgré une certaine lenteur à démarrer, à entrer réellement dans le vif du sujet, le spectateur est très vite intégré à la petite bande d’amis qui entreprend de construire cette machine. La caméra subjective est l’un des éléments qui contribue à cette intégration, car sous prétexte de filmer toutes les étapes de la construction de la machine, le réalisateur a utilisé une caméra à épaule, qui permet au spectateur de vivre plus directement les aventures de nos héros.

      Une fois les règles établies et les désagréments du voyage spatiotemporel digérés, nos visiteurs du futur en herbe ont tout à loisir de réaliser leurs rêves les plus fous. Mais bien évidemment, dans chaque histoire où des jeunes gens prennent le pouvoir et créent leurs propres lois, il doit y avoir une morale, un moyen de redescendre sur Terre : ici, l’un d’eux va trop loin, modifie le futur sans prendre conscience des conséquences de ses actes, et la mise en garde est faite.

      J’ai apprécié l’humour un peu décalé basé sur l’incompréhension d’un langage informatique et robotique, ainsi que les moments de pure ivresse de jeunesse : c’était une ode à la liberté, à la réalisation de ses rêves. En soi, c’était prenant de s’imaginer à la place de ces jeunes à l’air invincibles. Mais évidemment, c’est toujours plus dur de trouver un début et une fin convenables, qui ne brusquent pas le spectateur, ou qui ne l’ennuient pas non plus. Malgré ces moments plus « plats », c’est un film que j’ai globalement trouvé intéressant, et qui valait le prix d’une place de cinéma. Pas de morts sanglantes, par d’histoire d’amour niaise, pas d’univers totalement inventé et tiré par les cheveux, j’ai trouvé qu’il y avait une bonne alchimie dans ce film qui, certes, ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui vaut quand même le détour !

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