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      Critique « Veronica » de Paco Plaza : un plaisir glaçant

      Connu par le grand public en tant que réalisateur et scénariste de [REC], Paco Plaza est de retour après une absence de cinq ans avec sa maîtrise habituelle, pour un film d’horreur paranormal nommé Verónica qui sort ce mercredi 24 janvier. Belle petite surprise horrifique de ce début d’année 2018.

      Inspiré d’une histoire vraie

      Les premières minutes du film nous mettent directement dans l’ambiance. Nous sommes plongés la nuit dans un quartier de Madrid, mais cela pourrait être n’importe où, tant il fait sombre. La pluie bat son plein et on entend des sirènes de police. Un inspecteur se rend dans un appartement après avoir été alerté d’une intrusion et y découvre un lieu cauchemardesque. Puis le film nous renvoie quelques jours auparavant, où nous suivons Veronica, une adolescente qui, à la suite une séance de spiritisme, se retrouve assaillie par des créatures surnaturelles qui menacent sa famille. La plus grande force de Véronica est que dès le début du film nous apprenons que l’histoire est inspirée de faits réels et que cela reste le seul cas lié au paranormal connu par la police. Ainsi chaque minute de visionnage est un questionnement. Est-ce que tout ce que l’on voit s’est réellement produit ? Ici la peur ne disparaît pas après la fin du film, bien au contraire. Une petite séance de ouija ? Non merci !

      Un film sans répit

      Tout comme les protagonistes, le spectateur n’a pas un seul instant de tranquillité. En effet Paco Plaza s’amuse à reprendre un scénario de film d’épouvante ultra basique mais nous surprend par une réalisation incroyable. Le travail sur la décoration et la lumière sont remarquables et nous donne la sensation que la créature démoniaque peut apparaître n’importe où et n’importe quand. Tout a été mis en œuvre pour nous tenir en haleine et nous déstabiliser. La caméra semble être un spectateur à part entière. Elle se déplace et ne filme pas forcément la position exacte de la menace. Le plan séquence à la fin du film en est le meilleur exemple, où nous suivons pas à pas les déambulations de Veronica afin d’échapper au démon, ce qui rappelle fortement l’ambiance de la trilogie Rec.  Enfin le son et la musique, bruts et gothiques au possible, renforcent la malédiction qui plane sur Veronica et sa famille.

      Des défauts sauvés par un grand casting

      Bien qu’il y ait un véritable effort dans la réalisation, nous restons un peu sur notre faim. Durant la totalité du film, on se focalise uniquement sur une tension basée sur la peur des personnages. A aucun moment le côté psychologique n’est abordé, ce qui laisse une légère frustration, tant cela aurait apporté à la grandeur de l’histoire. Heureusement les jeunes acteurs du film, avec en point d’orgue Sandra Escacena qui joue Veronica, sont grandioses. Leurs réactions face à ce cauchemar sont tantôt réalistes, tantôt complètement décalées, ce qui a pour effet de perturber davantage le public. Malgré leur jeune âge, ils ne semblent jamais faibles mais plutôt soudés pour essayer de s’en sortir sans l’aide des adultes (petit clin d’œil à Stranger Things ?).

      En lisant le synopsis, on pourrait croire que Véronica est un énième film de ouija et de démon. Il n’en est rien. Efficace et tinté d’ingéniosité de bout en bout, c’est un petit bijou d’épouvante / horreur, dont les amateurs du genre auraient tort de se priver.

       

      Bande Annonce Veronica :

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