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      Critique « Moi, Tonya » de Craig Gillespie : la naissance de Margot Robbie !

      Craig Gillespie, réalisateur du récent The Finest Hours, offre son premier rôle principal à l’actrice Margot Robbie. Dans Moi, Tonya, elle interprète la patineuse professionnelle Tonya Harding. Le long métrage revient sur ce fait divers qui avait endiablé la chronique, lorsque la patineuse Nancy Kerringan s’est fait attaquer, et que les soupçons portaient sur Tonya Harding.

      Un biopic efficace, rythmé par son montage

      Craig Gillespie signe un biopic efficace et rythmé, porté par une douce bande originale directement sortie des années 1980. Fun et endiablé, Moi, Tonya séduit grâce à son montage découpé avec intelligence. Avec différentes temporalités, de fausses interviews, et parfois un quatrième mur brisé, le long métrage offre un rythme endiablé, qui ne s’essouffle jamais. C’est la grande force de ce long métrage, qui permet de revenir sur une histoire tombée dans l’oubli, que la nouvelle génération ne connaît pas forcément.


      Les séquences de patinage sont parfaitement exécutées, entre des effets visuels dissimulés, et une doubleuse talentueuse. Envoûtante, elles sont sublimes et surtout très impressionnantes. Parfaitement exécutées, elles permettent d’apporter un peu de magie dans la vie morne, violente et triste de Tonya. Ce biopic permet de découvrir une artiste révolue, délaissée par l’injuste fonctionnement de notre société : mettre quelqu’un en avant, pour le maltraiter et l’oublier aussi vite qu’il est apparu. Mais également dans sa vie privée, rythmée d’incommensurables loosers entre une mère diabolique et un petit ami totalement stupide. Quant à Margot Robbie, elle transperce l’écran.

       

      Moi, Tonya: Un premier rôle salvateur pour Margot Robbie

      Cette jeune actrice, pour le moment cantonné aux seconds rôles (Suicide Squad, Le Loup de Wall Street, Diversion), tient enfin le rôle titre d’un long métrage, qu’elle porte sur ses solides épaules. Sans jamais démériter, l’actrice australienne s’épanouie à la tête d’un film, qu’elle sublime par sa présence et un jeu qui commence à se préciser. Margot Robbie convainc dans le rôle de cette patineuse, et crée suffisamment d’ambiguïté pour coller à cette histoire incongrue.


      Moi, Tonya n’est pas s’en rappeler le récent Battle of Sexes : une jeune actrice dans le rôle d’une féministe sportive, le monde très sexiste du sport, un dépassement de soi pour affronter les différences, et un montage qui alterne vie privée et séquences sportives. Même dans son sujet de fond les deux films se rapprochent : l’abandon de toute vie sociale pour exceller dans une profession compliquée. Seule la conclusion diffère, happy-end opposée à une chute vertigineuse.

      Moi, Tonya est plus qu’un simple biopic, c’est également une comédie rythmée, attachante, grâce à ses personnages très bien écrits, et le retour sur une histoire incongrue et méconnue.

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