Critiques de How to Have Sex, The Great Escaper et Maria

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How to Have Sex – « Les filles, votre mère serait fière »

Tara part en vacances avec ses deux amies où elle vivra sa première expérience sexuelle.

Tout ce que j’abhorre dans cette génération en perdition est rassemblée dans le métrage : culture du paraître plutôt que du savoir, incapacité à citer le premier ministre en fonction, le grégarisme, libations jusqu’à débagouler et angoisse de décéder avec son pucelage ; on ne sait jamais si c’est volontaire de montrer les travers de cette jeunesse décadente et si les héroïnes sont sciemment exaspérantes. En plus, il y a un prétendu suspense mis en avant par la bande-annonce qui est conclu aussi rapidement qu’il a été amené. Néanmoins, j’ai apprécié le traitement réservé au coït : sacralisé dans les paroles, il devient trivial et momentané lorsqu’on passe à l’acte dans ce film désenchanté.
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The Great Escaper – « Qui se couche à neuf heures ? À part les libidineux et les infirmes »

Bernie est un retraité qui veut assister au septantième anniversaire commémoratif du Débarquement.

Bien que j’aie davantage une prédilection pour Michael Caine que pour l’ami Pierce Brosnan, je lui ai préféré The Last Rifleman car l’accent était mis sur les abouchements édifiants du vieil homme, il y a pareillement dans les deux versions traitant du même fait divers une rencontre touchante avec des vétérans teutoniques, mais bien trop fugace dans cette mouture. De plus, les flashbacks sont superflus. Néanmoins, le couple d’acteurs est bouleversant dans ce qui est certainement leur dernier métrage, l’une étant décédée, l’autre ayant annoncé prendre sa retraite.
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Maria – « Habillée, j’intéresse personne »

Maria Schneider est engagée sur le tournage de Le dernier tango à Paris, elle se confrontera à la consécration, à la notoriété et à l’opprobre causé par une scène de viol.

Maria nous emmène dans une aventure humaine où la splendeur fraye avec la honte, où la concupiscence masculine honnit les corps féminins, où les proches demeurent inefficaces dans la lutte contre la suprématie de la drogue, où le salut passe par l’oaristys. Le métrage met en évidence les affres du septième art antérieurement à #Metoo. L’actrice représente une femme victime d’une autre époque, d’une culture du viol. Les dialogues sont souvent spirituels par exemple « dites du bien ; dites du mal, mais parlez de moi » ou « je veux faire des films, pas vendre mon cul ». Ils comprennent même une tirade foncièrement féministe qui débute ainsi « les films sont écrits par des hommes pour des hommes… ».