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      Entretien avec Arnaud Ducret pour le film « Mine de Rien »

      A l’occasion de la sortie prématurée de Mine de Rien en VOD, l’acteur Arnaud Ducret a accepté de nous rencontrer. Lui qui campe le protagoniste du film de Mathias Mlekuz, il est revenu sur cette histoire touchante qui l’a beaucoup inspiré. Lors d’un entretien téléphonique d’une quinzaine de minutes, il est revenu sur ce qui fait le succès de cette comédie sociale.

      Arnaud Ducret est un acteur français notamment célèbre pour la série télévisée Parents mode d’emploi, diffusée de 2013 à 2018 sur France 2. Grâce à cette série au format très court de 5 minutes, l’acteur a commencé à enchaîner les rôles sur le grand écran. Dernièrement, il était notamment à l’affiche de Gaston Lagaffe, de Les Nouvelles Aventures de Cendrillon, de Monsieur Je-sais-tout ou encore de Les Profs. Avec Mine de Rien de Mathias Mlekuz, il trouve un rôle plus profond.

      Qu’est-ce qui selon vous fait le charme de ce film ?

      Les mineurs sont très attachés à leur mine. Ce décor, ce paysage, cette mine, c’est ce qui rapproche tout le monde. Encore maintenant. J’ai beaucoup de messages de gens qui se sentent très fiers. C’est très générationnel. Au fond de la mine il y a eu des drames. Il n’y a pas de différences, tout le monde est à la même enseigne. C’est pour ça qu’ils en sont encore très fiers et c’est ce qui fait le charme du nord aussi.

      Qu’est ce qui vous a le plus attiré dans cette histoire : le scénario ou votre personnage ?

      Je me dis que pour le moment je ne me trompe pas trop dans ma carrière. Je lis un film, je lis l’histoire et après j’approfondis le personnage. C’est vraiment l’histoire qui m’intéresse d’abord. J’aime l’équilibre de cette histoire et la distribution des autres personnages. Ce personnage m’a tout de suite comblé, j’ai même apprécié qu’il soit au fond du trou. J’ai dis à Mathias « il ne sourira qu’à la fin, quand il arrivera avec son autorisation d’ouvrir le parc ». C’est vraiment pour lui le point culminant et c’est à ce moment là qu’on le verra sourire. Dans le film il est fermé, il est spectateur de sa vie pendant un long moment, il va en devenir acteur, mais il subit beaucoup. Il subit jusqu’au moment d’extase où ça fonctionne. Et c’était là où il fallait le faire sourire.

      Entretien avec Arnaud Ducret pour le film Mine de Rien

      Et puis le côté paternel. Il a un gros problème avec ses fils. C’est quelque chose qui me touche énormément. Il doit gagner l’amour de ses enfants, le respect de ses enfants et le respect de la vie. Tout ce combat me plaisait.

      J’aime le côté terrien. Quand je vois les gens que j’ai croisé sur le tournage ça me rappelle ma famille. Je viens de Rouen il y a un côté très marqué. Ça me parle. Les gens que j’ai croisé sur le tournage ce sont les gens de chez moi, c’est mon oncle, c’est tout ça.

      Pourquoi avoir attendu 6 ans pour faire ce film ?

      Je n’étais pas assez connu il y a 6 ans. Il y a eu quelques petits changements dans l’écriture. J’ai accepté il y a 6 ans, mais personne ne voulait monter ce film. Il n’y avait pas de financement. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être que la réécriture a marché. Le producteur est revenu avec le scénario. Moi je suis aujourd’hui un peu plus connu. J’ai fait Parents Mode d’Emploi donc tout un coup les mecs se disent « okay on va y aller cette fois ». Sûrement parce que je suis plus dans la tendance et que l’histoire leur plaisait davantage. Peut-être mieux écrite, je ne sais pas.

      Cette dimension intemporelle dans le film est-elle voulue ?

      C’est voulu, il y a un côté années 1980, on sait pas trop quand ça se passe. Le réalisateur voulait ça. C’est ce qu’il souhaitait, ce qu’il avait envie de voir.

      Est ce que vous trouvez cette maire interprétée par Rebecca Finet caricaturale ?

      Caricaturale… euh… Je ne sais pas. Je n’ai pas ressenti ça. C’est plus la maire qui était à l’école avec les autres personnages, qui a fait un tracé différent. Quand vous allez dans des petites bourgades, les gens parlent avec les élus locaux, c’est très différent, il y a beaucoup plus de proximité. Ils sont très terriens. Pour moi ce n’est pas une caricature, au contraire elle est plutôt vraie. Les personnages sont tous très vrais. La petite mamie qui s’occupe de son fils trisomique, pour moi ça c’est la vie. Il y en a plein des gens comme ça. Je remercie beaucoup Hélène Vincent, parce qu’elle renvoie beaucoup. Souvent, je lui disais : « merci parce que tu ne te rends pas compte tout ce que tu renvoies à mon personnage ». Je trouve qu’elle apporte énormément à cette histoire. Et je ne me suis pas trompé vu le résultat.

      D’où vient l’idée de ce titre ?

      Ouais le titre est super bien trouvé. À la base, il y a six ans c’était Bud Parc. Parce que Bud Parc est un parc américain ouvert dans les années 1950 dans une ancienne mine par un américain (qui s’appelait Bud Hurlbut). Ils ont voulu l’appeler Bud Parc, mais dans la réécriture, quelqu’un a eu l’idée de Mine de Rien, je ne sais pas qui, mais j’ai trouvé ça très cool.

      Entretien avec Arnaud Ducret pour le film Mine de Rien

      Comment le confinement influence les résultats du film ?

      Le démarrage a été assez lent. Malgré toute notre promotion et le Prix du Public de l’Alpes d’Huez. Maintenant qu’il sorte en VOD c’est normal et tant mieux. C’est un film a petit budget mais de l’argent a été mis dedans. Et puis en VOD en plein confinement je suis plutôt content. Il y aura plus de visionnages. C’est une industrie aussi c’est important que les gens s’y retrouvent. Le producteur de ce film doit s’y retrouver.

      Est-ce que le film sera projeté à la réouverture des salles ?

      Non, non, non. Moi j’ai un autre film de prévu qui s’appelle Divorce Club qui doit sortir au cinéma. Mais Mine de Rien aura fait son chemin et maintenant c’est aux autres de prendre le relais quand l’industrie va repartir.

      Alors c’est quoi l’après confinement ?

      Mon spectacle va reprendre en octobre. On a quelques petites dates sur Rouen en espérant que ce soit ouvert. Et puis j’ai commencé à le réécrire. On a modifié la tournée et quelques dates, parce que pour le moment c’est compliqué. On est dans le néant. Et puis j’ai trois projets. Il y a Dupont de Ligonnès qui doit sortir sur M6 très vite j’espère. Il y a également Pourquoi je vis, un téléfilm sur Grégory Lemarchal. Et puis Tendre et Saignant de Christopher Thompson dans lequel j’ai le rôle principal avec Géraldine Pailhas. Et puis d’autres choses. Il y a Divorce Club qui est prêt et qui j’espère arrivera le plus vite possible. Et d’autres films que je vais tourner.

      Découvrez la bande-annonce de Mine de Rien et notre critique ici.

      Mine de rien (Arnaud Ducret) – Bande-annonce

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