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      Cannes 70 – Double critique : « D’après une histoire vraie » et « You were never really here »

      Le dernier film de Roman Polanski intitulé D’après une histoire vraie est présenté hors compétition dans ce 70ème Fesival de Cannes. Il réunit Eva Green et Emmanuelle Seigner dans une histoire adaptée d’un roman du même nom. Quant à Lynne Ramsay, elle est sélectionnée en compétition pour You were never really here, une histoire forte autour du kidnapping d’une enfant avec Joachin Phoenix en protagoniste.

      D’après une histoire vraie de Roman Polanski:

      L’adaptation du roman éponyme de Delphine De Vigan par Olivier Assayas et Roman Polanski raconte l’histoire d’une écrivaine qui traverse une période de doute et de solitude. En pleine crise de confiance, elle fait la connaissance d’Elle, une femme séduisante et convaincante. Lorsqu’elle pense qu’Elle est la seule personne pouvant la comprendre, elle se laisse envahir par cette amie intrusive de plus en plus inquiétante. 

      On comprend tout de suite que Roman Polanski ait pensé à Eva Green pour interpréter un tel personnage. Son charme inexorable l’a convaincu par son rôle dans Sin City : J’ai tué pour elle. Il ne voyait alors personne d’autre, et nous non plus. Comme si le personnage d’Elle, dans la version du livre, avait été crée pour celle qui incarnait la femme qui brisa le cœur de 007 dans Casino Royale. Le récit et son évolution sont mis en scène dans le style Polanski le plus traditionnel, proche de celui de The Ghost Writer pour lequel il avait obtenu le césar du meilleur réalisateur 

      Ce qu’on reproche au film, c’est un manque de surprise dans son déroulement avec la fameuse Elle, montrée dès le début comme un supposé fantôme et dont on ne sait jamais si elle est réelle ou pas. Cette particularité très facile à voire dès le début est dans doute un souhait du réalisateur. Une dernière partie un peu longue et poussive suffit également à ternir cette dernière oeuvre du grand Roman Polanski, malgré une fabrication faite pour ce genre de thriller. Et dans ce genre, le vieux franco-polonais s’y connais parfaitement. On dira sans doute qu’il a voulu prendre du plaisir à filmer une histoire sur la solitude, en compagnie de sa femme pas toujours convaincante et de la plus plus séduisante des femmes fatales.

      l'équipe du film au Photocall.  Cannes 2017
      L’équipe du film au Photocall. Cannes 2017

      You were never really here de Lynne Ramsay:

      La fille d’un sénateur se fait kidnapper. Joe, un ancien agent du FBI traumatisé est engagé pour la retrouver. Faisant face à une organisation puissante, il est entraîné malgré lui dans un engrenage de violence vengeresse.

      Encore un ovni du cinéma en compétition que ce film de Lynne Ramsay. Elle s’attarde au début sur le personnage de Joe incarné par Joaquin Phoenix. Un homme aux méthodes violentes avec un côté « Dexter » pour qui faire le bien est encore possible. On le voit prendre soin de sa mère très âgée dans quelques séquences pleines de clins d’œils assez drôles à Psychose. Bien que ce début soit assez long, le film démarre vraiment quand Joe récupère la jeune fille. La suite montre un excès de violence sans pour autant l’afficher. Les idées de Lynne Ramsay pour mettre en scène ces tueries ne choquent jamais et sont géniales. Ces massacres sont toujours suggérés, toujours hors-champs ou hors-séquence. l’ascension tortueuse de Joe vers un traffic d’enfants fait froid dans le dos. Un sujet fort, vécu à travers un acteur profondément touchant et bourré de réalisme. Avec un tonnerre d’applaudissements à la fin du film, Lynne Ramsay avait des larmes aux yeux. Une émotions sans doute ressentie par les plus sensibles qui ne nieront pas que l’on ressorte très touché de ce film.

      Joachin phoenix you were never really there

       

      Bande-annonce de You were never really here:

      https://www.youtube.com/watch?v=s8FZxCZcxPM

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