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      David Fincher à la barre de World War Z 2 ? 5 raisons de croire à une bonne nouvelle !

      Relayé ce matin via de nombreux médias US (Entertainment Weekly, Variety & Collider), le (possible ?) ralliement de David Fincher au projet World War Z 2 n’a pas manqué de créer l’hystérie dans la sphère cinéphile. Et si cette annonce était une bonne nouvelle ?

      Il va sans dire que la nouvelle a eu de quoi étonner ce matin : le grand David Fincher, réputé pour ses films aux allures de pamphlets, qui décide de revenir aux films de studios ; qui plus est avec World War Z 2, la suite d’un film (presque ?) déjà oublié de tous. Mais au fond, qui sommes nous pour juger ? Peut-être a-il besoin de se lancer un nouveau défi ? Peut-être a-il besoin d’argent pour l’un de ses futurs projets ? Toujours est-il qu’il s’agit là d’une possibilité. Pour l’heure, rien n’a été confirmé. Mais si cela devait arriver, on sait qu’on devrait vous convaincre du bien-fondé de l’entreprise. On s’est dit à la rédaction qu’il vaudrait mieux anticiper. Comme ça, on apparaît plus réactifs que nos concurrents et avec un peu de chance, on pourrait même déjà convaincre les plus réfractaires d’entre vous à l’idée de voir le papa de Fight Club s’énamourer d’une suite qu’on se le dise pas forcément utile.

      • Parce que c’est David Fincher. 

      On vous voit là, à piailler comme des petits avortons vu le degré d’intelligence qui se dégage de notre premier argument. Car oui, on vous l’apprend peut-être (bien qu’on ne l’espère pas) mais l’identité de David Fincher est David Fincher. Bref, trêve de conneries et passons à ce qui nous intéresse. On l’a dit plus haut, Fincher est un des grands d’Hollywood. Cinéaste rare par excellence (à peine 10 films en 33 ans de carrière), il a su élever le genre du thriller à des cimes stratosphériques (Zodiac, Seven), développer un sens du twist renversant (Fight Club) et finalement transformer des histoires à la trame simple en chef-d’oeuvre de complexité (Gone Girl). Assurément la marque des plus grands se diront certains, quand d’autres plus pragmatiques pointeront du doigt le fait qu’il est avant tout un cinéaste qui cherche ses histoires et les fait travailler avant de les tourner. Une qualité rare à Hollywood qu’il a toujours associé à son genre de prédilection : le thriller mâtiné de pamphlet. Alors, qu’arriverait-il si le natif du Colorado, biberonné à Star Wars et les Dents de la Mer se décidait à se lancer dans une entreprise pareille, faite de désespoir, zombie et fin du monde ? Nul ne le sait à l’heure qu’il est mais tous les fans s’accorderont sur un point : il est de cette trempe de réalisateur qui peut absolument tout changer ; ne serait-ce que pour le sens de l’image déployé dans ses films. Donc, rien qu’en ça, il est déjà un argument qui mérite le prix du ticket. 

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      • Parce que c’est David Fincher (2ème) 

      Une telle réputation ne s’obtenant pas en un jour, on se doute que l’esthète derrière Gone Girl a du batailler ferme pour arriver là ou il est aujourd’hui. Et on aura raison de le penser car ses débuts ont été émaillé par de nombreux ratés, dont son plus célèbre : Alien 3. L’expérience fut difficile à tel point qu’aujourd’hui, Fincher en est carrément venu à renier son film et à développer une sainte horreur de l’institution responsable de tout ceci : les studios. Et plus précisément encore, la FOX. Bref, maintenant qu’il est un réalisateur aguerri et sachant tout le ressentiment qu’il peut être à même de porter envers toutes les personnes arborant un badge estampillé Fox, on se doute que ce soudain rapprochement avec un gros studio n’est pas dû au hasard. Mieux encore, on miserait que quelque chose contenu dans le projet l’intéresse. Et autant dire que quand le papa des meilleurs thrillers sortis depuis les 20 dernières années éprouve ne serait-ce qu’une once d’intérêt pour quelque chose, alors cette chose vaut son pesant d’or. Ce qui nous laisse penser ici que s’il a pris la peine de sortir de sa « retraite », c’est bel et bien parce-qu’il l’a voulu. Et à une époque ou les studios font souvent des pieds et des mains pour attirer de gros réalisateurs dans leurs filets, voir le cheminement inverse, qui plus est venant d’un réalisateur tel que lui, ça a de quoi laisser songeur. 

      • Parce qu’il a déjà failli se frotter au genre du blockbuster par le passé.

      En 2006 sortait sur nos écrans Mission Impossible III. Si on le mentionne, ce n’est pas tant parce que l’on a un faible pour Tom Cruise ou J.J Abrams (à l’oeuvre sur le film). C’est bien parce qu’avant J.J Abrams, un certain David Fincher avait été envisagé et avait même contribué au film, avant de se voir débarqué comme un malpropre par Cruise lui-même, les deux hommes étant en désaccord sur le scénario de cette suite. Le résultat, on le connait : J.J (ou GG parce qu’on est en France) joue au fanboy, nous sert un montage truffé de lens flares et retourne au concept de la saga avec du hard espionnage et tout une ribambelle de masques et autres gadgets. Mais reste que Fincher aura été envisagé. Les sceptiques diront qu’il n’aura été qu’un nom au milieu d’une liste de directeurs potentiels, mais là n’est pas le point le plus important : l’important ici, n’aura pas été d’être un nom sur une liste, mais d’être SUR la liste. Autant gage de confiance que preuve de reconnaissance des studios, le fait de le voir mentionné prouve d’une certaine manière deux choses : l’une, que Fincher a cru être de taille pour se lancer dans une méga-production ; deux, que les studios l’ont cru capable également. Et ça, ça, c’est quelque chose qui compte. 

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      • Parce qu’il y retrouverait Brad Pitt. 

      Les plus observateurs remarqueront sans doute que sitôt que le sex-symbol des 90’s tourne chez notre réalisateur, ça donne lieu à des chef d’oeuvre, ou à défaut, à des grands films tout court. Fight Club, Seven, Benjamin Button, autant d’essais qui auront vite révélé quelque chose de très simple : Fincher n’est jamais aussi bon que lorsqu’il est entouré de gens qu’il connait (et accessoirement doués). Coup de pot, qui est la star de World War Z déjà ? William Bradley Pitt (ou Brad pour les intimes). Forcément, sitôt que l’on sait que Pitt est (quoiqu’il arrive) engagé dans le projet, la perspective de le voir retrouver Fincher est littéralement à un cheveux de se faire. Et la simple idée de voir leur alchimie incarnée à l’écran par une direction d’acteur soignée est à même de laisser, même au plus sceptique, une petite envie de voir tout ça. 

      • Parce qu’il n’est jamais aussi bon dès lors qu’il adapte un livre au cinéma. 

      Beaucoup joueront la sourde oreille à la vue de cet argument et on arriverait presque à les comprendre au fond. Car, aussi bon soit un livre, son adaptation n’est pas vouée à l’être aussi. Prenez Eragon par exemple. D’après certains, c’est un très bon livre de fantasy. A l’arrivée, c’est pourtant une adaptation ignoble. Mais bon, on parle pas de dragons ici, on parle de Fincher. Si l’on se penche sur sa filmographie, on constate que l’esthète a passé beaucoup plus de temps dans la veine de l’adaptation que dans celle de la création. Ainsi si on fait les comptes, ce n’est pas moins de 6 de ses films qui ont été adaptés. Une liste dans laquelle ne figure donc pas Alien 3, Seven, The Game et Panic Room. Le reste a déjà été couché sur papier. Mais n’y voyez pas là un constat d’échec ou une manière de se moquer. Juste la preuve irréfutable que le bougre est doué dès lors qu’il part d’un support préexistant. Et là encore, World War Z ne provient pas de l’imagination d’un scénariste (comme si des zombies c’était original franchement) mais bien d’un livre écrit par le romancier Max Brooks en 2006. Ironiquement, le premier film a été considéré par beaucoup comme une mauvaise adaptation. Donc imaginez, ne serait-ce qu’un instant si Fincher avait loisir de s’y coller à son tour pour tenter d’y donner sa version ? 

      Bref, voilà autant de raisons qui nous laissent à penser à la rédaction que le choix de David Fincher, aussi farfelu puisse il être sur le papier, est véritablement une bonne nouvelle. Et vous, qu’en pensez-vous ?

       

      Bande-annonce World War Z : 

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