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      La daronne, une femme aux multiples facettes

      6 ans après la sortie de son dernier long-métrage, Jean Paul Salomé revient à la réalisation de La daronne, adaptation du livre au même titre de Hannelore Cayre, avec comme têtes d’affiche nuls autres qu’ Isabelle Huppert et Hippolyte Girardot, deux incontournables du cinéma français.

      Synopsis

      Patience Portefeux, veuve d’une cinquantaine d’années et mère de deux jeunes filles est traductrice-interprète pour la brigade des stups. Ayant eu des parents un tantinet bandits étant enfant, elle a peu de jugement entre le bien et le mal. C’est pourquoi, en apprenant que le fils de l’aide-soignante de sa mère est impliqué dans un trafic de drogues, elle décide de déjouer son arrestation. L’opportunité de récupérer plusieurs de tonnes de shit se présente alors à elle. Elle décide de les dealer pour s’offrir une meilleure vie tout en restant généreuse avec son entourage.

      Les petits secrets de tournage

      La daronne, grand succès littéraire n’avait pas qu’un réalisateur à ses pieds pour adapter le scénario. Effectivement, Jean Paul Salomé a dû se démarquer de ses compatriotes et parvient à convaincre Hannelore car il est le seul à promettre de garder une certaine balance entre la comédie d’une part et la mécanique policière de l’autre. Il lui a également tout de suite proposé Isabelle Huppert pour le rôle principal. Hannelore trouve l’idée merveilleuse mais n’imagine pas que cette dernière approuvera. Pourtant, au moment où Jean Paul l’appelle pour lui proposer le rôle, elle accepte immédiatement. Effectivement, par pure coïncidence, elle vient justement de finir le livre dans l’avion et l’a adoré.

      Pour plus de réalisme, le réalisateur a rencontré des interprètes judiciaires dont il a pu s’inspirer, notamment pour la justesse des mots souvent employés dans le domaine du deal. Il a d’ailleurs demandé à l’un d’eux, d’écrire les textes en arabe, langue qu’Isabelle a dû apprendre phonétiquement pour être crédible dans ses répliques.

      Jean Paul Salomé a également voulu mettre en exergue la cohabitation entre les communautés Wenzhou, les Maghrébins et les Juifs orthodoxes dans un quartier de Paris qu’il connaît bien, puisque lui-même y vit.

      La daronne, en bref

      Hannelore Cayre, ancienne avocate pénaliste a voulu dénoncer la complexité du système judiciaire. C’est pourquoi, elle met en avant une femme gênée à l’idée de rendre service à la police. Effectivement, elle les aide, pour ainsi dire, à mettre de jeunes dealers en prison pour la vente de « 3 grammes de shit ». Le téléspectateur est amené à réfléchir sur l’ampleur de la punition par rapport à l’acte. C’est finalement l’amitié qu’elle porte à une aide-soignante qui va lui faire franchir le pas et transgresser la loi.

      Entre comédie et polar, ce film dresse le portrait d’une femme amorale. Pourtant, le faisant par altruisme, elle nous donne envie de la pardonner. C’est là toute la complexité du système judiciaire qui doit rester dans le jugement impartial en suivant simplement la loi, oubliant toute forme d’humanisme. 

       

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