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    Mourir peut attendre : le dernier tour de piste de Daniel Craig va diviser les avis

    Enfin, Mourir peut attendre débarque la semaine prochaine dans les salles obscures. Le 25ème film de la licence James Bond s’est fait désirer. Alors qu’il devait initialement sortir en mai 2020, la pandémie de la COVID_19 a retardé sa diffusion. Attendu le 6 octobre prochain, ce nouveau 007 marque la dernière apparition de Daniel Craig dans la peau de l’agent britannique. Critique d’un opus qui va diviser les avis :

    Mourir peut attendre : un film hybride

    Universal a confié la réalisation de ce 25ème film à Cary Joji Fukunaga, notamment célèbre pour avoir mis en scène les séries True Detective et Maniac. Une lourde tache pour le cinéaste qui choisit d’offrir aux fans un film de plus de 2h40. Sacré morceau pour cet opus qui se place comme le plus long de la franchise. Forcément, comme d’habitude, le film propose un générique cette fois sublimement interprété par Billie Eilish.

    Mourir peut attendre soumet une première heure enivrante, qui connecte le récit aux précédents opus de la licence. Le traitement de l’action offre quelques séquences impressionnantes de maîtrise et de beauté visuelle. Le ton, comme le rythme sont d’une précision qui rappellent l’efficacité de Skyfall. Daniel Craig est toujours impeccable dans la peau de l’agent 007, tandis que la comédienne Ana de Armas entre de manière fracassante dans la saga.

    On retiendra quelques séquences d’action renversantes, une fois de plus dans la première partie du film. Les fusillades sont réussies, et les combats au corps à corps se placent dans le haut du panier des blockbusters du genre actuels.

    Fâcheusement, Cary Joji Fukunaga ne sait pas réellement sur quel pied danser, entre une volonté d’offrir des arguments et une intrigue ambitieux et surprenants, et son obligation de rester dans les carcans habituels de la saga.

    Un récit qui s’étale trop

    Pour autant, à vouloir trop étirer son intrigue, Cary Joji Fukunaga signe une œuvre trop longue, malgré son ambition colossale. Le milieu du film s’éternise, la faute à des dialogues interminables et trop bavards pour réellement passionner. De même, l’action devient plus brouillonne, moins pertinente, et s’embourbe dans une mise en scène répétitive au possible. Le film fini alors par souffrir des mêmes problèmes que le décevant Spectre, devient soporifique et incohérent, ce qui rallonge et alourdi le produit global. Tout ceci justifie la mise en place d’un final grandiose sur lequel on reviendra plus tard.

    A noter également que les personnages secondaires manquent d’épaisseur. Léa Seydoux ne parvient pas à rehausser son niveau de jeu par rapport à Spectre. Lashana Lynch dans la peau de la nouvelle 007 n’apporte pas grand-chose de supplémentaire à la mythologie et est malheureusement davantage là pour faire effet vitrine féministe. Rami Malek piétine dans le rôle du grand méchant. Le comédien s’écroule totalement dans le rôle de cet antagoniste qui se place comme le pire de l’ère Daniel Craig. Que ce soit à cause de ses problèmes d’écriture ou de l’absence totale de talent du comédien dans le rôle, Lyutsifer Safin est une carricature ambulante.

    Une conclusion hallucinante !

    Cary Joji Fukunaga a néanmoins une véritable volonté de déconstruire la saga. Que ce soit dans l’écriture de ses personnages ou dans la mise en place de certaines situations, Mourir peut attendre fait un doigt d’honneur à la tradition James Bond. Un parti-pris qui va incontestablement diviser, séduisant les uns et rebutant les autres. Certains choix détruisent la mémoire de 007, notamment sur le destin de quelques personnages secondaires.

    Mais une chose est certaine, la conclusion de l’œuvre ferra immanquablement date dans l’histoire de la licence. Cary Joji Fukunaga démantèle totalement James Bond, à travers un dénouement aux ressorts émotionnels inédits et d’une puissance incroyable. Mourir peut attendre vaut par sa conclusion à elle seule, unique et inédite dans l’histoire de la franchise. C’est tout simplement du jamais vu. En bref, Mourir peut attendre va diviser les fans, ce qui n’est pratiquement jamais arrivé par le passé.

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