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      La tête d’une star bollywoodienne mise à prix à cause de son dernier rôle !

      L’escalade continue concernant la controverse Padmavati, du nom du film qui en est à l’origine. Ce blockbuster indien, dont la sortie était initialement prévue pour ce vendredi 1er décembre, devra donc attendre pour paraître. Son producteur, Viacom18, s’est vu contraint de reporter indéfiniment sa sortie suite aux menaces de mort reçues par son actrice vedette. Un membre du BJP, le parti nationaliste hindoue, dont est issu le premier ministre et la majorité au pouvoir, a offert une prime de plus d’1,3 millions d’euros pour la tête de Deepika Padukone et du réalisateur de Padmavati !

      Deepika Padukone, qui interprête la reine Padmavati dans le film, n’en est pas à sa première intimidation depuis le lancement du projet. En janvier dernier, elle avait déjà été menacée de se faire « couper le nez » par le groupe Shri Rajput Karni Sena (SRKS). Depuis, ce mouvement nationaliste très puissant dans la région du Rajasthan n’a cessé de mettre des battons dans les roues de la production. Vandalisme des lieux de tournages (des lieux historiques classés au patrimoine mondiale de l’UNESCO), en passant par des manifestations dans la région, durant lesquelles des coups de feu ont été tirés en l’air. Le groupe a même menacé de brûler les cinémas qui diffuseraient le film dans cette partie du pays. Plus récemment un corps a été retrouvé pendu dans un fort de Jaipur, ancien lieu de tournage. Près de la dépouille, un message accroché à une pierre disait « Nous ne brûlons pas des effigies, nous pendons » avec le nom du film gravé dessous. Mais d’après le journal indien First Post, le SRKS nie toute implication dans ce meurtre et la police n’as pas plus d’indices. Ce dernier événement reste cependant significatif de la démesure qu’a prit la tournure des événements.

      Le film raconte l’épopée de la reine du Mewar, Padmini Padmavati, un personnage historique du XIVème siècle reconnu pour sa bravoure et son courage face à l’envahisseur musulman qui sévit dans la région à cette période. Le film se base sur les poèmes de Malik Muhammad Jayasi rédigés au XVIème siècle. Les instigateurs de cette controverse estiment que le film dépeint une représentation incorrecte des événements historiques qu’il aborde. De plus, certains accusent le film de scènes choquantes et érotiques, des accusations que le réalisateuSanjay Leela Bhansali réfute.

      Toute cette agitation laisse douter de la sortie prochaine du film en Inde. Jusqu’à maintenant Viacom18 attend un apaisement des tensions qui gravitent autour du blockbuster. La sortie initialement prévue pour le 1er décembre dans le pays à été repoussée à une date indéfinie. Paramount, qui a racheté les droits d’exploitation du film à l’étranger, a également décidé d’attendre. Une affaire qui fait ressortir les problèmes du pays à dépasser les siècles de traditions et de conflits religieux qui ont bouleversé et modelé sa société.

      Malgré ces événements régressifs pour la liberté d’expression artistique et d’opinions en Inde, on à bon espoir que les formes d’arts modernes tel que le cinéma, pourront aider a faire avancer les mentalités et le développement de la plus grande démocratie du monde.

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